Test | One Piece Pirate Warriors

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Chewiiiiiing…

Dire que je connaissais One Piece est un grand mot. Je suis tombé sur un épisode ou l’autre, sans y accorder de l’importance. Personnages gueulards (comme un certain ninja blond), univers très loufoque passablement idiot… Pourtant One Piece est un carton, et il aurait été idiot de ma part de ne pas m’y intéresser un peu plus.

Il faut dire aussi que les adaptations HD du gang au chapeau de paille ne sont pas légion, et le titre se targue en plus de résumer les 60 premiers tomes de la saga. Moi qui n’en avait lu aucun, l’entrée en matière était plutôt bonne.

Le jeu commence en effet sur une courte séquence jouable baptisée sobrement “2 ans plus tard”, à l’issue de laquelle Luffy et son équipage se remémorent leurs aventures depuis le début. Un excellent moyen de justifier les arcs manquant ou les oublis en se concentrant uniquement sur les faits marquants. Exit donc Shanks et la rencontre avec Zoro, la première mission vous envoie directement affronter Baggy. Une constante dans le jeu, qui calmera sans doute les puristes. Pour ceux qui se souviennent du désastre scénaristique de “Bleach Soul Resureccion”, qu’ils se rassurent, non seulement c’est plutôt pas mal raconté (à l’aide de cinématiques, petites bandes dessinées ou texte défilant), mais en plus on ne sent pas vraiment les manques, l’aspect “souvenirs” fonctionnant très bien.

Au menu, donc une petite dizaine d’heures de jeu qui ratisse une large période. Les jeu se divise en plusieurs actes, et si je m’attendais à du pur “Musoû” ennuyeux et répétitif, les développeurs ont eu le bon goût d’inclure d’autres séquences de plate-forme ou de combat de boss assez déjantés, et parsemés de QTE. Pendant les phases d’exploration, Luffy apprend les compétences au fur et à mesure des besoins et décime des armées entières de pirates lors de traditionnelles captures de territoires, ponctuées de sous-boss anecdotiques. Ainsi, il apprendra à se projeter au loin, à rebondir sur les murs, ou les piliers, voire à s’accrocher à des boulets de canons en plein vol, et j’en passe. Il pourra également utiliser des combos et diverses attaques spéciales, dont une dépendante d’une jauge qui se rempli rapidement au fil des combats.

Les phases de plate formes sont par contre rébarbatives et coupent la progression de nombreuses chutes et nouveaux essais dont on se passerait bien. Les QTE sont d’ailleurs ici omniprésents, qu’il s’agisse de rebondir sir des piliers, attraper des barres horizontales ou sauter. Niveau gameplay, on s’y retrouve donc tout de suite, et le plaisir ne tarde pas à poindre une fois que les coups spéciaux se débloquent. On ajoute à cela un petit aspect équipement façon pièces d’or à combiner dans des emplacements pour améliorer les compétences des personnages, à obtenir lors des missions principales et annexes.

Outre le mode “Histoire” bien fichu, on a la possibilité de jouer à des épisodes annexes dans la peau des autres membres de l’équipage. Si ceux-ci sont parfois jouables dans le mode principal, cela reste bien trop rare pour contenter les fans de Nami, Usopp, Sanji ou même Chopper. Aussi, il vous est possible de les incarner pour les faire évoluer en parallèle de Luffy à travers des missions dédiées. Vous pouvez de cette façon glaner de nouvelles pièces pour vos héros et créer des combinaisons spéciales. Les collectionneurs apprécieront ! Notez qu’il est possible de jouer à deux, hors-ligne et en ligne, tandis qu’en solo, vous pouvez faire appel à un partenaire proche pour déclencher des attaques spéciales.

Le doublage japonais a été heureusement conservé, même si les entendre hurler à tout bout de champs peut devenir irritant à force, les musiques et les voix ont bénéficié d’un bon traitement.
Graphiquement, les personnages sont très bien modélisés et animés, toute la loufoqueries de la série y est retranscrite ! Dommage que les décors soient aussi pauvres, et même si dans l’absolu, on s’y attarde assez peu durant les combats, ils attirent d’avantage l’oeil lors des phases de plateformes.

Très accessible, et d’une difficulté très relative, One Piece Pirate Warriors marque cependant l’essai pour sa première déclinaison sur Playstation 3. Loin d’un simple Musoû rébarbatif, il saura séduire les fans autant que les nouveaux venus, grâce à son univers complètement dingue et la variété de ses missions. Même si l’ensemble est perfectible (la surabondance de QTE, la quasi assurance des DLC payant pour gonfler la durée de vie), il ne s’agit pas d’un jeu à licence bâclé comme nous en voyons trop souvent, mais bel et bien d’un titre soigné, qui cherche encore son équilibre, et qui lance plusieurs pistes avant de trouver une recette réellement convaincante pour une éventuelle suite ?

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2 pensées pixelisantes sur “Test | One Piece Pirate Warriors

  1. Pingback: One Piece : Pirate Warriors 2 affiche toute sa folie en vidéo |PXLBBQ - Rang : Pxl Roxxor

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