Test | Shift 2 Unleashed

Xavier 11 avril 2011 0

Test réalisé sur PC, avec le pad Xbox et un Vaio AW31M sous Win 7

 

Dans la mouise. Je suis dans la mélasse. Mais il faut bien que je me lance, que je partage mes impressions sur le nouveau jeu de Slightly Mad Studio et EA. Comment m’y prendre ? Car oui, ce nouveau Shift me donne du fil à retordre. Un taureau dont on ne sait pas comment saisir les cornes. Je pense pouvoir affirmer que ça va être mon test le plus difficile depuis que je suis dans cette rédaction, voire eveur, tant ce jeu a une liste impressionnante de tares et d’idées génialissimes. D’ailleurs, point de pros et cons pour résumer l’article, ce serait totalement absurde. En effet, impossible d’être catégorique sur un aspect en particulier, comme dire que le gameplay est mauvais et la réalisation bonne, puisque chacun de ces points a d’excellents côtés et d’autres plus obscurs. Pour garder un peu de rigueur (et tenter d’être à la fois complet et nuancé), on va se la jouer test auto, point par point. Prêt à vous unleasher corps et âmes dans cet article ?

 

Esthétique

Si certains ont déjà lu notre preview, ils savent que nous avons été plutôt enchantés par la réalisation de Shift 2. L’heure que nous avions passée manette en main nous avait scotchés. Excès d’enthousiasme dû à l’effet de surprise ? Oui et non.

Oui, nous avons un peu péché car la réalisation n’est pas sans failles mais ce n’est pas non plus du poisson pas frais. Au rayon des mauvaises nouvelles, il y a surtout la modélisation des voitures. Alors je rassure tout de suite, c’est plus que potable. Cependant, c’est en dessous de la concurrence récente, Forza Motorsport 3 et surtout un certain Gran Turismo 5. On est assez loin de la finesse et du rendu visuel du dernier bébé de Polyphony Digital, que ce soit l’extérieur ou l’intérieur des voitures. Manque de détails, un peu de flou, du crénelage potable mais visible, bref c’est moins bon. Encore que, au niveau des détails, on n’appréciera tout particulièrement certains éléments comme les comptes tours, ce genre de « conneries » fidèlement reproduites dans le HUD en vue extérieure, ou encore les vapeurs de gaz d’échappement et la gestion des effets de chaleur, notamment au départ. On sent déjà que SMS a un parti pris : immersion avant esthétique pure.

Cette impression vient réellement se confirmer avec la modélisation des circuits qui, elle, est… EXEMPLAIRE ! Et enterre Forza Motorsport 3 et surtout… GT 5. Total revirement de situation. Quand je vous dis que ce jeu n’est vraiment pas simple et ne pourra pas se résumer de manière binaire. Et pour ajouter de nouvelles références, Shift 2 est également devant GTR. Ben oui, rien que ça. La modélisation des tracés m’a clairement laissée sur le cul, que ce soit l’ambiance, les effets de lumière, les décors, la piste, les dénivelés (exceptionnellement retranscrits), les zones sales pleines de gommes et celles propres, tout archi tout y est. Un travail d’orfèvre.

Un regret quand même : un framerate toussotant lors des courses nocturnes avec de gros bolides et beaucoup de choses à afficher (le jeu autorisant jusqu’à 16 concurrents en local et 12 en online). Et pas de courses sous la pluie.

Déjà là, on est mal. Bon alors il est moche ou magnifique ce jeu ? Mochifique peut-être ?

Une chose qu’on peut déjà dire, et qui va se retrouver plusieurs fois au fil de cet article : à l’inverse des froids et chirurgicaux FM 3, GT 5 ou GTR, Shift 2 est très chaleureux. Ca a déjà un impact sur le visuel, avec du bon et du moins bon, mais ça influence également le moteur du jeu…

 

Motorisation & tenue de route

Le moteur de Shift 2, sa physique, tout un poème… Peut-être ce qui divise le plus. Déjà celui du premier avait divisé, mais le schisme était vraiment plus clair et net. Honnêtement ? C’était naze. Et pour le 2 ? Ben c’est… géniaze ?

