
Les assassins dans le jeu vidéo, ce n’est pas ce qui manque. Et ce n’est clairement pas cette fin d’année qui me fera mentir. Entre Hitman Absolution, Assassin’s Creed 3 et notre sujet du jour Dishonored, nous sommes gâtés.
Depuis ma preview post-E3, ma patience était mise à rude épreuve. Background intéressant, mécaniques de gameplay prometteuses, esthétiquement grandiose, bref tout ce qu’il faut à votre serviteur pour devenir ultra impatient au point de le vouloir tout de suite quoi qu’il en coûte.
Le jeu enfin arrivé, le supplice pouvait enfin se terminer. Mais est-ce que ce dernier allait laisser la place à un autre encore plus douloureux? C’était sans compter sur le savoir faire magistral des Français d’Arkane.
A force on va croire que je suis devenu trop gentil, que tous les titres trouvent grâce à mes yeux. Mais que voulez vous que je vous dise? Quand le boulot est bien fait il serait idiot de chercher la petite bête pour le simple plaisir de casser comme on le voit encore trop souvent.
Enfin un vrai nouvel assassin. Enfin j’me comprends…
Niveau rappel de l’histoire on va faire court, vous incarnez Corvo anciennement garde du corps de l’impératrice et de sa fille, je dis anciennement car très vite votre protégée sera assassinée sous vos yeux et la petite Emily enlevée. Malgré votre innocence réelle, tout vous rend coupable de ce meurtre et de cette disparition. Conséquence de tout cela, vous serez emprisonné. Lors de votre détention vous apprendrez que tout ce qui vient de se passer n’est autre qu’un gros complot pour renverser le pouvoir sur Dunwall et que vous n’êtes qu’un bouc émissaire. Très vite vous aurez la possibilité de vous échapper de votre cellule et rejoindre ce qui semble être un groupe de résistants. Vous venger et faire éclater la vérité est à présent votre leitmotiv, et vous passez du statut de garde du corps à celui d’assassin. A côté de cela vous ferez la connaissance de l’Outsider qui vous marquera de son sceau, vous conférant des aptitudes et pouvoirs magiques qui seront fortement utiles pendant vos missions.
Ce qui frappe de prime abord dans Dishonored, c’est cet univers crédible et totalement original.
Dunwall, le théâtre des évènements dépeints dans le jeu, est un impressionnant mélange entre un Londres époque victorienne et des codes Steampunk. Outre la beauté des décors et des textures, c’est une réelle réflexion d’architecte qui ressort de cette bourgade gangrenée par la peste et la misère où la différence des classes sociales est nettement marquée.
Honneur à la Replay Value
Le plus fort dans tout cela, c’est aussi le travail de Level Design qui lui est lié et qui vous offre une réelle liberté de mouvements et de choix stratégiques. Globalement, tout ce que vous voyez à l’écran et accessible. Libre à vous de choisir votre angle d’attaque et la façon de mener à bien vos missions. Tous vos choix, même les plus insignifiants auront une incidence tôt ou tard sur la suite de l’aventure et sur sa fin. A l’instar de Spec Ops The Line, peu importe les choix, les conséquences sont rarement toutes noires ou toutes blanches, et devoir subir les conséquences de vos actes ne fait que renforcer l’immersion et l’implication du joueur.
Je vous prie de croire que lorsque l’on s’aperçoit de l’étendue des possibilités qui nous sont offertes on est littéralement atteint de vertige. Tout vous est possible (ou presque). Tuer tout le monde ou pas, de diverses façons, discrètement ou non. En utilisant une arme létale, ou un pouvoir. Vous occuper de toutes les missions facultatives ou ne pas en tenir compte. Bref, l’histoire est là, avec ses embranchements et fins, à vous de la faire évoluer à votre rythme et goût.
Je sais que beaucoup de titres nous l’ont promis, et d’amères déceptions ont suivi, mais dans Dishonored ce rêve est exaucé. A chaque joueur son expérience. Je plains le gars qui va devoir faire un guide ou une soluce.
Dishonoreeeed c’était les corooooons
Il est bien de parler de possibilités étourdissantes, mais il est encore mieux d’expliquer tout ceci un peu plus en détails.
