L’heure est grave. Elle passe limite dans les infrasons… La fin du monde approche, les signes ne trompent pas. Les étoiles s’alignent, les grands anciens se réveillent, et Bioware nous sort un jeu limite moyen. L’usine à hits est en panne ?
L’intro nécessaire
Le premier Dragon Age était une vraie claque. Un renouveau dans le style western RPG qui avait tendance à être un peu trop lisse. Une très bonne histoire, des persos mémorables et un gameplay aux petits oignons servis sur un lit de réalisation excellente composaient un plat d’une rare saveur. Dans Dragon Age 2, on dirait que la sauce a tourné…
Pourtant on ne pouvait qu’avoir la puce à l’oreille tant les DLC plus mauvais les uns que les autres s’enchaînaient, ne procurant que de la baston insipide et des aventures aussi creuses que le crâne de Justin Bieber (ça c’est du tag gratuit). Bon Dragon Age 2 est quand même d’un plus haut niveau que ces susdit, néanmoins il reste inférieur à son aîné, voire à pas mal de RPG récents.
Et on démaaaaarre une aaauuuuuutre histoaaaaare !
Dragon Age II n’est pas vraiment la suite du premier. L’histoire se déroule après l’enclin, mais dans un endroit lointain où les engeances n’ont eu que peu de prises. Le héros du jeu est un humain (ou une humaine) du nom de Hawke, réfugié de Lothering, une des premières villes traversées par le Gardien des Ombres et sa clique, avec sa petite famille dans la ville de Kirkwall. Le jeu nous conte son ascension, du statut de petite crotte échouée à celui de héraut de la ville. Alors dit comme ça, ça a l’air bien, mais la narration est tellement mal fichue qu’on s’ennuie assez vite, que je vous explique.
Veuillez suivre la flèche.
Ce qui fait un bon RPG, c’est une bonne histoire, des persos intéressants, un background fouillé, des stats partout, des combats épiques et une liberté d’action suffisamment large pour qu’on aie au moins l’impression de décider du chemin à prendre. Dragon Age 2 n’est pas dépourvu de tous ces atouts, mais certains manquent cruellement et d’autres sont sérieusement amputés.
L’histoire est relativement sympathique et se laisse suivre, mais on n’a pas vraiment d’emprise dessus, les choix sont plutôt limités et ne déterminent que des suites de quêtes la plupart du temps insipides, a part le choix final déterminant du destin (ouhlà !) de la ville. Les personnages sont malheureusement assez clichés, et à part Varric le nain, ne laisseront pas une empreinte indélébile dans votre esprit comme pouvaient le faire Morrigan, Zevran ou Sven par exemple. Le background est toujours aussi intéressant, mais le monde à explorer est vraiment tout petit et se limite aux quartiers de la ville de Kirkwall ainsi que la campagne environnante (enfin, des chemins de campagne, en réalité). Et c’est là qu’apparait le gros problème de DA2, la liberté d’action est extrêmement restreinte. Dans le premier, les grosses quêtes pouvaient être réalisées dans n’importe quel ordre et déterminaient un certain nombre de choses (l’apparition d’ennemis, la guérison d’un type permettant de faire des trucs ailleurs, mais mieux, etc.) par contre ici, on se contente d’enchainer les « quêtes » qui se résument la plupart du temps à suivre un marqueur, de buter des ennemis à la chaîne, de récupérer une babiole et de revenir. Pas d’enquête, pas de choix, ou alors vraiment des choix idiots. Le pire étant que même s’il faut enquêter, le chemin est intégralement balisé, il est impossible de se perdre, casual ?
Les dialogues se résolvent toujours avec des choix multiples, mais on n’a pas vraiment l’impression que ces choix influent sur la suite du dialogue, qu’on soit agressif ou mielleux, la plupart du temps on n’aura pas vraiment d’impact sur l’interlocuteur et c’est bien dommage. Mention spéciale aux Qunaris, plus intransigeants et butés que Teal’c sous antidépresseurs.
Vous devez réunir votre groupe avant d’aller plus loin
la roue vous permet de sélectionner au mieux les actions à entreprendre, mais se révèle au final assez peu utile.
Passons à un autre truc qui fâche, le baston. Alors, oui, c’est joli, y a des effets spéciaux partout, ça bouge bien mais à jouer c’est limite catastrophique. En mode normal, les compagnons se débrouillent suffisamment bien pour expédier la plupart des combats en un clin d’œil. Du coup, c’est un peu comme avec l’histoire principale, on n’a pas l’impression de servir à grand chose et on se laisse guider. Les combats n’ont d’ailleurs aucun sens, les ennemis poppent de n’importe où comme dans n’importe quel mmo coréen et les stratégies d’approche discrète ne servent à rien. La classe de voleur est plutôt une classe d’acrobate ninja mal foutue. Et puis franchement, on ne peut que crier au scandale quand, pendant une baston impliquant une dizaine de mobs, des passant se promènent au milieu du champ de bataille comme si de rien n’était. L’immersion est, comment dire, un peu loupée pour le coup. En fait de RPG on se retrouve plutôt avec un hack n’slash dans les mains, et on ne peut que se dire qu’il y a tromperie sur la marchandise.
