Autant vous prévenir de suite, je n’ai jamais fait un Yakuza. Il n’y aura donc aucune comparaison avec un ancien épisode ou spin-off. La grosse nouveauté de celui-ci étant l’incarnation de 4 personnages. Et pour vous mettre l’eau à la bouche, il y a du bon et du moins bon dans ce jeu. Oui mais quoiiiiiiiiiii ? Un reportage signé Charlotte Hedgehog et Tatami Nippon pour Kappa Game Productions.
Un Yakuza, mais pas que
Après une installation d’environ quinze bonnes minutes, vous voilà plongé dans l’univers des Yakuza. En fait pas plongé, mais carrément jeté, puisque l’on commence la partie sans aucune indication et sans savoir qui on est, seul un Street Punk après avoir regardé la cinématique et marché quelques pas vous appellera Akiyama, mais les informations arriveront plus tard et vous incarnez un « loan shark », quelqu’un qui prête de l’argent avec certains conditions et avec Akiyama, celles-ci sont spéciales. Ce gang sera votre première rencontre amicale et vous expliquera comment vous battre et vous servir d’objets alentour pour leur péter la goule. Pendant cette encartade vous avez engrangé des points d’expérience qui vous feront monter en niveau et à chaque niveau passé vous recevrez des « souls » qui vous permettront de débloquer et améliorer des coups et compétences.
Sachez qu’au final, quatres personnages seront jouables, Kiryu Kazuma héros de la série, Saejima le condamné à mort, Akiyama le préteur sur gage spécial et Tanimura un jeu ripou ambitieux, et que tout ce beau monde se jouera un à un mais qu’une cause les réunira.
J’espère donc que le beat’em all fait partie de vos intérêts car vous allez en manger façon RPG Japonais. A tout moment dans la rue vous pourrez tomber sur un combat, comme ça juste parce que vous croisez des street punks ou Yakuza. Et dans cette ville vous pourrez rentrer dans certains bar, allez dans des sous-sols craignos et même sur des toits. Vous le comprenez c’est une exploration à la GTA qui vous attends dans ce jeu, version du pauvre cependant, vous serez à pied ou en taxi, et encore il ne vous déposera pas là ou vous le voulez, dans un quartier assez restreint mais aux devantures nombreuses mais cependant inutiles car souvent inaccessibles. A cela vous ajouterez le manque de musique, aucune musique de fond en ville et finalement peu pendant tout le jeu. Le développeur/éditeur pourra toujours nous rétorquer que c’est pour l’ambiance urbaine, mais au final je me suis mis à combler le vide avec la B.O. de Mass Effect 2 que je coupais tout de même pour écouter les cinématiques. Sachez que celles-ci sont innombrables et souvent longues à en bouffer un saucisson devant la télé et même appeler tes potes car mêmes si le jeu d’acteur est très bon, que ce soit visuellement avec des visages assez expressifs et réels ou oralement grâce aux doubleurs, on se demande si l’on regarde un film ou l’on joue à un jeu. Pour exemple j’ai à un moment posé ma manette pratiquement 20 minutes, sans pouvoir passer quoi que ce soit (pour test), syndrome Heavy Rain.
Sans vouloir vous dévoiler l’histoire, sachez que celle-ci est complexe, riche, bien ficelée et vous happera certainement jusqu’au bout de votre longue aventure, une bonne vingtaine d’heures, avec tous ses personnages et missions. Malgré ces bons points le jeu est bien trop dirigiste et vous fait miroiter des loisirs que vous ne pourrez effectuer qu’avec un certain personnage ou bien même qu’une fois le jeu fini.
Here we go again ?
Ce Yakuza 4 est un bon film, sans aucun doute. Mais c’est un mauvais jeu. Le scénario est riche et bien développé et on se laisse aisément porté par les rebondissements et l’implication des personnages, mais malheureusement entre ça on s’emmerde affreusement à bastonner sans fin des keupons vraiment casses-couille dans des ruelles pleines mais en fait vide dans un quartier de Kamurocho trop petit pour s’y sentir libre. Le titre a le cul entre deux chaises, trop d’ambition cinématographique mais l’envie de faire un jeu a dû se volatiliser lors de la production. Quelques bonnes idées néanmoins comme les courses-poursuites à pied et les coups spéciaux « furyesques » des personnages. J’attends tout de même la suite en espérant un peu plus de profondeur dans le gameplay et un peu moins de cinématique.











Mais, tu ne parles pas des à côtés du jeu, les bars à gérer, le tournoi de baston, la drague des minettes, y a plein de trucs à faire partout !
Oui, c’est voulu et je n’en parle que rapidement. Pour moi c’est quelque chose de complètement futile et ils auraient mieux fait de se concentrer sur autre chose avant de pondre des à-côtés.