Et l’attention aux détails dont a bénéficié ce titre relève du travail d’orfèvre, que ce soit dans la réalisation graphique (meilleure sur PC) ou sonore, dans les effets de pouvoirs, dans les détails de l’histoire et des objectifs dissimulés un peu partout (audiographes, livres, conversations,…). Être curieux dans Dishonored est souvent synonyme de belles découvertes plus ou moins importantes. De plus, les conversations que vous surprendrez et qui vous délivrerons des indices et autres secrets ont été écrites pour éviter le syndrome du “aussi évident que le nez au milieu de la figure”. Mais si, vous savez quand un PNJ vous révèle l’emplacement d’un trésor en le criant sur tous les toits sans la moindre discrétion! Bref, ce genre de moment là dans Dishonored, ça n’arrive pas du tout.
J’ai rarement vu autant de soin apporté à la création d’un univers, si ce n’est pour le premier Bioshock.
En parlant de soin, les actions et combats (même s’il est globalement possible de s’en passer la majorité du temps) ne sont pas en reste. Contrairement à pas mal de jeux actuels, les ennemis que vous rencontrerez n’hésiteront pas à attaquer en groupe et vous encercler. Une bonne maîtrise de vos pouvoirs et capacités est ici nécessaire pour vous sortir des pires situations sans trop de dégâts.
Et hop un coup de lame, hop une téléportation (appelé ici clignement), je pose une mine, passe derrière un ennemi. De nombreuses possibilités sont offertes, le sang froid et l’étude du terrain vous aideront à bien les utiliser.
Alors qu’elle m’avait un peu effrayé lors de ma preview, la roue des pouvoirs a, semble-t-il, été un peu retravaillée et est devenue moins capricieuse et bien plus agréable à utiliser, surtout lors de moments bien tendus. Il est important de noter que l’utilisation de cette roue ne fait que ralentir l’action du jeu mais ne l’arrête pas.
Parmi les capacités offertes, on retrouve la possibilité de prendre possession d’être vivants (ennemis, rats, poissons,…), de ralentir le temps, de voir à travers les murs, de faire apparaître une nuée de rats, etc.
L’IA et le comportement de vos ennemis est elle aussi agréablement surprenante, bien plus humaine que dans d’autres titres du genre. Vous planquer quelques secondes lorsque vous vous êtes fait repérer ne vous aidera quasiment jamais. C’est qu’ils sont tenaces ces gardes et loin d’être cons. Je vous conseille vivement de cacher vos cadavres, de faire gaffe à ce qu’on ne remarque pas la disparition d’un objet, et bien d’autres choses encore. Retenez aussi qu’être incarné en rat ne vous protégera pas des humains.
Conclusion
Avec Dishonored, Arkane nous propose un univers aussi soigné qu’original, intelligent, crédible, fourmillant de détails où l’implication du joueur va bien plus loin que beaucoup d’autres jeux du genre. Ajoutez à cela une réalisation et une esthétique proche de l’oeuvre d’art, un déroulement passionnant, une durée de vie plus que raisonnable (variable selon votre façon de l’aborder) et une replay value forte. Au final on se trouve face à un jeu majeur qui mérite de faire référence dans l’histoire du Jeu Vidéo.
[checklist]
- Y jouer
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[badlist]
- Ne pas y jouer pour se reserver pour un certain assassin à capuche.
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Bon ba du coup je lui dobnne rendez-vous dans un an! Il a l’air vraimment intéressant ce jeu.
PA… j essaierai de le finir avant ton arrivé pour te passer ma copie
Y_Y (Larmes de joie que tu ne peux pas voir)
Et dans le pire des cas je pense qu’il y a ma copie qui pourra servir (vu qu’en plus j’pense me le payer sur PC une fois que j’aurai le pc qui va avec ^^)
J’ai bien fait de me le prendre sur pc celui là alors. Faut dire pour 32 euros FDPI fallait pas trop hésiter !
C’est clair qu’avec une bonne config il est juste à tomber sur PC (même si la version console est loin d’être moche)
Ah ben le test m’a convaincu, on va essayer de trouver une version PC
et tu as bien raison Titiks!! : )