Test | Fifa 12 sur Xbox 360

Alex 18 octobre 2011 1

Le rendez-vous annuel placé fin septembre n’aura échappé à personne. Comme depuis plus de 15 ans, voici une nouvelle mouture du jeu de foot qui a traversé les générations de joueurs et de supports, . Pas besoin de vous donner le nom du gagnant du duel de cette année tellement le jeu de Konami est en deçà et des attentes des joueurs, et de ses qualités intrinsèques. Concentrons-nous donc sur le titre d’ qui encore une fois se surpasse.

Controlling my balls

Le contrôle est une chose cruciale dans un jeu de foot et EA l’a bien compris. L’accent est donc mis sur les dribbles, les feintes et les contacts. Il est désormais possible de dribbler correctement dans des petits espaces et croyez-moi, le CPU va vous en faire voir de toutes les couleurs. C’est bien simple, il va vous balader, que ce soit dans l’axe ou sur les côtés et peu importe le niveau de l’équipe. C’est donc pour cela que le système de défense a été modifié et que désormais le moindre écart fera presque automatiquement tomber la sanction : un but. À vous de contrôler correctement votre joueur, placer votre pied au bon moment et presser avec vos coéquipiers dans le bon timing pour récupérer le ballon. Précision et extrême concentration seront de sortie si vous ne voulez pas partir vers l’échec. Du coup, il sera compliqué d’enchaîner plusieurs matchs sans faire de pause tellement la défense vous demande d’être concentré. On en vient donc aux contacts avec un nouveau moteur physique très exigeant et qui ne laissera rien passer, même pas un pied qui traîne.

Mais pourquoi ne marque-t-il pas en EDF ?

Un coup de stress supplémentaire pour le joueur donc qui sera bien attentionné en défense à ne pas provoquer un penalty par inadvertance, ce qui arrivera malheureusement assez souvent sans que le joueur n’y sois pour quelque chose. Et si vous êtes concentrés en défense il le faudra aussi en attaque, puisque si l’adversaire est lui aussi à fond sur sa défense il sera plus dur de passer. Comme dans un vrai match ce sera donc à celui qui lâchera le premier. On notera tout de même la faculté de l’arbitre à distribuer des cartons jaunes comme Jesus distribuait des pains mais aussi au gardien de rater des arrêts que même ton frère avec ses jambes plâtrées suite à une baston avec un pimp du côté de Pigalle pourrait arrêter.

Mais pourquoi n'est-il pas titulaire en EDF ?

Une passe, 50 €

Graphiquement, le jeu n’a pratiquement pas évolué. On retrouvera toujours les visages des stars, mais souvent aussi des visages génériques pour certains joueurs de leur équipe, qui sans être aussi connus qu’eux ne sont pourtant pas anonymes. Un carton jaune pour EA sur ce coup-là. Pareil pour les petits temps de chargement où le jeu nous propose des gros plans des joueurs la plupart du temps de dos ou bien carrément du maillot jusqu’au menton, gaynial. Et lorsqu’on voit les joueurs de face, on aperçoit leurs yeux façon strabisme aigu et limite yeux blancs façon L’Exorciste. Bon visiblement, le stagiaire a passé plus de temps aux chiottes que sur son bureau. Toujours son point faible, les menus de ont certes été modifiés, mais sont toujours aussi lourdingues et blindés de chargements dont on se demande toujours l’utilité.

J'adore son nom : Demba Ba. J'aurais pu faire une blague facile, mais je me suis retenu.

Si dans l’ensemble la partie solo dans sa conception n’a pas trop évolué, la partie multijoueur, elle, possède un atout charme : les championnats. En effet, fini de jouer juste pour jouer et ne jamais être récompensé : que ce soit en 1vs1 contre un inconnu ou même contre un ami, vous aurez un système de division. Elles seront séparées : une pour les inconnus et une par ami. Vous aurez donc un nombre de matchs précis à faire par saison et aurez besoin d’un nombre minimum de points pour descendre, rester ou monter de division, et ainsi faire briller votre blason. M’enfin vous pouvez changer de club à tout moment et c’est fort dommage.

J’en profite aussi pour préciser que des défis seront proposés pour les joueurs connectés, ils seront changés tous les 72h environ et seront calqués sur l’actualité. Tout ceci vous rapportant de l’expérience, que vous cumulez également en faisant des matchs classiques. Malheureusement cette expérience se révèle assez inutile vu que vous ne débloquerez pratiquement rien d’intéressant.

Arjen Robben, l'homme de cristal qui voit rouge.

Das ist la fin

Certains sont blasés parce que c’est trop dur et d’autres, comme moi, adorent ce FIFA justement parce qu’il est devenu plus complexe a maîtriser. Ajoutant une tension supplémentaire, mais aussi des prises de risque pour le joueur, FIFA ne se repose clairement pas sur ses lauriers côté gameplay et nous propose un vrai challenge qu’il sera dur de maîtriser. Ceci n’écourte pas mon bonheur, mais va falloir quand même bosser sur ces menus à chier, sur les points d’expérience inutiles, les chargements intra-menus et des modélisations feignantes, ainsi que l’arbitrage, autrefois laxiste (non ceci n’est pas un nouveau courant politique de l’Est) et permissif, et maintenant trop strict. Encore une belle édition que voilà, les fans de foot ne peuvent que se réjouir de ce FIFA 12 !

 

PXL SCORE : 95 %

  • Un gameplay très plaisant bien que difficile à prendre en main
  • Le multi en ligne bien pensé
  • Jouez avec Santos ou l’Anzhi Makachkala
  • Écrase PES
  • Qui a pondu ces menus ? HEIN QUIIIIIIIIIIII ? WHAT’S IN THE BOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOX ???
  • Modélisation des joueurs de bas étage
  • Points d’expérience inutiles
  • Le mode Ultimate Team vraiment mauvais

Un commentaire »

  1. svan 18 octobre 2011 à 11 h 48 min - Reply

    Y’a plus qu’a pratiquer!

    +100000 sur le côté concentration intensive des matchs! c’est vraiment chaud chaud au bout de 3 matchs!

Laisser un commentaire »

Bad Behavior has blocked 832 access attempts in the last 7 days.