Encore une fois dans la merdasse. Bon commençons par le plus évident : la conduite et la physique de Shift 2 est bien meilleure que celle du premier. Plutôt une bonne nouvelle, non ? Fini les crissements intempestifs des pneus dans chaque virage, seul GT 5 continuera à vous distiller cet agréable son à vos oreilles.

Mais après ? Après… oui après… ben c’est géniaze, je vous l’ai déjà dit (mais comment je vais leur expliquer ce merdier).

Bon, on va grosso modo diviser en deux : d’un côté, toutes les voitures classées dans les catégories D, C, B. Ces 3 lettres équivalent à des voitures entre 150ch et 450ch, les voitures de tourisme et les « petites » GT, comme des Sirocco, Mégane RS, TT et des V8 Vantage, Z4, 8C competizione. Alors dans ce cas, c’est… magnifique. Tout simplement génial, bravissimo. Je vous déconseillerais quand même quelques savonnettes comme des 135i ou Elise, ce genre de bagnoles. Et ça n’a rien à voir avec le fait d’être une propulsion, c’est juste que certaines caisses sont des savonnettes, ainsi en a décidé SMS.

Mais pourquoi génial ? Parce que, en gros, le moteur de Shift 2 a été fait pour elles. Aussi simple que ça. C’est purement jouissif de conduire ces engins joueurs mais qui collent quand même à la piste, y compris dans les virages rapides. Peu de tortillage de cul mais faut faire gaffe, de la finesse mais pas de sadisme. On prend un plaisir absolu à gérer les gaz, la direction, etc. Par exemple : foncer dans le Corkscrew et enchainer le magnifique gauche qui suit, les gaz à moitié enfoncé, la force G qui devient de plus en plus présente, le retour de force réglé au poil, raaaaaaah que c’est boooooooon (éjaculation de bonheur). Et cette sensation de vitesse dès 120 km/h, waaaaaaaaaaah, même en vue extérieure ! D’ailleurs une petite parenthèse s’impose concernant les vues. La vue casque, bof les mecs, c’est super bien pensé mais il y a un hic : le pilote à l’écran tourne la tête donc son champ de vision, quoi de plus logique. Mais notre champ de vision reste droit entre nos yeux et l’écran ! On a donc un drôle d’effet avec la vision littéralement cassée en deux, celle-ci faisant une ligne droite brusquement déviée une fois l’écran atteint. On revient assez vite à la vue intérieure « fixe » ou… à la vue extérieure ! Et quelle vue extérieure ! Pourquoi (je réembraie sur ce que je disais) ? Grâce à la sensation de vitesse, même dans les bas rapports ! Accélérer et prendre des virages moyens ou rapides n’a jamais autant été jouissif. Des virages comme Pouhon, le Raidillon ou Blanchimont reprennent tout leur sens. Sensations je vous disais. J’ajouterais même plus, esprit racing es-tu là ?!

Malheureusement viennent ensuite les catégories supérieures : A, GT3, GT 1 et surtout Works. Et là, patatraf, c’est l’embardée. Le moteur de Shift 2 n’a pas été fait pour elles, oh que non. La sensation de vitesse les rend incontrôlables, le survirage excessif revient au galop, on drift même avec une Radical dans un virage rapide ! De plus, elles accélèrent ridiculement comme des F1, surtout les Works et certaines GT overboostées de la catégorie A. La vue est ingérable ou presque. On a tout simplement l’impression de se faire une partie de Hot Pursuit (pipi nerveux).

