| Ah, Kratos, quel plaisir de te retrouver. Qui mieux que toi saurait nous montrer la magnificence de la Grèce antique, hum? Avec toi, on voit aussi le fond des choses, tu nous montres vraiment ce que les dieux ont dans le ventre et dans la tête, littéralement… |
Previously, in God Of War :
Souvenez vous (ou alors découvrez), le premier God of War nous mettait dans la peau de Kratos, honnête guerrier spartiate avec un léger déficit de l’attention et quelques tics de langage. En quête de vengeance pour le meurtre de sa famille, il se mit en tête d’affronter Ares le dieu de la guerre et de lui faire manger ses dents. Athéna le guida dans cette quête où il découpa en fines tranches la moitié de ce que la Grèce compte en monstres mythologiques (Hydre, Méduse, Sirènes, etc.) avant de tuer Ares dans un combat dantesque. Tuant le dieu de la guerre, il devint lui même le nouveau dieu de la guerre, mais découvrant qu’il avait lui-même massacré sa famille sur le chemin, il fut légèrement décontenancé.
Previously, in God of War II :
Kratos, donc, vengé d’une certaine manière, et n’ayant pas grand chose d’autre à faire décida de tout cramer. En tant que nouveau dieu de la guerre, il chapeauta sa nation et entrepris la conquète totale du monde antique avec ses potes Spartiates. Comme les autres dieux ne l’entendaient pas de cette oreille, il fut déchu et trahi par Zeus, puis tué, comme ça pour rigoler. Mais les entrailles de l’enfer, le fantôme de Sparte, ça le connaît, on ne lui la fait pas. Et sur une inspiration de Gaïa (une Titan, ennemie des dieux et condamnée à l’exil) il part à la recherche des sÅ“urs du destin pour revenir en arrière au moment ou Zeus l’a trahi et lui démonter la face, parce que Kratos est très colère quand il est trahison…
Sur le chemin il massacre la plupart des héros de la mythologie (Persée, Thésée, Icare, on monte d’un cran) et un quart des monstres mythiques restants.
Il parvient à ses fins, mais au moment de porter le coup fatal, Athéna s’interpose et meurt à la place de Zeus, qui court se réfugier en haut de l’Olympe avec ses frères et sÅ“urs dieux.
Il découvre qu’il est un fils de Zeus ce qui n’arrange pas vraiment ses problèmes affectifs et décide d’en finir avec cette histoire de famille en tuant le père, ça lui fera les pieds tiens…
Kratos ayant pris des cours de mythologie se dit que décemment, tout seul il n’y arrivera pas et retourne une nouvelle fois dans le passé chercher les titans avant qu’ils se fassent tuer et les ramène avec lui pour une offensive décisive sur l’Olympe.
Previously in… ah ben non… présentement in God of War III:
C’est ainsi que le jeu commence, alors que les titans gravissent l’Olympe, Kratos vissé sur le bras de Gaïa. Et comme dans les précédents jeux de la série, il devra massacrer ce qui reste, les dieux et monstres légendaires avant de finir par buter Zeus, et là il aura eu sa vengeance. Ou pas.
Je vais lui montrer qui c’est Kratos… Aux quatre coins de la Grèce qu’on va le retrouver, éparpillé petit bout par petit bout façon puzzle.
Dans les God of War, ce qui peut surprendre quand on n’est pas habitué, c’est la violence du jeu. On pourra redécouvrir les deux premiers God of War dans le pack collection, et même si ces deux opus étaient déjà bien fournis du point de vue de la violence, avec le passage à la PS3 on a aussi passé un pallier dans la boucherie-charcuterie numérique. Kratos, il tranche, il découpe, et dégraisse, il dépiaute, il énuclée, il attendrit, il éviscère, il démembre, il dynamite, il disperse, il ventile. Bref, ça tabasse en haute définition. Le sang jaillit, les plaies saillent, les tripes sortent, la sauvagerie de certains finish moves n’a pas de limites.
Et au final, c’est jouissif, mais avec un peu de recul on peut trouver ça un chouïa malsain quand même. Alors, certes c’est très « beau », mais a-t-on besoin de pouvoir compter le nombre de stries d’un quadriceps fraichement arraché?
« OUI ! » crieront en cÅ“ur les fans du fantôme de Sparte, et ils auront raison. Ce jeu n’est pas pour les fillettes, mais n’est pas pour autant dépourvu de subtilités de gameplay.
