[Test] Dissidia 012 [Duodecim]: Final Fantasy (ouf) sur PSP

Laurent 1 avril 2011 6

Il y a deux ans sortait Dissidia , mélange improbable de jeu de baston avec les héros et antagonistes de la série . Le concept était accrocheur, et la réalisation splendide.

Aujourd’hui sort []: , une suite qui n’en est pas vraiment une, mais un titre qui est vraiment long. Que nous réserve ce nouveau volume ?

A défaut de Penelo, s'occupe de Terra.

Le bien VS le mal (ouhlà)

 

cloud est toujours aussi taciturne et Tifa un nouveau personnage de choc !

En fait, Duodecim est plutôt une complétion qu’une véritable suite, déjà, sachez que si vous avez loupé le premier épisode, il est présent intégralement dans cet opus, une excellente surprise, donc. Mais rappelons d’abord le concept du jeu. Dissidia, est un gros melting-pot de Final Fantasy. Le scénario est d’une apparente banalité, jugez plutôt : L’ordre et le chaos se vouent un combat éternel, leurs dieux, Cosmos et Chaos se battant par champions interposés.Cependant, les champions du chaos semblent prendre inexorablement plus de puissance et Cosmos perd le combat petit à petit. Cosmos invoque donc de nouveaux héros qui vont devoir se bastonner joyeusement afin de rétablir l’équilibre. Sauf que…

 

On prend les mêmes et on recommence

 

Dissidia permet de rejouer des affrontements mythiques de la série, mais de n'importe quel côté.

Le jeu se découpe en trois grandes parties, le mode histoire, qui permet de découvrior les tenants et aboutissants de la lutte, le mode combat, en un contre un ou en tag, et le mode online, qui permet de jouer en local contre ses amis. Le roster s’est un peu étoffé avec six nouveaux personnages, ajoutant dans la mêlée de Final Fantasy XIII, Vaan du XII, Laguna du VIII, Kain du IV, Tifa du VII et du X, en plus des 22 déjà présents, plus 2 nouveaux cachés, Gilgamesh (présent depuis Final Fantasy V) et Prishe (personnage d’un add-on du XI). Autant vous dire que faire monter tout ce petit monde au niveau 100 vous prendra du temps (et sera relativement inutile, mais bon, quand on aime).

Quoi ? On prend des niveaux ? C’est pas un jeu de combat alors ?

Ben si, mais à la sauce Final Fantasy. Chaque combat remporté vous permettra de gagner des niveaux et des points divers qui permettront d’améliorer les personnages, en débloquant de nouvelles aptitudes, magies, et en boostant les caractéristiques. Du nouvel équipement sera mis à disposition au fur et à mesure des niveaux pris et augmentera les points de vie et de bravoure du héros.

 

Si tu n’as plus de bravoure, gare à tes fesses !

 

parmi les nouveaux personnage, Prishe a beaucoup de classe.

Le système de combat est sensiblement le même que dans le premier Dissidia, et est simple à prendre en main mais difficile à maîtriser, d’autant que les personnages gagnent de nouvelles aptitudes régulièrement. Le principe en tout cas est simple, les combattants ont deux jauges principales, leur jauge de bravoure, chiffrée, et une barre de vie. Les personnages ont deux boutons d’attaque, une attaque de bravoure, avec le bouton rond, qui entame la jauge de bravoure, et une attaque HP, avec le bouton carré, qui dégomme les points de vie. Pour remporter la bataille il faut faire descendre la barre de vie à 0, mais les dégâts infligés à la barre de vie sont proportionnels à la bravoure accumulée. Les attaques de bravoure la volent à l’adversaire et font augmenter d’autant notre propre jauge, et quand l’ennemi tombe à 0 il passe en break et est complètement vulnérable, ces attaques ne pouvant plus voler de bravoure pendant un certain temps qu’il faut mettre à profit pour accumuler au maximum ces points et déclencher une attaque HP dévastatrice. On peut évidemment se défendre et esquiver les coups, via une combinaison de boutons, et durant le

"ça c'est pour m'avoir laissé tomber pour Aeris !"

combat une autre jauge se remplit, la barre d’EX qui permet de lancer une super attaque HP plus puissante mais nécessitant une manipulation différente pour chaque personnage, c’est l’équivalent des Limit Breaks instaurés depuis final Fantasy VII. Grosse nouveauté de Dissidia 012, on peut faire parfois intervenir un allié pendant le combat, ce qui permet d’enchainer les combos ou au contraire de se sortir d’une situation délicate. En tout cas, les combats sont splendides, les personnages virevoltent, fuient, s’évitent, s’enchaînent dans un festival d’effets spéciaux et c’est techniquement remarquable. Chaque personnage dispose de suffisament de techniques et de coups pour se sortir d’à peu près n’importe quelle situation et des ajustements ont eu lieu sur les anciens personnages afin de rendre le tout à peu près équilibré.

 

Le mode histoire, tout ce qu’il ne faut pas faire quand on veut en raconter une.