Enfin, les GT. Mouarf, z’êtes sûr qu’elles ont eu une préparation course ? Qu’est-ce qu’on se bat avec ces engins, surtout les GT 3 ! C’est abominable. Quand on finit par se rendre compte que notre brave V8 Vantage sans aileron et artifices aérodynamiques, coincée à la catégorie C, tient BEEEEAUCOUP mieux la route que la DB9 de GT 3 avec préparation, pneus circuits, aileron, tutti quanti. Pitoyable. Ca fait vraiment mal au cœur. Un simple test : on prend le même virage à la même vitesse avec les deux autos  et on voit directement la différence. Et dire que c’est justement les licences sur lesquelles se base Shift 2, les GT 1 et GT 3… PS : après avoir passé des heures dans le cambouis des réglages et d’avoir vraiment chipoté à tous les paramètres, il s’avère que les GT sont elles aussi un pur bonheur à conduire. Je retire donc ce que je dis dans ce paragraphe. Par contre, la catégorie A est toujours un peu trop bancale (envisager de peaufiner les GT et délaisser les voitures de série ?)…

De mon point de vue, ça me réconforte un max, j’avais raison : tout est une question de cohérence. On ne peut pas faire un moteur valable pour des tourismes, des petites GT, des grosses, des voitures de compétition, des protos et des monoplaces. Yamauchi, rentre-toi ça dans le crâne, mais merde ! Turn 10 et SMS aussi, tant qu’on y est. Chez SMS, z’auraient mieux fait de prendre la licence WTCC, ou BTCC, DTM, que sais-je. Là Simbin peut largement dormir sur ses lauriers (d’ailleurs c’est ce qu’ils font, suffit de voir leur dernière sortie, STCC : The Game 2, le retour lol).

En gros, faudrait faire un mix entre le moteur de SMS et ceux de FM 3 et GT 5 pour couvrir tout le spectre. Car il n’y a pas à chier : une fois qu’on a gouté à Shift 2, jouer avec une petite Aston dans GT ou FM, c’est d’un ennui, d’un froid, d’un navrant, d’un « chirurgical » dans le très mauvais sens du terme. Mais pour conduire des Radical ou des GT de compétition, ne prenez pas Shift 2, oh que non ! Prenez justement les deux autres, leur froideur est très salutaire dans ce cas. Quant à GTR/RACE, qu’il continue à faire sa sieste (ou pas).

Ben donc le gameplay, c’est ou brillant, ou mauvais. Mais il n’est ni mauvais, ni bon. Fin si, fin non. Fin merde quoi.

 

Habitacle & confort

Je commence à en avoir marre de ce petit jeu vicieux, mais bon voilà, encore du mauvais et du bon concernant le contenu et l’IA. Je commence par la mauvaise : l’IA.

Fondamentalement, l’IA est… bonne. Même très bonne. Trop bonne ? Probablement. Mais si finalement elle nous parait mauvaise, c’est à cause d’une bonne chose liée au moteur du jeu (nom de Dieu de putain de bordel de merde de saloperies de connards d’enculé de ta mère, ouf ça fait du bien comme de se torcher le cul avec de la soie). En fait, le moteur de shift 2 rend plutôt très bien les touchettes, les problèmes d’adhérence, etc. Une touchette, c’est out. Et le bac à gravier n’est pas en mousse ! L’erreur ou la brusquerie se paie cash (d’autant que les dégâts peuvent devenir très sérieux, avec des roues perdues et des suspensions cassées). Ca parait cruel, mais je vous conseille de regarder une course de WTCC et vous verrez que, une touchette, c’est une touchette (et c’est out). Problème : on se retrouve très souvent à faire des touchettes avec l’IA qui occupe systématiquement le bon côté de la piste (donc nous la partie sale) et qui la joue serré. Résultat ? De belles crises de nerfs, même en facile ! Oui j’ai fini par mettre en facile, je n’en reviens toujours pas. Et même comme ça, certaines courses sont abominables, surtout quand on doit se farcir des GT 3 de MMMMEEERDE à Barthust de nuit (FFFUUUUUUU). Donc en fait, l’IA est diaboliquement efficace. Trop intraitable, l’efficacité et la précision du moteur de jeu n’arrangeant pas les bidons. Mais on peut constater ci et là qu’elle n’est pas du tout conne (notamment lorsqu’on lui prend un tour : elle se met gentiment sur le côté de la piste lors de votre arrivée). Donc vous connaissez la chanson : c’est géniaze.

