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Test | Star Wars : The Old Republic sur PC

Logo du jeu Star Wars : The Old Republic sur PC

Souvenez vous, c’était en octobre 2008. Lucasarts et Bioware annonçaient la création d’un MMORPG qui se déroulerait dans l’univers d’une saga connue aux quatre coins de l’univers : Star Wars. Ce projet, que l’on nommait encore le MMO Kotor, nous aura fait baver pendant plus de trois années à coup des teasers alléchants, tout en nous promettant de mettre l’accent sur l’implémentation d’une histoire prenante. Mais finalement, l’attente en valait-elle le coup ?

Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine…

Tout commence sur un vaisseau spatial. Celui-ci est la proie d’une attaque, une sorte de spaceship-jacking galactique. Les coups de feu résonnent, les sabres lasers sont dégainés, puis entrechoqués violemment. Les combats font aussi rage à l’extérieur du vaisseau, ça canarde dans tous les sens et ça vole en zigzag frénétiquement. Pas de doute possible : l’introduction du jeu nous plonge directement dans cette fameuse galaxie lointaine. Après avoir rempli son quota de fan service en nous en mettant plein les mirettes, l’aventure débute réellement pour le joueur. Première étape, il faut choisir le type de serveur sur lequel on souhaite jouer. Pas de réelle surprise à ce niveau. Le choix du serveur sera dicté par la manière dont on appréhende un jeu massivement multijoueur. Au menu : des serveurs JDR, dédiés aux fans de roleplay, des serveurs JCJ faisant la part belle aux combats contre les autres joueurs, et enfin des serveurs JCE, pour les gamers friands de rixes contre les personnages non joueurs.

Capture du jeu Star Wars : The Old Republic sur PC

République ou Empire ?

Nouveau dilemme crucial et déterminant pour la suite : il faut choisir son camp entre l’Empire et la République. Après cette sélection manichéenne, autre question existentielle : quelle classe choisir ? Vous disposerez alors du choix entre huit classes, chacune ayant son équivalent dans la faction opposée. Les alternatives sont plutôt classiques : tanks, healers, combattants au corps à corps ou à distance, etc. Bien que plutôt orthodoxes, les différentes classes sont variées, et ont toutes leur utilité sur un champ de bataille. Là où ça devient un tantinet plus compliqué, c’est lorsqu’on apprend que chaque classe a trois arbres de talent différents, pour pouvoir affiner encore plus le rôle de son personnage. Ces arbres de talents sont assez nébuleux et fouillis, heureusement des guides commencent à fleurir un peu partout sur le net, histoire de réussir au mieux son build.

T’as presque le look coco

Dernière étape avant d’enfin entamer le jeu, la création de son avatar. Une palette de races est disponible pour chaque faction. Le panel est plutôt bien fourni avec des Humains, des Zabraks, ou même des Twi’leks. Désolé pour les aficionados de Chewbacca, mais il n’est pas possible d’incarner un Wookie. Pareil pour les Rodiens. C’est dommage surtout que ces deux races sont présentes dans le jeu en tant que PNJ. Il faudra certainement prendre son mal en patience jusqu’à une future extension permettant de les personnifier. Ensuite, direction la confection de son héro. Semi déception de ce côté là. Il est possible de choisir, entre autre, la corpulence, le type de visage, la couleur de cheveux, ou les cicatrices qu’arborera notre personnage, mais les choix s’avèrent, au final, plutôt maigres. En chipotant un peu, il y a moyen de faire quelque chose de sympa, mais on est bien loin de ce qu’offre Aion, par exemple. Autre reproche, l’aspect plastique des cheveux, des barbes et du visage en général. Mais bon, là, on chipote.

Capture du jeu Star Wars : The Old Republic sur PC

Petit apperçu de l’outil de création de personnage

On quête ?

Maintenant qu’on peut enfin commencer à jouer, qu’en est-il de ce titre ? Star Wars : The Old Republic réemploi des mécaniques vues et revues moult fois dans ce type de jeu. Au programme, des monstres divers et variés à tuer, des combats entre joueurs, de l’apprentissage de compétences, des quêtes, des instances à 4, 8, 12 ou 16, ou encore de la gestion d’inventaire. En résumé, ce SWTOR, de son petit nom, fait plutôt bien son job de MMO, et amène au passage un nombre conséquent de bonnes idées qui permettent de rafraîchir le genre.

