
Fervent défenseur des jeux barrés et à l’humour bien marqué, il m’était impossible de faire abstraction de l’existence de Hell Yeah! La Fureur du Lapin Mort. L’univers coloré et complètement dingue du titre d’Arkedo l’a fait directement rentrer dans ma désormais longue liste des titres que j’attends impatiemment.
Malgré les retours globalement mitigés, voire mauvais du côté US, je peux vous confirmer qu’une fois le pad en main et les premières minutes de jeu et fous rire passés, Hell Yeah peut concourir sans problème à mon Game of the year Awards personnel. Mais pourquoi donc? Explications.
Lapin justifie les moyens.
L’histoire du jeu tout à fait débile met déjà bien dans l’ambiance et à l’intérieur des cerveaux malades de l’équipe créative de chez Arkedo. Vous incarnez Ash, Lapin Mort de son état et fils du dieu des enfers, qui un jour, lors d’une séance de bain avec canard en plastique se rend compte de la présence d’un paparazzi. Les photos compromettantes se retrouvent aussitôt sur le Hellternet. Afin d’éradiquer le problème, la solution est simple : se débarrasser des 101 monstres témoins de ses penchants gênants.
La particularité première de Ash est qu’il se balade dans une roue, voire une scie circulaire. Ce véhicule, en plus de se comporter un peu comme un jet pack, sera votre arme principale. Elle permet de se débarrasser de la plupart des ennemis soit en passant dessus (pour les petites bestioles), soit en maintenant le bouton qui lui permettra de tourner sur elle même (pour les grosses bestioles). Elle vous permettra aussi de creuser des chemins dans certaines parties des niveaux.
Si l’idée est géniale, la prise en main sera quelque peu délicate au départ, en cause une inertie bien marquée qui pourrait faire perdre son lapin… latin à quelques joueurs.
Votre scie circulaire ne sera pas votre seul moyen de réduire en bouillie du monstre, d’autant plus que pour pas mal de monstres elle ne sera vraiment d’aucune aide. Vous aurez la possibilité de faire joujou avec de la mitrailleuse, des lance-roquettes, des grenades et bien d’autres réjouissances. Pour y accéder la plupart vous demanderont de dépenser des dollars dans les quelques boutiques que vous croiserez sur votre chemin.
Dans ces échoppes vous pourrez aussi acheter quelques menues améliorations (santé, efficacité d’une arme,…) et des apparences aussi débiles qu’inutiles donc forcément indispensables (surtout la tête de cul).
Niveau déroulement du jeu, le tout se passera façon MetroidVania, avec certes moins d’aller-retours et une plus forte linéarité de la construction que d’autres titres du genre, mais nous sommes bien en face de ce sous-genre de plate-formeur. Pour avancer vous devrez débloquer des portes, celles-ci portent des chiffres, correspondant au nombre de monstres (mini-boss) à tuer pour les ouvrir. A côté de cela vous aurez aussi droit à quelques missions annexes mettant à l’épreuve vos skills (figures imposées, pièces à ramasser, contre la montre,…).
Une fois les monstres rayés de la carte, ils se retrouveront tous esclaves sur une île paradisiaque bossant pour vous et votre bien-être. Si l’idée est bonne, son utilité est plus que limitée. D’autant plus que pour y accéder vous devrez revenir au menu principal.
Ils ont fumé le lapin
Ce qu’il faut surtout retenir de ce Hell Yeah! La fureur du lapin mort, c’est son univers et l’humour qui le fait vivre. Les monstres portent tous des noms à base de jeux de mots et de références, leurs bios sont savoureuses, la façon des les achever est presque à chaque fois différente et surtout une bonne barre de rire à chaque fois (en tout cas le nombre de finish moves est conséquent et ils sont remplis de clin d’oeil).
Les niveaux ne sont pas en reste, en plus d’être graphiquement magnifiques, on y retrouve de vrais pépites complètement WTF qui nous font nous demander ce que les gens de chez Arkedo ont bien pu prendre pendant le développement, car franchement ça doit être de la bonne.
Même les loading et les menus ont subi cet effet secondaire (?).
Conclusion
Alors que beaucoup semblent ressortir de cette expérience avec un avis mitigé, moi j’en sors heureux. Heureux de voir qu’on laisse encore des développeurs assumer leurs délires. Heureux de voir qu’il y a des studios qui savent encore se faire plaisir en prenant des risques qui peuvent être lourds. Mis à part quelques freeze de ma console lors du test, et peut-être une rejouabilité proche du 0, je n’ai absolument rien à reprocher à Hell Yeah! Personne n’est parfait, il ne l’est pas, mais il mérite vraiment que vous tentiez l’expérience, avec ou sans prise de substances illicites (du genre Fraise Tagada,…)
[checklist]- L’univers, l’ambiance, l’humour
- Délire assumé
- Et bien réalisé
- Quelques plantages
- Pas de rejouabilité
- L’utilité toute relative de l’île











C’est vrai que vu qu’on trouve tous les monstres sur sa route, y’a 0 replay value. Pareil pour l’île dont je n’ai pas vraiment compris l’utilité à vrai dire.
Sinon excellent jeu, et français qui plus est, comme Dishonored. Finalement on est pas à la ramasse…
Loin de là et pour avoir commencé (et fait la preview) Dishonored, quelle claque. Même si j’pense que dés que j’aurais mon pc gamer je le ferais dessus car hm la ps3 montre des limites. Pour Hell Yeah j’ai jamais autant éclaté de rire et ça me donne envie de me remettre sur mon dossier des jeux drôles.