Tant qu’on déprime, parlons du mode carrière. Intelligemment façonné mais mal foutu tout en étant soporifique malgré tous les artifices mis en place pour garder le joueur motivé et attentif (nom de dieu de p…). Intelligemment façonné car varié et pertinent, avec des courses rétros, GT, du time attack, du drift, des tours chrono, etc. Mal foutu car certaines courses sont mal faites ou bloquées dans un certain ordre. Bah ok, quoi de plus normal, on ne va pas mâcher le travail. Ouais mais quand on voit qu’on est bloqué à cause de cette SALOPERIE de course de nuit à Bathurst en GT 3 avec cette IA de psychopathe même en facile et qu’on ne peut pas directement enchainer avec Brands Hatch ou quelque chose de moins casse burne, ben on fini par abandonner (pipi nerveux). Surtout que le niveau max s’atteint très vite, et que l’argent est rapidement le cadet de vos soucis. Ce qui fait qu’on délaisse rapidement la carrière.

Non mais il y a réellement du positif ? Oh que oui (nom de dieu de p… de jeu vicieux) ! Si clairement, la carrière vaut mieux la faire sur GT ou FM, le time attack et le online, vaut mieux les faire sur Shift 2 ! Au-delà de la bonne gestion des classes de voiture, la raison est simple : trackliiiiiiiiiiiiiiiiiiist (éjaculation précoce). J’en pleure de bonheur. Enfin, une tracklist dense et magnifique, équilibrée, challenging, adaptée aux bagnoles du jeu (plus ou moins comme RACE). De la cohérence, je vois une lumière blanche ! Raaaaah ça change (un peu) de FM 3 et (surtout de la misérable tracklist) de GT 5. Bon petit bémol, SMS n’a pas pu s’empêcher de mettre des circuits urbains à la con comme Miami ou Shanghaï (ouais putain j’aime pas Shanghaiiiiiï), façon Fast and Furious Tokyo Drift. Mais à côté de ça, on s’éclate sur Dijon Prenois, Oschersleben, Autopolis, Willow Spring, Bathurst, l’autodrome de Dubaï… quoi, ça ne vous dit rien ? Moui j’avoue, faut être un peu initié pour apprécier cette tracklist, mais je rassure, la Nordschleife à la con est bien là. Et il y a quand même Spa, Zolder, Monza, Donington, Brands Hatch, Silverstone, Laguna Seca, Road America, Suzuka, Nurburgring, Hockenheim (en parcourant ce tracé, on peut admirer le travail de boucher de ce f… de p… de Hermann Tilke), Monaco (un peu revisité), Montmelo, Brno, etc. Il y a de quoi faire et c’est varié, avec des tracé stop and go, des toboggans, du moderne et du old style. Pas du people (ou peu) mais de l’excellent, on ne s’en plaindra aucunement. Les pubs de Shift 2 ne sont pas si mensongères que ça…

Enfin, il y a l’Autolog, chouette système de gestion de profil qui vous permettra de tenir une galerie de vos exploits, un récapitulatif de vos records que vous pourrez directement confronter à celui de vos amis (malheureusement, les classes ne sont pas prises en compte, seule la valeur de l’auto utilisée pour faire le temps apparaîtra ; forcément comme je me concentre dorénavant sur les classes D, C et B, je suis souvent le dernier des chronos). Un suivi de vos performances par circuit est également présent, vous indiquant quels virages il vous reste à maîtriser et si vous tenez bien la bonne trajectoire. Un bon petit plus qui pousse à se perfectionner un maximum, surtout que les réglages de vos bolides sont personnalisables pour chaque circuit. Dans l’ensemble, les réglages sont d’ailleurs accessibles et complets, même s’ils manquent parfois de finesse (je pense par exemple à l’étagement de la boîte de vitesse).

On regrettera quand même que le service Autolog soit toujours mort sur PC (pas accès au site web) et que les vidéos qu’on peut envoyer sur Youtube sont limitées à 10 secondes (c’est ça l’informatique moderne).