Capture du jeu Star Wars : The Old Republic sur PC

Même les temps de chargement sont scénarisés

Commençons tout de suite l’énumération de ces bonnes idées par le plus gros morceau du jeu : le scénario. On nous a vendu le produit en nous vantant une immersion scénaristique jamais vue auparavant dans un jeu massivement multijoueur, et bien sachez que ce n’est pas de la publicité mensongère ! Chacune des huit classes à son propre scénario qui vous guidera du niveau 1 au niveau 50 avec une quête principale réellement prenante. Jamais de mon existence de joueur de MMORPG, je n’ai été autant happé par l’aspect narratif de la chose. Sans vous spoiler, mon petit sith a vécu bons nombres de moments épiques. Il a parcouru un temple maudit infesté de zombies jedis au cœur d’une jungle interdite, il a crée sa propre secte sur une planète ultramoderne, ou a encore aidé une famille à prendre le contrôle d’un monde tout entier, oui rien que ça ma bonne dame. Ce jeu vous donnera réellement l’impression d’être tout puissant, d’accomplir quelque chose de grandiose, et d’avoir une réelle influence sur l’univers dans lequel vous évoluez. Trouvaille renforçant encore plus l’immersion : les e mails. Après avoir rendu service à une personne, dans l’immense majorité des cas, celle-ci vous enverra un petit courriel vous tenant au courant de l’évolution de sa situation. Un petit extra au jeu très plaisant.

Bioware a vu grand pour mettre en place sa trame scénaristique. Tous les dialogues du jeu sont entièrement doublés, et en français s’il vous plait. Soulignons la grande qualité des doublages, on reconnaît des voix connues comme celles de Patrick Borg, ou de Michel Le Royer, bref un vrai régal auditif. Confessons tout de même qu’il arrive fréquemment que deux PNJ aient la même voix, mais vu la tonne de dialogues doublés, c’est une lacune qu’on excuse facilement.

Capture du jeu Star Wars : The Old Republic sur PC

Vous aurez très souvent le choix pour vos réponses

Non seulement, ça blablate, mais on ne reste pas bêtement là passif à écouter. En effet, le jeu nous offre des choix de réponse réellement variés pendant les dialogues. Vous pourrez choisir, la plus part du temps, des répliques lorgnant du côté lumineux ou du côté obscur de la Force. Et ces choix ont une influence sur la suite des événements, mais aussi sur votre alignement. Plus vous serez un bad guy et plus votre côté obscur prendra du level, vous permettant de vous équiper d’objets spécifiques à ce côté de la Force. Idem si vous choisissez la voie lumineuse. Seul reproche, si vous souhaitez rester neutre, ça ne vous apportera strictement rien, et un paquet d’équipement ne pourra pas être revêtu. Heureusement, Bioware est sur le coup, et planche sur une solution pour les joueurs souhaitant se la jouer entre les deux opposés. Autre aspect plutôt plaisant : à force de monter le niveau de son côté obscur, votre personnage verra son aspect physique évolué. Veines, cernes, yeux rougis, feront leur apparition, ce qui atténue le côté plastoc des visages. N’ayant pas assez xp mon perso lumineux, je ne sais pas vous dire s’il y a ou non un changement visuel de ce côté de la Force. Enfin, sachez qu’avoir choisi la République ou l’Empire ne vous prédestine pas à jouer obligatoirement le gentil ou le méchant selon le camp. Rien ne vous empêchera de faire un jedi obscur ou un sith lumineux, tous les excès sont permis, vous êtes maîtres de votre destin.

A deux, c’est mieux

Autre ajout novateur : nos esclaves-couteaux suisses, aussi connus sous le nom moins péjoratif de compagnons. Très tôt dans votre progression, l’histoire vous collera un partenaire. Celui-ci s’avérera très vite indispensable. Tout d’abord, il sera une aide précieuse lors des bastons. Votre acolyte est doté d’une IA plutôt bien fichue, et vous sauvera la mise plus d’une fois. Devoir gérer son propre personnage, et son partenaire apporte un peu de piment dans les combats et évite de sombrer dans la lassitude. Avec un peu d’entraînement, il est même possible des soloter des boss qui doivent normalement être tués par un groupe de joueurs.

Capture du jeu Star Wars : The Old Republic sur PC

C’est pas une belle équipe ça ?

