Test | Lollipop Chainsaw sur Xbox 360

Image de Lollipop Chainsaw

Après avoir adoré Shadow of the Damned, dès l’annonce de ce Lollipop Chainsaw complètement barré et à l’univers opposé de cette dernière production, je n’ai fait que l’attendre fébrilement. Je savais que ce ne serait pas LE JEU de l’année, mais je sentais que j’en retirerai ma dose de fun. Ce qui devait arriver avec des attentes aussi fortes arriva. Sans être apocalyptique, Lollipop Chainsaw est une semi déception pour moi. Oui semi car tout n’est pas à jeté dans ce titre.

I take you to the candy shop, i’ll make your lolli pop…

Pour rapidement rappeler le pitch de base, vous incarnez Juliet Starling, une cheerleader faisant partie d’une famille chasseuse de zombies. Tout se passe bien pour cette insouciante blondasse jusqu’au jour de ses 18 ans où son lycée se voit envahi par des hordes de zombies. Et comme si cela ne suffisait pas Nick, son petit ami, se fait attaquer par ces monstres. Mais Juliet aime trop son Nick pour le laisser pourrir de la sorte, alors dans un éclair de génie elle décide de lui couper la tête et de lui jeter un sort qui le gardera en vie, mais sous la forme d’un gros pendentif attaché à sa jupette. Il est enfin temps pour elle de partir dézinguer du baveux.

Bon ça n’a ni queue ni tête (enfin sauf pour Nick bien entendu), mais après tout pourquoi pas, on a déjà vu pire. Non ce qui fait de ce jeu une semi déception c’est surtout la sale impression que m’a laissé le prologue. Pas bien beau, peu original, redondant etc. Si je m’étais arrêté à ce stade là pour rédiger mon test (comme beaucoup le feront) j’aurai pu cracher mon fiel sur ce titre, je l’aurais descendu en flamme etc. Mais bon, j’ai poussé mon expérience plus loin, jusqu’à la fin (pas bien long d’ailleurs, 5 bonnes heures pas plus), et je peux à présent vous donner un avis plus nuancé et moins catastrophé.

Globalement une fois que l’on a pris Lollipop Chainsaw pour un beat’em all old school on délivre le fun du titre. D’autant plus que le scénario abracadabrantesque ne fera que monter en puissance dans le WTF le plus complet et lâcher le pad en devient difficile. On enchaîne les quelques niveaux qui ne feront pas plus d’une heure  chacun, tous se terminant par l’affrontement de boss tous plus déjantés les uns que les autres. Et enfin après ce prologue on finit par retrouver le côté rock’n'roll, les références qui vont dans tous les sens, les piques lancées à certaines célébrités, que soit dit en passant les sous-titres français sont incapables de juste « traduire » et nous servent parfois des versions plus qu’édulcorées de ce qui se dit vraiment et enlève au titre ses délires. Moi ça ne me dérange nullement, je ne les lis pas, mais je trouve ça dommage de voir à quel point ils peuvent sonner faux.

Ce qui ne sonne pas faux par contre (admirez la transition) c’est la bande son du jeu qui est vraiment variée et bien intégrée. On passe de la techno/dubstep au bon gros death metal bien bourrin en passant par des ovni 60′s/80′s (Mention spéciale pour The Cordettes et leur Lollipop entêtant dans le menu d’achats).

Mais bon tout n’est pas idyllique, même si des efforts de variétés des situations et attaques ont été faits, le titre est pour le moins linéaire et répétitif. Mais comme je vous le disais, une fois que l’on prend le jeu pour un beat’em all old school, on arrive à passer outre ce problème (qui en reste un). Ce sont surtout les combats qui en souffrent le plus, le schéma se répète sans cesse, on assomme l’ennemi avec les pom-pom et on l’achève avec une attaque tronçonneuse. Ok on a Nick qui nous sert de coup spécial, on peut débloquer des combos, mais le constat reste le même au final.

On regrette aussi de voir que la direction artistique du titre est clairement desservie par un Unreal Engine très mal utilisé à tel point que l’on se croirait parfois devant un jeu Dreamcast. On ajoute à ça des chargements fréquents, et vous aurez compris que ce n’est pas un jeu techniquement abouti.

Conclusion

Malgré tout cela j’ai passé une bonne après midi sur ce titre déjanté, mais je n’y reviendrai de toute façon pas. La replay value n’est ici pas assez intéressante et même le fait d’avoir une fin alternative ne m’attire pas plus que ça. Ce n’est pas non plus la collectionnite aigue d’Artworks, de tenues et autres conneries qui changeront la donne. La campagne marketing de Lollipop Chainsaw annonçait quelque chose de meilleur, au final on se retrouve devant un bon beat’em all à l’univers fou, mais sans plus.

9 pensées pixelisantes sur “Test | Lollipop Chainsaw sur Xbox 360

  1. Salut Fred,

    Franchement je suis au fameux prologue dont tu parles et j’en ai déjà marre de faire encore et toujours la même chose au sein d’un gameplay que je trouve soporifique.
    Ton test à le mérite de me donner envie de prolonger un peu l’aventure afin de voir ce qui se cache après tout ça.

    Merci

    Shorty

  2. Oui le prologue m’avait gavé aussi et Bery en est témoin. J’me suis forcé un peu, je l’ai pris comme un beat’em all façon final fight ou street of rage (pour la répétitivité et la découpe en stage) et c’est passé tout seul. Pas un grand jeu, mais une expérience qui à des éclairs de WTF comme j’aime.

  3. Raaah, je l’ai aussi attendu à mort ce Lollipop Chainsaw après sa campagne de pub démante et in fine…
    Bon et bien je le prendrai en occas ou quand il baissera de prix, claquer 55/60euros pour 5-6h de jeu, mouais…

  4. comme quoi, il n’y a pas que COD qui sait faire une grosse campagne marketting…

    Pour toi, quel est le prix raisonnable d’achat…?

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