 

Son

Ah ben voilà enfin une rubrique simple, puisque le son de ce Shift 2 est tout simplement très bon, sans accroc. Bruits du moteur (le rugissement des GT 3 et GT 1 est magnifique), des freins, de la boîte de vitesse, du revêtement, tout est bon et agréable. L’immersion y gagne et le joueur que je suis prend toujours un grand plaisir à ouvrir grand ses oreilles lors de chaque course.

Qu’est-ce que ça fait du biiiieeeeen une note 100% positive !

 

Accessibilité

Et bien, je termine sur quelque chose d’étonnant. En effet, on ne dirait pas comme ça mais Shift 2 n’est pas un jeu accessible, que du contraire. Moins accessible que FM (le plus facile à appréhender), mais aussi que GT et, encore plus étonnant, GTR ! Oui GTR est plus accessible, ce n’est pas une faute de frappe de ma part. J’ai grosso-modo mis une demi-heure trois quarts d’heure pour dompter GTR/RACE ; il m’en a fallu le triple pour Shift 2. Ca calme…

D’abord, il faut trouver sa voiture. Et croyez-moi, ce n’est pas de tout repos. J’ai eu le malheur de justement commencer avec une 135i, un cauchemar. Le choix de son bolide en fonction de son style de pilotage et ses envies est PRIMORDIAL. C’est encore plus essentiel que dans d’autres jeux de course. Mais ce n’est pas fini (comme dirait l’oncle de Jackie Chan) ! Car une fois cette étape passée, il va falloir se plonger dans le cambouis des options. C’est de nouveau hyper important, sinon je ne donne pas cher de votre peau et cela risque de grandement nuire à votre expérience. Et quand je dis option, ça ne se limite pas aux touches de contrôle et à la sensibilité de la direction. Non non non, c’est beaucoup plus complet que ça. La recherche du bon réglage va être source de nombreux allez-retours entre le menu des options, votre garage et les tests sur piste.

Enfin, il faut bien entendu dompter le gameplay de ce Shift 2, quand même relativement particulier. De ce fait, Shift 2 se fait désirer, il se mérite, mais une fois le cap passé, il vous le rendra bien !

 

Real Racing Simulator

A la lecture de ce test, une chose est claire : il faut vraiment que vous sachiez quel genre de pilote vous êtes. Qu’attendez-vous d’un jeu de simulation automobile ? C’est essentiel dans le cas de Shift 2, l’expérience de jeu pouvant devenir un calvaire ou une jouissance exquise.

Je serais quand même tenté de dire que le titre de Slightly Mad Studio ne s’adresse pas aux écumeurs de pit lane et aux bricoleurs de belles mécaniques. Pas assez froid, pas assez « chirurgical ». Mais il comblera aisément un trou laissé depuis trop longtemps béant et fera la joie de ceux qui se lèvent le dimanche en pensant à toutes les courses de la journée, ceux qui vont au bord des circuits voir les bolides débouler de leur virage favori et se bagarrer devant leurs yeux ébahis. Et puis il y a les quidams, pas vraiment initiés.

Personnellement, je suis de la deuxième trempe, et Shift 2 fut pour moi une énorme bouffée d’oxygène qui m’emmena loin et haut. Le jeu tant attendu, plein de sensations, de circuits magnifiques et plaisants, le jeu qui sent bon le racing, la course, auquel on pardonne ses défauts tant ce qu’il a à donner nous comble de bonheur. Shift 2 Unleashed a été fait pour les amoureux de racing un peu orphelins de titres comme Toca, le tout premier GT ou encore le premier Colin Mc Rae Rally…

Il n’est pas le Real Driving Simulator, il ne le revendique pas. Mais ce qui fait mis au dos de la boîte de Shift 2 Unleashed n’est pas du baratin, pour peu que vous accrochiez au concept et que vous soyez fou de circuits, qu’un virage est pour vous plus important que la carrosserie de votre véhicule, que vous soyez assoiffé des sensations que celui-ci peut procurer. Bref, que vous soyez fou de racing, de ce qui se passe sur la piste grâce à la piste, à ce quelle prend et ce qu’elle donne.

This is real racing…



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