Ensuite, sachez que votre compagnon est aussi la personne qui vous assistera dans l’artisanat. Histoire que vos compères que vous abandonnez sur votre vaisseau ne passent leur journée à se la couler douce, vous pouvez leur assigner des tâches comme aller récupérer des matières premières, ou construire tel ou tel type d’équipement. Ces opérations prennent par contre pas mal de temps, mais heureusement, vos esclaves continuent à travailler même quand vous êtes offline ! Enfin, ils servent aussi à remplir les trous lorsque l’on monte un groupe pour une instance. S’il vous faut quatre joueurs, mais que vous n’en trouvez que trois, pas de panique, votre compagnon fera l’affaire en jouant le rôle du quatrième comparse. Vous voyez, ils servent vraiment à tout ces lascars là !

Il faudra quand même faire attention à ne pas trop froisser leurs ego. Les développeurs ont eu l’excellente idée d’intégrer un système d’amitié, voir d’amour, entre votre avatar et ses divers copains d’aventure. Selon certaines de vos réponses lors des dialogues, vos camarades verront leur capital sympathie augmenter ou diminuer vis-à-vis de votre personne. N’ayez crainte, même en faisant enrager vos compagnons, ils ne partiront pas de votre équipe, impossible de réellement les pousser à bout, pourtant j’ai essayé. Le pire qu’il puisse arriver, c’est que quand vous les enverrez récolter des matériaux, ils mettront une plombe à revenir, histoire de vous montrer à quel point ils ont la haine.

Hyperdrive enclenché

Capture du jeu Star Wars : The Old Republic sur PC

Pew pew !

Star wars, c’est aussi des combats dans l’espace, Bioware le sait, et nous l’a intégré dans le jeu. Aux alentours du niveau 16, vous recevrez un joli vaisseau spatial flambant neuf. Les plus tatillons râleront de ne pas pouvoir choisir le modèle, mais il sera cependant possible de pimper son paquebot interstellaire avec de nouveaux boucliers, de nouvelles armes ou de nouveaux moteurs. Comme vous avez un joli moyen de locomotion qui crache des lasers, vous serez sollicité aux quatre coins de la galaxie pour effectuer diverses missions. L’idée est plutôt sympa sur le papier, mais dans les faits, c’est un peu moins folichon. Une fois la mission enclenchée, vous vous retrouvez sur des rails ; votre vaisseau navigue tout seul. Vous pouvez seulement le déplacer, latéralement ou de bas en haut, viser et tirer, pas plus. Bref du c’est du rail-shooter. Il n’est nullement intéressant de faire ces missions pour leurs butins, car l’investissement pour mener à bien la mission est malheureusement souvent trop élevé en comparaison de la récompense. Finalement, il vaut mieux prendre ces missions spatiales comme un mini-jeu qui a au moins le mérite de nous changer les idées quelques minutes.

Tu me cherches ?

Les joueurs les plus belliqueux, souhaitant se détendre entre deux sessions de quêtes intensives, pourront opter pour du JCJ mis en musique de manière, encore une fois, plutôt originale. Il sera possible de rencontrer à plusieurs reprises des joueurs de la faction adverses sur les planètes que vous parcourez. Par contre, il faudra attendre les niveaux 20-25 pour aller traîner sur des astres où les deux camps cohabitent. Et encore, personnellement du niveau 20 au niveau 30, j’ai dû croiser trois joueurs adverses en comptant large. Bioware a donc décidé de faciliter la vie des gamers qui souhaitent un petit combat rapidos contre un joueur humain. Pour cela, rien de plus simple, un unique clique sur une icône de l’interface vous met automatiquement dans une file d’attente vers une instance spéciale castagne. Une fois le nombre de participants requis atteint, vous voilà téléporté aléatoirement sur une des cartes spécialement conçues pour le joueur contre joueur. Trois maps sont disponibles : une d’assaut / défense, une seconde où vous pourrez capturer des canons et devrez les protéger, et enfin le Huttball, qui n’est rien d’autre qu’un mode de capture de drapeau plutôt bien fichu mélangé avec du football américain ultra violent.

Capture du jeu Star Wars : The Old Republic sur PC

Le Huttball, le sport le plus en vogue de la galaxie

Particularité très bizarre : vous pourrez participer à ces combats à n’importe quel niveau ! Ici, un niveau 11 peut se battre contre un niveau 50 à arme égal. Pour que tout le monde soit sur un même pied d’égalité, les statistiques de chacun sont nivelées. C’est plutôt déroutant, car on a l’impression que son équipement durement acquis ne sert finalement à rien dans ces joutes, vu que tout le monde est égal… Il aurait aussi été plus judicieux de dissocier le Huttball des deux autres modes de jeu. Celui-ci étant très différents, on a pas forcément toujours envie de tomber sur ce sport violent quand on cherche du JCJ. Ces modes sont malgré tout délassants, mais n’égalent pas selon moi le plaisir du JCJ sauvage que l’on rencontre sur les planètes pour les joueurs hauts niveaux.