Mais bon se battre et tout ça, ça rapporte des sous et des XP, et on se dit qu’on va pouvoir améliorer ses talents et tout, alors oui. On peut sélectionner un certain nombre de talents et améliorer ses statistiques ainsi que celles de nos compagnons et déterminer une certaine orientation par personnage, ouf !
Mais il est en revanche impossible de les équiper d’armures différentes, on ne peut donner à nos compagnons que des armes et des bijoux. Leur armure s’améliore au fil du temps et des quêtes accomplies.
Tout le linteau de la cheminée en capsules de cannette de bière, c’est d’un beau !
Techniquement le jeu est cependant assez joli. La ville de Kirkwall est superbement détaillée même si elle ne respire pas la joie de vivre, et bénéficie de tout un tas d’effet next gen, qui donnent un peu de brillant et de relief aux lieux. Les personnages sont assez détaillés mais on a parfois des grosses textures pourries qui gâchent un peu le tableau (notamment les armes qui sont grossièrement détaillée, ça jure un peu). Du coup, on est un peu circonspect. A part durant les combats, qui sont quand même chiants à jouer, on n’a pas vraiment un jeu plus beau que son prédécesseur. Et quand il l’est c’est pas franchement classe. De plus, les environnements manquent sérieusement de variété et le recyclage de grottes vous filera la nausée au bout d’un moment.
Mon cœur saigne, j’ai bobo.
Alors oui, je suis amer, mais je suis juste. Avec Dragon Age : Origins, Bioware nous avait sorti le grand jeu, beau, riche, intéressant, et là ils nous sortent une suite baclée, mais qui a quand même quelques petis atouts. On sent qu’ils ont voulu développer une histoire sur plusieurs tableaux et l’histoire de Hawke aura certainement une implication à plus grande échelle dans une suite prochaine, mais on voit qu’on est sur des rails et cela nuit beaucoup à la narration.
Pour conclure, Dragon Age 2 n’est pas si mauvais, mais ce n’est pas le hit attendu. On peut faire le parallèle avec Mass Effect, le premier installait des composantes RPG et le deuxième mettait l’accent sur le combat et la narration et ça passait très bien. Là, c’est pareil, mais ça passe pas. La faute à une réalisation bancale et paresseuse, une simplification mal venue du système de jeu, et surtout un manque d’epicness, quoi. Reste un background solide et intéressant, et une histoire qui se suit quand même et qui laisse présager un troisième numéro, qui sera, je l’espère d’un meilleur tonneau.
Clairement pas indispensable, mais si vous êtes fan du premier, attendez une baisse de prix avant de craquer…
Ah oui, et puis faudrait arrêter de se foutre de la gueule des gens avec les DLC, mais bon, si y a des cons pour acheter…













Totalement de ton avis concernant les DLC, y’a des cons pour acheter.
Même si je peux importer ma sauvegarde du premier Dragon Age, je dois avouer que pour le moment tu as bien calmé mon envie d’essayer cette suite. Super le tag gratos
Oh le fourbeeeee ^^
« si y a des cons pour acheter… »
Après tout sa les regarde, c’est Dans Leur Cul…!
Le pire c’est que sa me fait rire…
Ok je sors…!
Ben les DLC, ça me fait moyennement rire en fait, déjà t’en as un qui était dispo avant la sortie du jeu (avec Prince pd , le héros du gouter) et que à mon avis si ce Dragon Age est de ce niveau c’est parcequ’ils ont vu que les DLC marchaient et qu’ils avaient pas besoin de s’emmerder à faire un truc bien pour le vendre…
Ah les RPG fanboyz
Ne non, c’est pas les DLC qui me font rire, sa me fait vomir (je l’ai déjà déplorer en commentaire) c’était ma blague pourrie ^^
je trouve que le jeux de rôle devrais rester que sur pc enfin c’est mon avis ^^
Oui en effet ça se défend sur certains titres (surtout RPG Occidentaux), mais peux tu étayer un peu plus ton avis?
Les RPG ont leur place n’importe où, le jeu vidéo ne doit pas être cantonné à une case… ce qu’il faut surtout c’est que les boîtes de prod arrêtent de prendre leur clients pour des jambons…