
La série Test Drive se lance dans un spin-off dédié à la célèbre marque italienne et sous-titré Ferrari Racing Legends. Un jeu qui risque de plaire aux férus de Ferrari, par contre pour les autres, rien n’est moins sûr…
Test Drive : Ferrari Racing Legends propose de vivre, via son conséquent mode Campagne, l’épopée de Ferrari à travers les âges par le biais de trois époques marquantes fin des années 1940 jusqu’à nos jours. Chaque période offrant la possibilité de conduire les voitures au cheval cabré les plus emblématiques de l’ère jouée. Une belle rétrospective donc de la 125 S en forme de supo’ à la Dino 246 GTS, en passant par diverses déclinaisons F1. Un garage impressionnant et varié qu’il faudra apprendre à maîtriser vu que ces bolides ont des comportements assez différents une fois sur le bitume. Les circuits arpentés varient eux aussi au fil des âges, et peuvent parfois être totalement différents, comme c’est le cas du circuit d’Hockenheim.
Malheureusement, ce mode Campagne sombre vite dans la monotonie. Le faible nombre de circuits donne l’impression de tourner en rond et de répéter inlassablement les mêmes boucles. Il faut savoir que ce jeu ne propose que 15 circuits, certes déclinés en plusieurs variantes mais qui n’arrivent néanmoins pas à faire oublier ce sentiment persistant de répétitivité. Faites vous même le calcul, il y a un total de 216 épreuves pour seulement 15 circuits… D’autant plus que, jeu de course oblige, les objectifs ne sont pas très variés, il faudra toujours battre un chrono, finir sur le podium ou mettre une distance à un adversaire quelconque. Et ce n’est pas l’histoire somme toute banale qui arrivera à tenir le joueur en haleine. Autre regret, pour un jeu qui veut faire l’apologie de l’histoire de Ferrari, il n’y a aucune image d’archive ni aucun procédé narratif qui permettrait d’offrir un semblant de continuité dans l’enchaînement des épreuves.
Des chevaux cabrés ardus à dompter
Pour ce qui est de la prise en main, Ferrari Racing Legends flirte plus avec la simulation qu’avec l’arcade. Ici, il ne faudra pas rester constamment pied au plancher pour espérer remporter la victoire. Savoir jauger ses accélérations, assimiler correctement la conduite de la cinquantaine de bolides ou connaître les points de freinage de chaque tracé sont quelques uns des prérequis nécessaire pour savourer les sensations de conduite plutôt bien retranscrites par le titre. Bref, il ne faut pas se le cacher, le gameplay est très exigeant, et le moindre pet de travers peut bouleverser irrémédiablement le cours de la course en vous reléguant bon dernier. Heureusement, les débutants ne seront pas trop rebutés, vu que plusieurs niveaux d’aide à la conduite sont disponibles variant du « je te montre tout ce que tu dois faire au millimètre près » au « débrouille toi comme un grand ».
L’intelligence artificielle n’est pas non plus étrangère à la difficulté parfois surnaturelle de certaines épreuves. Les concurrents agissent de manière plutôt stupide et prennent, notamment, un malin plaisir à couper vos trajectoires comme des barbares, ce qui provoque souvent des carambolages monstrueux. Carambolages qui sont, au passage, vraiment très loufoques, la faute à une gestion des collisions approximative. Au moindre contact entre deux véhicules, il n’est pas rare que votre tuture s’envole et effectue une petite dizaine de tonneaux avant de retomber sur ses pattes. Heureusement, vos belles carrosseries résistent bien aux chocs et s’en sortent avec seulement quelques griffes sur la portière… à moins que ça ne soit la gestion des dégâts qui soit un peu moisie, parce que pour abîmer votre caisse, il faudra le vouloir !
Un beau dada dans une prairie moche
Le modèle 3D des différents véhicules fait honneur au constructeur italien, malheureusement les circuits n’ont pas bénéficié des mêmes soins. Le rendu de ceux-ci est plutôt moyen, avec des textures d’une autre époque, un manque de vie flagrant aux abords des circuits, des arrières plans peu folichons et saupoudrés de pas mal d’aliasing et de clipping. Oui, il n’est pas rare que les arbres au loin apparaissent ou disparaissent soudainement dans votre rétroviseur, et il faut l’avouer, de nos jours, ça fait mauvais genre ! Les bruits des moteurs sont par contre vachement bien fichus et retranscrivent à merveille la puissance des chevaux sous le capot.
Hormis le mode Campagne, Test Drive : Ferrari Racing Legends n’offre que le minimum avec un mode contre la montre et un mode course libre. A cela vient se greffer du multijoueur en ligne qui est, à l’heure où j’écris ses lignes, terriblement désert, et donc terriblement inutile. Et il n’est même pas possible de se tirer la bourre en écran scindé avec un ami pour être certain de pouvoir se frotter à un adversaire humain vu qu’il n’y a tout simplement pas de multi en local.
Conclusion
Une fois derrière la manette, le plaisir est là grâce au réalisme du comportement des nombreux véhicules servi par une prise en main relativement aisée, mais qui offre cependant une belle marge de progression possible. Malheureusement, le mode Campagne trop redondant a vite fait d’user les nerfs tout comme la difficulté parfois trop corsée et les graphismes fades du titre. A défaut d’être un excellent jeu, Test Drive : Ferrari Racing Legends reste malgré tout un bel hommage au constructeur italien, et parlera donc à coup sûr aux aficionados du cheval cabré et aux amateurs de simulation automobile en manque de titres de ce genre. Par contre, les autres n’y trouveront certainement pas leur compte.
[checklist]- Gameplay exigeant mais accessible
- Belle collection de voitures prestigieuses
- Du multi online
- Bruitage de la motorisation
- Ralenti d’après course
- Difficulté mal dosée
- Peu de circuits
- Gestion des collisions
- L’IA
- Répétitivité des épreuves
- Graphisme très moyens













Aaaah, que lis-je ? Une Ferrari en forme de supo’ ? Hérétique !!! C’est toi le supo’… de Satan :).