Je les soigne les dingues moi,je vais lui faire une ordonnance…
Comme dans les autres épisodes, God of War 3 nous propose de démolir les hordes d’ennemis avec sauvagerie, en utilisant des armes dévastatrices et des combos destructeurs. Il est toujours possible d’améliorer ses armes et magies grâce aux orbes rouges arrachés aux entrailles sanguinolentes des ennemis. On obtient aussi des armes secondaires, comme l’arc d’Apollon qui permet d’enflammer les ennemis, et des magies liées aux armes (les Cestes d’Héraclès peuvent déclencher un tremblement de terre par exemple).
Mais massacrer les monstres n’est qu’une partie du jeu, certes énorme et extrêmement défoulante. La progression dans les niveaux sera parsemée de phases de plateforme, d’escalade musclée, et d’énigmes variées et plutôt intelligentes, pour ce qu’on est en droit d’attendre d’un tel jeu. Les niveaux en question sont variés et dépaysants malgré une ambiance apocalyptique. On n’est pas au pays des bisounours, puisque la quête de vengeance de Kratos lui fera gravir l’Olympe de bas en haut, depuis les sombres plaines du Tartare aux jardins d’Hera (en passant par le lit d’Aphrodite, on n’est pas que des bêtes).
La mise en scène du massacre est en plus hyper dynamique et certaines mises à mort utilisent des angles de caméra audacieux qui peuvent parfois donner le tournis. On est toujours surpris par la tournure que prennent les évènements. Chaque environnement est travaillé et les salles se suivent sans se ressembler. Tout ici est cohérent et chaque mécanisme et plateforme a une raison d’être, même si on peut parfois se demander si les ingénieurs de l’Olympe n’étaient pas un peu sadiques. Je vous dis pas le bordel si jamais Zeus oublie ses clés. Et même si l’action est parfois confuse avec des myriades d’ennemis, on n’est jamais perdus, les angles de vue étant fixes, la caméra ne pose pas les problèmes qu’on peut rencontrer dans les autres jeux du genre, comme dans Bayonetta par exemple.
La musique est comme le reste du jeu, épique, à grand spectacle, et sublimant l’action, comme dans les deux premiers opus en fait.
Jeu bourrin cherche sens profond, et plus si affinités.
Pourtant, pour défouloir que soit GoW3, le titre est tout de même très pesant, l’ambiance est de plus en plus sombre, et au fur et à mesure de l’avancée dans l’histoire, on peut se demander si ça en vaut la peine. Dans God of war, il faut assumer, chaque boss abattu a une conséquence, on affronte des déités après tout. Chaque dieu représente quelque chose, et à chaque mort, une catastrophe naturelle d’ampleur apocalyptique se produit. On tue Poséidon au début du jeu, et les océans recouvrent la planète alors qu’un déluge s’abat. Plus on va progresser, plus on va détruire, et ce jusqu’à la fin. Les créateurs de Santa Monica veulent faire réfléchir les joueurs sur les conséquences de leurs actes, la violence n’apportant que plus de violence et de destruction. Ou alors, je réfléchis trop…
Quiconque ose défier la puissance de Zeus doit être puni !
Pour conclure, God of War 3 est un excellent jeu, un bon beat them all défouloir et varié, et qui propose une petite réflexion sur le sens de la vengeance. De plus, la réalisation est de haute volée, les environnements sont très détaillés, la direction artistique est cohérente et le level design inspiré. On pourra juste signaler une certaine redondance au bout d’un certain temps, comme dans tous les jeux du genre, et un certain manque de rythme arrivé au deux tiers du jeu. Il clôt la trilogie de la bonne façon, mais est selon moi inférieur au deuxième. Mais si vous aimez la baston maline et que la violence exagérée est votre trip, n’hésitez pas une seconde.
















Je viens de finir God Of War en HD et c’était juste excellentissime ! Avant de me jeter sur le second, juste une petite précision quand à l’histoire, Kratos se révolte contre Arès après avoir tué sa femme et son enfant, il ne le découvre pas à la fin. C’est en se rendant compte de cela que Kratos a compris son erreur.
oui, en effet, mais mes souvenirs du premier GoW datent un petit peu…