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Des vers même dans tes céréales.
Worms c’est un jeu où des vers de terre avec une voix stupide s’affrontent à coup de grenades, bazookas ou moutons explosifs sur des maps en carton. D’ailleurs Worms c’est un peu toute ma vie. Tout petit déjà j’adorais les petits vers qui bouge dans tous les sens. Une passion partagée par un grand nombre de personnes sur cette planète. Et Team 17 l’a bien compris, c’est pour cela qu’après nous avoir tartiné de trois Worms en 3D assez moyens, le studio d’Osset nous livre un Worms Reloaded tout en 2D, neuf ans après Worms World Party.
Un ver de terre peut-il muer ?
Autant vous dire que pour ce retour aux sources on s’attendait à du lourd, de l’innovation, des trucs qui fassent lever les vers. Mais un jeu comme Worms peut-il évoluer ? Alors bon quand on voit 14 nouvelles armes (parmi 40 proposées), 20 voix inédites (70 en tout), de la HD, des chapeaux, du multi-joueur revu et des matchs avec seulement quatre vers par équipe (contre 8 dans WWP). On est en droit de faire un peu la gueule. Bon évidement il y a les anciennes voix, les anciennes armes et puis c’est toujours mieux que le contenu qu’on avait dans le Mayhem par exemple. Je ne vais pas vous cacher que Worms Reloaded c’est un peu du réchauffé et qu’il faudra soit être un fan hardcore (un peu comme moi) soit un nouveau joueur pour ne pas avoir l’impression de se faire voler légalement les 20€ demandé pour y jouer. Heureusement lorsqu’on lance une partie c’est joli. Les animations sont super fluide, les backgrounds dynamiques sont très sympa (même si il manque de la variété dans les différents décors) et les effets de particules rendent vraiment bien, de plus on se régale du point de vue sonore avec des sons très typés mais très efficace pour ce jeu. Par contre la musique on peut vite l’oublier, m’enfin c’est du Worms on est habitué, puis les menus et l’interface ne sont absolument pas pratique. Bref du point de vue de l’ambiance visuelle et sonore c’est un plaisir de redécouvrir ce Worms remasterisé au gout du jour.
Ca bouge comme dans ton slip
Le gameplay a lui aussi subit quelques améliorations notables.
Première chose, si vous étiez jadis un dingue de la corde ninja, sachez qu’il est aujourd’hui bien difficile de faire un 360 avec backflip arrière et triple axel retourné. La corde ninja est aussi souple que votre grand-mère dans son potager. C’est simple, on galère à retourner son Worms pour atteindre une nouvelle hauteur, ce qui se ressent grandement lorsqu’on tente un coup fourré (aux vers) avec cet instrument. Idem pour le Jet pack dont la durée de vie est tout simplement ridicule : plus moyens d’aller à l’autre bout de la map pour poser votre dynamite, là le jet pack ne vous servira qu’à prendre un peu de hauteur (et encore). Pour le reste ça ne change pas vraiment, à part les missiles des raids aériens qui peuvent maintenant être déviés de leur trajectoire à cause d’une explosion d’un autre missile en altitude et les nouvelles armes comme l’électroaimant protecteur ou la tourelle défensive sortie de Worms 4 Mayhem.
Une IA de ver comme en vrai.
Passons maintenant aux différents modes de jeux et commençons par la partie solo du titre, qui est juste décevante. Alors qu’on s’attendait à une bonne campagne bien hardcore à l’ancienne on se retrouve ici avec quelque chose de mou, ennuyeux, avec une IA prévisible au possible et complètement aléatoire. En effet un vers ennemis pourra vous balancer une grenade à l’autre bout de la map et vous tuer mais elle pourra aussi tirer au lance-roquette sur un obstacle placé à 2 millimètres et se tuer toute seule, du moins dans la campagne solo. Car il est vrai que pour tout ce qui est partie personnalisé et la campagne alternative Warzone, l’IA difficile n’hésitera pas à utiliser autre chose que le couple grenade/bazooka (comme dans Worms Mayhem) pour vous avoir apportant ainsi une certaine diversité dans les actions de l’ordinateur. On notera aussi une espèce de mode survival où il faut survivre à des vagues de Worms de plus en plus forte avec un seul vers et un mode forteresse pas super intéressant. Enfin pour le multi en réseau (local dispo aussi), le matchmaking est malheureusement peu intuitif (menus pourrave oblige) et on ne peut pas dire qu’il y ai foule sur les serveurs. Mais une fois que l’on a trouvé quelqu’un avec qui jouer l’expérience de jeu est très bonne et on s’amuse dix fois plus qu’avec l’IA du mode solo.
Au final même si ça fait plaisir de retrouver les Worms en 2D, Worms Reloaded, il faut bien reconnaitre, n’apporte pas grand-chose à la série, mise à part une refonte graphique et sonore notable; les rares modifications de gameplay étant à côté de la plaque et le solo bien en dessous de ce qui se faisait il y a neuf ans, aussi bien en terme de difficulté que de fun. Team 17 « Sauve qui peut! ».