Une galaxie un peu trop vide et trop grande

SWTOR compte pour le moment 14 planètes à visiter, dont Korriban, Taris, Aldérande, ou Tatooine. Il faut reconnaître que celles-ci ont toutes un cachet qui leur est propre, et une ambiance unique. Graphiquement, bien que ça ne soit pas bouleversant, c’est agréable à regarder et vraiment dépaysant. Mais bon sang, qu’est-ce que ça manque de vie. Bien sur, les villes grouillent de PNJ, et les monstres squattent les zones non habitables, mais il y a un je ne sais quoi qui brille par son absence. Du brouhaha ou des gens qui vaquent à leurs occupations par exemple, auraient été les bienvenus.

Capture du jeu Star Wars : The Old Republic sur PC

Et là, croyez-moi, vous êtes heureux d’avoir un véhicule pour traverser ce désert

Autre défaut qui n’apparaît lui que seulement après le niveau 25 : les déplacements sur une planète ! Aller d’un point A à un point B pour réaliser une quête peut paraître vraiment pénible. Alors oui, on a des montures et des transports rapides, mais parfois on a l’impression de marcher une plombe dans des environnements dépeuplés. Quelques personnes y trouveront là un certain charme, c’est vrai qu’on a l’impression d’être un explorateur et que l’on prend du plaisir à fouler ces planètes, mais parfois, ça en devient une véritable torture. Petit exemple extrême, mais non exagéré : il vous sera demandé d’aller chercher un artefact sur la planète X et de le ramener sur la planète Y. Il faudra donc se diriger vers le spatioport, entrer dans son hangar où l’on remise son vaisseau, grimper dans celui-ci, et là vous aurez droit à un temps de chargement plus ou moins long. Une fois dans le vaisseau, direction les commandes, on choisi sa destination, on y arrive et on sort à nouveau du vaisseau. Rebelote, on subit un chargement plus ou moins long. On sort de son hangar, on arrive au spatioport, et comme on n’a pas de bol, celui-ci se situe en orbite de la planète Y. On doit donc aller prendre une navette qui nous amène au sol. Une fois au sol, on part récupérer l’artefact, en chemin on croise une tonne de monstre bas niveau qui nous retarde, et ne rapporte pas un pet d’expérience. Une fois l’artefact en main, on doit retourner sur notre planète de départ… Direction le spatioport, la navette, le hangar, ect… Heureusement, il est possible d’utiliser une compétence toutes les 30 minutes qui nous permet de voyager instantanément n’importe où sur la planète où l’on se trouve. Ca tempère pas mal la pénibilité de certains trajets qui donnent l’impression de n’être là que pour rallonger l’histoire principale…

Point ultra positif à souligner pour terminer : le jeu est presque exempt de bug. Vu la tonne de quêtes, de dialogues, ou de combats, on peut saluer bien bas le travail des équipes de Bioware. Lors de mon test, je n’ai croisé que très peu de bugs. Parfois, l’interface permettant de faire apparaître son compagnon disparaissait sans aucune raison, ou encore une quête était indiquée sur la carte à l’opposé de l’endroit réel où elle était, hormis ça, tout fonctionnait nickel. Le soft est vraiment bien fignolé à ce niveau.

Conclusion

Star Wars : The Old Republic n’est qu’une demi révolution dans le monde du MMORPG, mais c’est en soi déjà un exploit. Le scénario est réellement LA nouveauté qui rend le jeu génialissime. A plusieurs reprises, le joueur aura l’impression d’être devant un très bon RPG offline, tant la narration est prenante, et sort des sentiers battus. Le reste du jeu, quant à lui, se montre plus classique, mais reste diablement efficace et addictif, tout en regorgeant de bonnes idées pour varier le gameplay

Pxl Score : 88%

 

[checklist]

  • Le scénar’
  • L’univers de Star Wars
  • Les dialogues et les doublages entièrement en français
  • Une progression agréable
  • De petits accotés distrayants
  • Les musiques

[/checklist]

[badlist]

  • Des déplacements parfois vraiment pénibles
  • Graphiquement pas toujours au top
  • Création de son avatar assez limitée

[/badlist]

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