R.U.S.E |
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| Développeurs : Eugen Systems
Editeurs : Ubisoft Plates-formes : PC, PS3, Xbox 360 Testé sur PS3 Genre : Stratégie Sortie : 9 septembre 2010 |
Rating: 80%
Les + : Les ruses, la fourberie, les possibilités, l’originalité Les - : Une réalisation bien mais sans plus, les cinématiques, le solo |
Un jeu R.U.S.E. tique… Oh bah quoi…
Alors que le rouleau compresseur Starcraft 2 n’en fini plus de s’accaparer toute la couverture du monde des STR, Ubisoft sort R.U.S.E. son jeu de stratégie au système un peu atypique a base de mensonges, d’espionnages et autres plaisirs fourbes. Après des heures de jeu le temps est venu pour moi de déterminer si l’originalité du titre sera payante dans un genre un peu congestionné par les clones sans saveurs.
Encore de la seconde guerre mondiale…
Une fois n’est pas coutume, le jeu prendra place dans cette célèbre et usée seconde guerre mondiale. Vous incarnez le commandant Joe Sherridan, dans une bataille sans mercis contre le général Von Richter. Autant être franc, le scénario n’a rien de transcendant et ce ne sont pas les cinématiques de piètre qualité qui rattraperont le coup. On est loin des folies des autres titres… En même temps choisir la seconde guerre mondiale ça ne laisse pas trop de libertés.
La campagne principale vous emmènera de pays en pays au travers de 23 missions qui font plutôt office d’énorme tutorial pour les parties online qu’autres chose. D’un côté ce n’est pas un mal car les mécaniques de jeu, et toutes les possibilités qu’offre le jeu ne sont pas des plus aisés à assimiler dans un premier temps. Rien d’insurmontable pour autant.
L’apprentissage est bien aidé par une interface simple et claire et des touches bien pensées. De plus le zoom surpuissant permet aussi pas mal de choses. En effet, comme vous l’aurez sans doute déjà vu dans les vidéos de présentation du jeu, vous pourrez vous rapprocher de vos unités comme vous en éloigner au point de les voir comme de pions sur une représentation miniature du terrain de combat. Une prouesse qui donne un style un peu simpliste au tout. On aime ou on aime pas, moi personnellement je n’ai pas trouvé cela super joli.
Pas comme les autres
Dans R.U.S.E il ne sera pas question de créer des unités à tout va, de monter une base et ce genre de chose quasi habituelle dans les STR. Non ici il faudra la jouer plus finement, gérer les unités offerte en début de missions, essayer d’en perdre le moins possible. La force d’une armée ici ne se jouera pas uniquement sur la puissance de feu de celle-ci. Si vous la jouez finement et stratégiquement, un groupe de fantassins bien planqués peut venir à bout de gros Sherman sans trop de pertes. Cela étant dit certaines missions vous permettront dans certaines situations de produire des unités pour apporter un peu de renforts, de capturer des installations ennemies et vous en servir contre eux.
A première vue, R.U.S.E n’a rien d’extraordinairement original, mais une fois que les « Ruses » auront débarqués la donne changera complètement pour vos combats, autant dire que ça va saigner.
Vous aurez en tout et pour tout droit à 10 ruses différentes que vous pourrez au choix combiner ou non. Ces pouvoirs seront cependant limités dans le temps et vous devrez attendre entre chaque utilisation pour pouvoir recommencer. Au menu de ces features, vous aurez la possibilité d’intercepter des messages radios ennemis et de les traduire. Attention que l’ennemi pourra aussi utiliser ce genre d’options. Vous aurez aussi droit au silence radio et à différentes techniques de bluff vous permettant par exemple de placer sur le terrain des unités factices pour tromper l’ennemi et pouvoir les prendre à revers. Dans le même ordre d’idée, « Infos inversées » fera croire à vos ennemis que vos unités lourdes sont légère et inversement.
Ensuite viendront les pouvoirs Blitz, Espionnage et Fanatisme. Le premier augmentera la vitesse de déplacement de vos troupes de 50%, le second vous permettra d’inspecter les unités de votre adversaire et savoir si Martoni bluffe ou pas, tandis que le dernier empêchera la fuite de vos troupes et ce même si elles sont sur le point de mourir.
Vous aurez donc compris que c’est bien là que se cache la vraie valeur ajoutée du titre. Cela étant dit, ce n’est pas lors des missions du solo ou des missions spéciales que la toute puissance de R.U.S.E se dévoilera sous vos yeux ébahis.
Car si l’on ne peut reprocher grand-chose à l’IA du titre, c’est bien lors du multi que vous savourerez la jouissance de vos coups de fourbes bien préparés.
La vraie jouissance de la fourberie se passe à plusieurs.
Le titre d’Eugen Systems vous proposera des parties allant de 2 à 8 joueurs extrêmement paramétrables se déroulant sur pas moins de 23 cartes de bases. Vous pourrez choisir entre les 6 grandes factions du jeu que sont les USA, la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’URSS et l’Italie, mais aussi l’année durant laquelle se déroule la bataille. Ces choix influent bien entendu sur les unités disponibles et les avantages et inconvénients. Chaque bataille remportée en solo comme en multi vous rapportera des points d’expériences, ces derniers définissant votre grade vous permettant de vous mesurer aux adversaires à votre taille. De plus, il est bon de noter que la ruse ne se jouera pas que du coté des tactiques, car lorsque l’on sait que le plus important pour remporter une bataille est d’engranger le maximum de points avant la fin du temps imparti, cet élément deviendra vite un nouvel élément de fourberie qui pourrait très bien retourner la situation au dernier moment.
Conclusion
Avec R.U.S.E, Ubisoft et Eugen Systems nous propose un STR original et bien réalisé où l’ennui n’a pas sa place tant les possibilités stratégiques sont énormes. On ne lui reprochera qu’un mode solo un peu faiblard dans l’intérêt tant il fait surtout office de gros didacticiel. Reste plus qu’a espérer que les joueurs suivront pour ne pas finir par se retrouver à attendre des journées entières pour trouver une partie en ligne.
PS : N’ayant pas le PS Move au moment du test je n’ai pas pu tester la maniabilité du titre avec cet accessoire. Nous tâcherons d’y revenir dès que nous l’aurons testé.