 

BArtz, en tant que jobmaster résupèrera des attaques de plein de personnages (même le ragnarok buster de Laguna)

Aussi plaisant que Dissidia soit à jouer, le mode histoire est tout de même relativement rébarbatif, du moins au début. En effet, l’histoire est pour le moins confuse sinon très obscure, on ne sait rien de la présence des personnages dans le monde où ils sont, et en fait, eux non plus. Mais petit à petit, un embryon de scnéario fait son apparition et grandit de plus en plus jusqu’à un final épique et de très bonne facture. Du coup je ne vous dirai rien, découvrez-le, au final c’est plutôt chouette mais il faudra vraiment s’accrocher. Après, si c’est juste le combat qui vous intéresse, vous pouvez très bien passer toutes les cinématiques… Dans le déroulement, le mode histoire est divisé en chapitres dans lesquels on contrôle un personnage différent se baladant sur une carte assez grande, avec des portails à franchir. Quand on passe un portail, on bascule à la vue en damier du premier dissidia, et on se déplace de case en case. Quand on rencontre un ennemi, sur la carte, ou sur une case, on bascule en mode combat et en avant ! Les combats font gagner des sous qui peuvent être dépensés directement puisque le magasin est dans le menu de customisation. Les armes et les accessoires les plus intéressants par contre sont vendus par des Mogs, qui eux n’apparaissent que sur la carte du monde et n’acceptent d’être payés qu’en Kupo Points, ou KP, qu’on obtient en enchainant les combats dans les donjons.

 

Allez, ma petite PSP, tu peux y arriver !

 

Cecil, la classe à Dallas

Le jeu est splendide, mais on va dire qu’on arrive au bout des capacités technique de la console, puisque hors combat on assiste parfois à des ralentissements inexplicables, notamment lors des déplacements sur la carte du monde. Avec Yuna, c’est assez insupportable, car elle invoque un truc à chaque pression sur rond. Mais ce n’est pas là que se situe tout le sel du jeu et ce problème technique est relativement acceptable. Par contre la batterie de la console en prendra un sérieux coup. Au chapitre des reproches, on pourra aussi constater une difficulté assez mal dosée, puisque vous serez plusieurs fois confronté à un ennemi très puissant sans avoir eu la possibilité de faire de level up avant, et au début du jeu, alors qu’on ne maîtrise pas du tout le système de combat, ça peut être très frustrant. Mais ces combats obligeant à utiliser toutes vos ressources sont aussi très formateurs. De plus les points d’xp engrangés comptent quand même en cas de repli et ne font plus perdre de points d’aptitude comme dans le premier Dissidia, donc au final, perdre c’est gagner un peu.

 

Baston dans la maison

 

Gilgamesh, no comment.

Le mode Online est aussi très bien foutu, on peut combattre avec ses amis en local avec des persos préboostés à un niveau donné, ou alors avec ses propres combattants montés de toutes pièce avec amour. Contre un adversaire humain, les combats ont plus de pêche et sont aussi plus équilibrés que contre l’ordinateur qui a tendance à agir bizarrement de temps en temps et à être relativement prévisible. Et puis bon, un jeu de combat, sans multijoueur, ça n’aurait aucun sens, quand en plus c’est bien fait… Les combats en multi améliorent évidemment les personnages utilisés.

 

Pour conclure, Dissidia 012 Duodecim est un très bon jeu, indispensable si vous aimez Final Fantasy, encore plus indispensable si vous n’avez pas le premier. Beau, riche et d’une durée de vie exceptionnelle, c’est encore une réussite sur PSP. Bon la prochaine fois, faudra mettre encore plus de personnages avec plus de trucs de partout, mais l’effort est louable. Une version HD monsieur Square-Enix pour nos grosses consoles ?

6 Commentaires »

  1. Alex 1 avril 2011 à 10 h 37 min - Reply

    Pitié, pas de version HD. Des RPG et des Square Enix on en bouffe presque plus que les FPS…

  2. Fred 1 avril 2011 à 10 h 55 min - Reply

    Oui ok avec toi, mais ce n’est pas le premier à réclamer ce genre de chose. Tout comme pour 3rd Birthday même le développeur aurait préféré le faire en HD

  3. Laurent 1 avril 2011 à 18 h 17 min - Reply

    ben d’une part, je pense que ça claquerait pas mal, c’est dajà super impressionnant pour de la psp, et ensuite, ce n’est pas à proprement parler un RPG, plutôt une sorte de jeu de baston avec évolution des persos…
    Après, il s’adapte très bien au format portable, les combats sont en général assez courts et donc on peut en faire un ou deux le temps d’un trajet. N’empêche que sur un grand écran, ça donnerait forcémement un truc bien…

  4. Fred 1 avril 2011 à 18 h 59 min - Reply

    Bah j’pense que la c’est pour tester la série et le succès et si ça marche vraiment ils le feront sans doutes

  5. Alex 1 avril 2011 à 19 h 18 min - Reply

    Ou bien ils continueront sur NGP.

  6. Laurent 5 avril 2011 à 14 h 47 min - Reply

    par contre un scénar compréhensible, la prochaine fois, merci…

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