J’avoue je me suis un peu enflammé et j’ai fait un gros craquage en me prenant ce Tron Evolution en import, quel sens de la dévotion cet Alex. Ai-je bien fait de claquer autant de pognon pour un jeu de cette trempe ? Définitivement non, et j’apprendrais de cette erreur. Malgré ça je ne pourrais m’empêcher d’aimer les jeux moyens, allez savoir pourquoi, de la compassion pour le travail de tous ces gens ? Passons en revue ce jeu de pochtrons. AHAH.
The Greed
Le jeu nous annonce directement la couleur : on utilise l’Unreal Engine. YOU GOTTA BE KIDDING ME. Allez savoir même si ce n’était pas écrit je l’aurais vite ressenti. On se retrouve donc dans une sorte de TPS en pilotage automatique avec un easy-lock et une caméra souvent capricieuse vu les capacités athlétiques de votre personnage qui s’amusera à pratiquer le Parkour à tout va. Avec l’aide de votre disque aux multiples capacités débloquables avec le temps vous… Vous quoi ? Me semble bien que vous devrez arrêter une sorte de virus qui a tué Clu, clone virtuel du concepteur de Tron si j’ai bien compris. Le tout est assez mal raconté, surtout moi qui n’ai jamais vu le premier film et pas le second puisque pas sorti en France.
Vous tabasserez donc de l’ennemi avant de subir une séquence de plateformer très librement inspirée de Mirror’s Edge avec des mouvements souples, fluides, rapides et acrobatiques avant de recommencer. Oh si vous ne posséderez que 4 disques d’attaque différents sachez que le jeu propose un système de levelling de votre personnage et de vos équipements, pour le solo et le multi. Vous enfourcherez peu souvent votre lightcycle, que vous pouvez contrôler avec le Move positionné à l’horizontal, puis pourrez jouer des sortes de tanks pour blaster à tout va. C’est pas très original et souvent mal amené.
Le jeu possède quand même quelques qualités comme par exemple un système de recharge de vie en courant sur des barres bleues sur les murs pour recharger plus vite votre barre qui de toute façon se rechargera toute seule en période de calme, 21st century style. Même système avec des plots au sol pour votre barre de force. Tout ça sans compter sur les qualités artistiques du jeu, avec en première ligne des graphismes assez lisses et surtout très plaisants à regarder avec ces couleurs flashy/néon sur fond noir qui je vous l’avoue m’ont fait acheter ce jeu en espérant y trouver quelque chose d’intéressant derrière. Si ces tons digitaux et résolument modernes et finalement peu ou pas utilisées à l’heure actuelle vous attirent, l’ambiance graphique et sonore se mariant extrêmement bien avec notamment 2 morceaux de la BO des Daft Punk vous attirera de la même façon. On ne pourra donc que saluer la direction artistique du jeu qui a bien fait son boulot.
Le multi, uniquement en ligne, est composé de 4 types de jeu différents jouables jusqu’a 10 joueurs. Enfin 3, vu que deathmatch = team deathmatch qui pour faire plus STYLE TAVU sont renommés en Disintegration. Ensuite un BIT RUNNER qui n’est rien d’autre qu’un capture the flag avec votre personnage mais qui drainera votre santé, tout en vous faisant harceler par les meuchants, puis POWER MONGER qui est un mode de capture de points. Le tout sur 4 malheureuses cartes (+ 2 avec votre code DLC inclus dans la boîte pour Tanks et LightCycles) dont la moitié pour les piètons et l’autre pour les Suzuki et les chars Leclerc.
Devolution
Bon le jeu est beau et l’ambiance à savourer mais alors le reste ne suis pas du tout. On s’ennuie ferme, la compréhension du scénario n’est pas aisée quand on ne connait pas bien l’univers de Tron et le mode multijoueurs est rachitique mais de toute façon les serveurs seront éteints dans un an, certainement. Entre copie libre de Mirror’s Edge et brawler terne, je ne saurais trop vous conseiller d’éviter ce jeu. Allez hop, ça c’est classé.











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