Test | Risen 2 : Dark Waters sur PS3

Risen-2-pirate-ship

Sorti en avril 2012 sur PC, Risen 2 : Dark Waters aura mis plus de 4 mois avant de venir taquiner nos consoles de salon. Embarquant avec lui le joueur dans un univers rafraichissant rempli de pirates, ce titre parviendra-t-il à se faire une place parmi les ténors du jeu de rôle à l’occidental ?

Les choses vont plutôt mal dans Risen 2. Des créatures marines belliqueuses accompagnées d’un énorme Kraken ont fait leur apparition, avec pour seul objectif : mettre le monde à feu et à sang. Alors que la civilisation est au bord du chaos, un héro sans nom a vent de l’existence d’une arme mythique et uber puissante qui permettrait à elle seule de renvoyer la racaille aquatique vingt mille lieux sous les mers. Vous l’aurez compris, pour faire la nique aux pas beaux, il va falloir aller récupérer cet artefact. Mais voilà, la mauvaise nouvelle, c’est que seuls les pirates savent où le dénicher. C’est ainsi que commence la quête principale consistant grosso modo à s’attirer les bonnes grâces des flibustiers locaux pour découvrir l’emplacement de l’arme salvatrice. Mais pas que, bien évidemment…

Do what you want, cause a pirate is free

Une des quasi-constantes dans les jeux de rôles consiste à débuter l’aventure nu et sans aucune compétence ou presque. Et bien, Risen 2 ne déroge pas à la règle. C’est en slip et sachant à peine manier une épée qu’il va falloir essayer d’atteindre les sommets de la piraterie. Et croyez-moi, vos débuts seront plutôt fastidieux. Très vite deux obsessions vous hanteront : l’argent et les points de gloire aka l’expérience sous un autre nom. Après avoir amassé suffisamment de ces deux denrées, il est enfin possible d’améliorer un tantinet une de ces compétences : lames, armes à feu, résistance, ruse, et vaudou. Ensuite, en fonction de ses améliorations, des maîtres peuvent vous enseigner différentes techniques toutes très utiles comme la parade, le vol à la tir, crocheter une serrure ou entourlouper les badauds. Mais voilà, le prix de la connaissance est élevé, trop élevé. Thésauriser est plus qu’obligatoire pour espérer s’améliorer et apprendre de nouveaux pouvoirs indispensables pour poursuivre sa quête.

Bref, autant dire qu’on galère pas mal lors des premières rixes dans lesquelles il n’est possible que de frapper et de parer tant bien que mal les coups adverses. Et ce n’est pas le système de ciblage automatique de l’ennemi le plus proche en combat qui rendra les choses plus aisées. Malgré tout, le système d’évolution de son personnage bien que frustrant permet de ressentir un pur sentiment d’achievement une fois maîtrisé. Car oui, le jeu offre une belle marge de progression possible pour peu qu’on s’en donne les moyens. Avec le temps, on arrive à s’en sortir honorablement lors des fights, en jonglant avec plaisir entre notre sabre, nos pistolets, nos pouvoirs et divers accessoires utiles comme des noix de coco ou du sable à balancer à la tronche des monstres. Mention spéciale pour les pouvoirs pour le moins bien fichus, comme celui qui permet, via la magie vaudou, de contrôler ou d’immobiliser certains adversaires.

Risen 2 démarre de façon plutôt dirigiste. La première dizaine d’heures de jeu se résume à arpenter quelques îles de façon plutôt linéaire laissant grandement de côté l’exploration. Néanmoins, cela permet de se concentrer un peu sur l’histoire qui est servie par une tonne de dialogues. Mais malheureusement, ils ne sont pas localisés en français. Il faudra donc se taper la lecture de minuscules sous-titres sur le haut de l’écran (oui, vous avez bien lu). A la seconde moitié du jeu, après avoir récupéré votre propre rafiot et un équipage, vous pourrez enfin voguer de vos propres voiles et dire adieu au parcours imposé entre les différentes îles. Cependant, in fine, le jeu n’offre que de l’open world morcelé qui n’est pas si gargantuesque qu’annoncé, on a trop vite fait le tour d’un îlot. Pour contrebalancer l’étroitesse du terrain de jeu, les atolls offrent quand même quelques challenges bien sentis, comme l’exploration d’anciens temples, la recherche d’artefacts légendaires, ou la chasse aux trésors, un des activités les plus abouties du titre.

Rame pirate, rame

Vos pérégrinations vous conduiront à voir pas mal de paysages et de monde. Les décors sont riches et fouillés mais proposent en contrepartie des textures grossières, datées et fades. La patte graphique est là avec des îles possédant chacune leur propre ambiance, mais la technique ne suit pas. Le constat est encore plus affligeant quand on se penche sur les protagonistes rencontrés. Leurs modélisations et leurs animations rigides sont tout simplement d’un autre age. Ajoutez à cela une certaine inertie dans les déplacements, des soucis de collisions fréquents, des PNJ aux comportements absurdes ou des textures qui clignotent et vous comprendrez que le côté graphique du jeu est totalement à la traîne.

Risen 2 : Dark Waters a été développé pour le PC, et ça se ressent sur les versions consoles. Le portage a laissé derrière lui une multitude d’imperfections. C’est ainsi qu’on a droit à des environnements se construisant sous nos yeux au fur et à mesure qu’on avance, à des baisses hallucinantes de framerate provoquant de nombreuses saccades, voir des freezes, et à du tearing à gogo. De nombreux bugs sonores sont aussi de la partie, comme des coups de feu qu’on entend une fois sur deux, des dialogues ne se lancent pas, des ennemis morts continuent à papoter et la liste des malfaçons est encore longue. Impossible donc de ne pas être déçu devant le manque de finition du jeu sur console.

Conclusion

Intrinsèquement, à défaut d’être un très bon jeu, Risen 2 : Dark Waters est un RPG agréable regorgeant de bonnes idées. Néanmoins, pour apprécier ce titre à sa juste valeur, il est nécessaire de passer par une pénible et frustrante phase d’apprentissage. Et ce n’est pas le portage bâclé de ce titre sur console qui plaidera en sa faveur. Au contraire, l’expérience de jeu s’en trouve grandement ternie, conférant au soft un aspect technique médiocre qui en rebutera plus d’un.

[checklist]
  • L’ambiance, l’univers et les pirates
  • Les chasses aux trésors
  • Le système d’évolution du personnage
  • Récompense la persévérance
[/checklist] [badlist]
  • Portage totalement raté
  • De nombreuses imperfections visuelles et techniques
  • Difficile d’accès
  • Voix non localisées en français
  • Rythme et progression mous
[/badlist]

 

A propos de Mr Scintillant

Ami des équidés geekant actuellement sur Ni No Kuni et sur trop de jeux en même temps sur Steam
Pin It

3 pensées pixelisantes sur “Test | Risen 2 : Dark Waters sur PS3

  1. Faut dire que la version PC est visuellement exceptionnelle ! Il aurait été impossible de faire quelque chose du même niveau sur consoles. Et vu que c’est la version de base…

  2. Houlà… j’ai VRAIMENT du mal sur cette première partie. Quelle drôle d’idée de mettre ce système d’évolution ultra lourd… puis, bonjour le clipping sur PS3 O_o
    Par contre, c’est vrai que les environnements sont enchanteurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


cinq × = 10

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>