
“Mais pourquoi tu joues à ce truc ?!”
Telle est l’un des tweet reçu alors que je testais “Transformers : Fall of Cybertron”. Il faut dire que si la trilogie des films était techniquement impressionnante et rendait honneur à la série de notre enfance, elle a également fait beaucoup de mal et a relégué nos robots favoris dans le carton des nanards américains (à juste titre).
Transformers , la chute de Cyber-Etron ?
C’est dire si Dark Moon avait du boulot pour remettre l’univers des Transformers sur pieds… L’épisode précédent “La Guerre pour Cybertron” était un TPS sympathique, sorti dans l’anonymat le plus total. Sympathique, mais pas exempts de défauts. Pour ce second chapitre, Dark Moon a misé sur une ambiance apocalyptique et un sentiment d’urgence ininterrompu. Le premier niveau (disponible en tant que Démo en téléchargement) nous place dans les circuits de BumbleBee, personnage apprécié des fans, alors que l’Arche quitte la planète Cybertron, mourante, en direction d’un Vortex pour une destination inconnue, quand les Decepticons attaquent leur vaisseau. Le premier chapitre se termine par Megatron tirant à bout portant sur Bee, laissant celui-ci agonisant dans les bras d’Optimus… Le ton est posé : plus question de plaisanter, il y aura des morts cette fois.
Premier contact avec l’ambiance et le gameplay. Ça explose de partout, les tirs se croisent alors que le joueur est invité à repousser une vague d’ennemis. En bon TPS, les Transformers ont accès à deux armes simultanées (une légère et une lourde), et il est possible de changer de bras à tout moment, pour profiter des abris tout en continuant à tirer. Premier constat, qui va malheureusement se poursuivre tout au long du jeu : il n’y a aucun système de couverture. Si l’on peut voir alliés et ennemis se mettre à couvert un genou à terre, il est impossible d’en faire de même, le joueur pouvant au mieux se mettre derrière un obstacle pour éviter la plupart des projectiles. Heureusement, même si ils semblent bien lourds, les robots incarnés conservent une relative agilité. Ils peuvent dés lors courir, sauter, faire des roulades et bien entendu, se transformer en véhicule pour profiter de nouvelles compétences.
Cependant, force est de constater que ces transformations ne servent que peu souvent. Accessible à n’importe quel moment (ou presque), la transformation en véhicule sera princpalement utile pour franchir de grandes distances en forçant les lignes ennemies. L’armement étant également plus puissant, on changera de forme pour profiter de nouvelles munitions quand celles des robots viennent à manquer (ce qui arrive fréquemment), recharger le bouclier ou se débarrasser d’une grenade collante… Mais dans l’absolu, on ne s’en sert pas. A un moment, j’ai même tourné en rond plusieurs minutes, coincé sur une plate-forme avant de me souvenir que je pouvais changer de forme et m’envoler. La maniabilité des vaisseaux est d’ailleurs un peu contraignante, le joystic droit servant à se diriger, alors qu’on utilise instinctivement le gauche, comme pour la forme Robot.
Le joueur suit donc le scénario en incarnant tout d’abord une partie de Autobots, qui tentent désespérément de protéger l’Arche des assaults ennemis, puis les Decepticons, bien décidés à clouer leurs rivaux au sol. Le premier chapitre est en fait une partie du dernier, toute l’histoire se présentant comme un énorme flashback, avec en toile de fond une mystérieuse technologie ancienne, et la disparition du leader des Dinobots, Grimlock (qu’on aura le plaisir d’incarner dans la dernière partie du titre le temps d’un chapitre jubilatoire et brutal).
Le scénario multiplie les moments de bravoure, permettant à Optimus d’utiliser une force de frappe satellite pour détruire des zones complètes, l’apparition du robot géant Metrolex, la formation de Bruticus, les dissensions au sein des Decepticons, des combats d’arènes et bien entendu, la rage destructrice de Grimlock. Sur ce point ,Dark Moon a réussi à maintenir une tension permanente tout au long du jeu, si bien qu’il est difficile de ne pas enchaîner les chapitres.
Menés tambour battant, les 13 chapitres sont par contre d’une qualité et d’une longueur inégale. Certains étant plus rapides et plus intenses que d’autres, démesurément longs. Néanmoins, le gameplay se renouvelle souvent, chaque robot ayant une capacité unique, comme un grappin, un camouflage optique ou une attaque destructrice spécifique. Certains chapitres ne sont que des zones de guerre intenses, des arènes de survie ou encore des passages d’infiltration, voire du Shoot pur et simple. On s’ennuie donc rarement, jusqu’au dénouement final, une bataille stellaire où l’on alterne Autobots et Decepticons dans un combat ultime sans merci.
Le multijoueur permet des batailles rangées, en créant son propre robot et en débloquant des pièces d’armures au fur et à mesure. Le plus intéressant se situe au niveau du mode Escalade, où une équipe de joueurs doit survivre à des vagues d’ennemis. Graphiquement, enfin, le soft est de qualité. Pas de quoi exploser la rétine, mais les environnements sont nombreux et variés, même si j’en doutais de prime abord. Les musiques sont graves et parfaitement adaptées aux différentes situations, tandis que les doublages (en anglais sur ma version) sont de très bonnes factures.
Au final, que penser de “La Chute de Cybertron” ?
Comme son aîné, il reste un TPS sympathique, mais un peu simpliste dans son gameplay. On regrette que les transformations soient si souvent anecdotiques, et l’absence d’un système de couverture, indispensable dans les productions actuelles, surtout quand les ennemis visent bien et sont en nombre. Par contre, Dark Moon livre une histoire certes un peu simple, mais diablement menée, enchaînant les coups de théâtres et les révélations dans une ambiance apocalyptique. Assurément pas un incontournable, mais pas à ranger dans la catégorie “jeu pauvre à licence”. High Moon impose son univers, sa vision des Transformers de belle façon, même si le troisième volet devra faire preuve d’un peu plus de travail pour convaincre la majorité des joueurs.
- L’ambiance visuelle et sonore
- L’action non-stop
- L’histoire sans temps mort
- Grimlock
- Le mode en ligne
- Un gameplay simpliste
- Des niveaux inégaux, en longueur et en qualité
- Les transformations anecdotiques
- Une fin abrupte









