Un jour, j’ai vu une vidéo de Sideway New York. Je me suis dit : « Ouaaaa ça à l’air trop bien ! », puis plus de nouvelles. Un autre jour, plus tard, j’ai vu Sideway New york sur Steam, sorti de nulle part sans aucune promotion, je n’ai pas hésité.
Gameway
Pour tout vous dire, je pense que Sideway est un de ces jeux que personne n’attend parce que personne n’a jamais rien vu ou entendu de ce jeu avant sa sortie (et même après). Bref, une promotion douteuse. Pourtant, il ne m’a fallu qu’une seule vidéo pour me conquérir. Déjà Sideway est un jeu de plateforme, ce qui n’est pas pour me déplaire. Mieux que ça : Sideway est un jeu de plateforme 2D dans un environnement en 3D.
Dit comme ça, ça a pas l’air terrible, mais en fait c’est super malin. Vous dirigez un personnage qui s’est retrouvé sous la forme d’un graffiti par je ne sais quel miracle. Il est donc littéralement collé à la paroi. Votre aire de jeu se retrouve ainsi limitée aux murs, toits et sols de la ville de Sideway. Tous les personnages sont incrustés dans la pierre et se présentent sous forme de graff en 2D alors que tout l’environnement est en 3D. Ça conduit à une gestion pour le moins bizarre mais parfaitement logique de la gravité lorsqu’on se retrouve sur un sol ou un toit. En fait, la gravité dans Sideway est toujours fonction de la caméra. Donc sur un même toit selon la position de la caméra, on peut avoir des plateformes différentes si on prend la face nord, sud, est ou ouest. Cela nous amène à des situations de level design pour le moins innovantes où il faudra parfois revenir en arrière pour forcer la caméra à se tourner dans le bon sens et avoir accès à de nouvelles plateformes nous permettant de continuer. Sur la dizaine de niveaux proposés (hors boss), les situations sont toujours différentes les unes des autres et le challenge ne fait qu’augmenter. Surtout que la palette de mouvements du personnage est extrêmement complète (voire un peu trop). On peut faire beaucoup de choses avec Nox (le héros), entre un saut à la Megaman, puis un double-saut, un jetpack qui ralentit notre chute, une glissade à la Megaman, un coup de pied sauté, un coup de poing sauté, grappin, charge, bouclier, boule de peinture, etc. Tous les mouvements sont utiles et renouvellent sans cesse le jeu, ce qui permet de ne jamais tomber sur deux situations semblables.
Mais il n’y a pas que de la plateforme pure dans Sideway. Il y a aussi des monstres à combattre, qui justifient le nombre de mouvements auquel Nox a accès. Car pour chaque monstre, il faut adopter une stratégie particulière. Que ce soit une glissade pour les assommer ou un coup de pied sauté pour les tuer, les situations ne manquent pas. Il faut savoir rester vigilant et concentré pour ne pas se tromper dans les commandes et éviter de faire n’importe quoi lorsqu’il y a beaucoup d’ennemis à l’écran. Surtout que certains monstres en font apparaitre d’autres, donc si on n’a pas la technique pour les tuer rapidement, on se retrouve vite submergé.
Artistic way?
Enfin, niveau direction artistique, Sideway me rappelle un peu Jet Set Radio. On est dans un univers entièrement dédié au street art. Que ce soit les personnages, les effets, ou même la musique hip-hop qui s’accorde parfaitement avec l’univers même si on aurait aimé un peu d’interactivité de sa part. Par contre, les cinématiques sont un peu ratées. Il faut dire qu’elles sont censées nous narrer les évènements. Sauf que l’histoire est sans intérêt : aller chercher sa copine, déjouer les plans du méchant Spray. Dans la rubrique de l’inutile, je noterai aussi le mode coop, qui rend le jeu d’une facilité déconcertante vu qu’on refait les mêmes niveaux du solo et que le level design n’est pas pensé pour de la coop.
Conclusion
Sideway n’est pas un jeu parfait : histoire bateau, coop naze, boss parfois relou, trop court (à peine 6 heures). Mais il apporte un petit vent de fraîcheur dans le jeu de plateforme avec son gameplay regorgeant de possibilités, son level design astucieux qui nous offrira sans aucun doute de nouvelles perspectives et une DA bien trouvée. Si je devais résumer, Sideway est un jeu utilisant des mécaniques de gameplay anciennes et éprouvées, mais tellement nombreuses et bien utilisées par le level design qu’on ne s’embête pas une seconde. Et c’est ça le principal !
Pxl Score : 80 %
- Direction artistique
- Level design bien pensé
- Beaucoup de possibilités dans le gameplay
- Histoire nase
- Trop court
- Coop sans intérêt









Dans la démo, j’ai aussi trouvé le concept vraiment super mais le gameplay ne m’a pas paru tip top, notamment lors des phases de plate-forme plus avancées ou impliquant des ennemis sur différents niveaux. Par contre déçu visuellement ; ce concept avec un visuel et une finesse technique comme dans Shank aurait été splendide.
En fait il faut souvent switcher entre les différentes techniques à notre disposition, en fait ça demande surtout de l’habilité à la manette, si on veut enchainer les choses correctement (surtout dans les derniers niveaux où le timing rentre en compte). Graphiquement c’est très funky et il faut aimer, rien à voir avec le côté comics et sérieux de Shank. Mais je trouve l’ensemble plutôt bien accordé.