[Test] Motorstorm Apocalypse PS3

Alex 12 mars 2011 0

Motorstorm est une nouvelle licence proposée depuis le lancement de la et en est déjà à sa troisième itération. Plus de 2 ans après le Motorstorm Pacific Rift ses soleils et ses palmiers, remet en marche la licence dans une ambiance apocalyptique façon 2012, allons voir le monde de Paco Rabanne.

L’Apocaslip

Y’a pas à tortiller du cul pour chier droit, c’est l’apocalypse qui vous attends dans ce jeu. Attendez-vous à des modifications de tracés en permanence, certes scriptés, des canalisations qui pètent et autres déformations de terrains (qui se rappelle de Fracture ?).

Commençons donc par le mode solo qui vous offre une simili-histoire, façon d’encadrer un peu le contexte du jeu, avec des cutscenes en animation tous droits sorties de nulle part et assez mauvaises avec ses doublages ultra-exagérés et son design à vomir. Vous incarnerez, en fait non, un personnage par championnat mais ça n’aura aucune incidence sur votre gameplay et de toute façon vous zapperez à coup sur les cutscenes et donc ne connaîtrez pas l’histoire en découlant.

Le jeu comporte un sacré paquet de véhicules : dirt bike, quad, buggy, voiture de rallye, camionnette, 4×4, semi-remorque, monster truck, superbike, chopper, supermini, supercar et muscle car. Là ou le bas blesse c’est qu’a aucun moment vous ne pourrez choisir entre ces véhicules en mode solo, vous serez forcé selon chaque course à prendre un véhicule donné. En multijoueurs bien entendu, le problème ne se pose pas, mais je trouve que cela gâche un peu le mode « Festival ». Les courses se déroulent pendant une journée entière, de l’aube au crépuscule et vous permettront d’admirer le travail graphique effectué par le studio qui est vraiment impressionnant. Pour passer à la course suivante vous devrez la plupart du temps finir au moins à la 5ème place, lors de courses classiques, élimination (toutes les 15 secondes le dernier est éliminé) et compte à rebours.
Finir à la première place vous permettra de débloquer des épreuves spéciales, tandis que se qualifier (au moins 5ème) vous fera admirer les magnifiques cutscenes au choix depuis le menu, ça fait rêver. Toujours dans le mode histoire, des cartes sont dispersées sur les parcours et il faudra bien entendu les récupérer si vous désirez avoir tous les trophées du jeu, assez dures à trouver étant donné la quantité astronomique de choses affichées à l’écran, bon courage à ceux qui partent en chasse.

Si jamais vous en voulez encore, sachez que le Festival est disponible en version extrême avec des adversaires bien plus coriaces, à la différence près que vous ne jouerez pas la place mais le temps, une sorte de contre la montre ardu en somme.
Pour les plus téméraires un mode contre-la-montre classique est disponible. A noter que fait partie des rares jeux à proposer un multi splitté en local jusqu’a 4 joueurs ! Alors profitez-en et invitez vos amis à jouer chez vous, car cela se fait de plus en plus rare.

Le mode multijoueurs en ligne vous permettra de participer aux mêmes types d’épreuves qu’en solo, mais en ajoutant un système de levelling et de récompenses à base de jetons que vous remporterez en remplissant un certain nombre de conditions. Vous débloquerez de nouveaux modèles de véhicules, icônes de joueurs (hum que je trouve ça inutile), pilotes et atouts vous permettant par exemple de gagner de l’adhérence ou encore de diminuer le délai de retour sur la piste de moitié. Vous l’avez compris le challenge est bien complet en multijoueurs et vous permettra de passer un paquet d’heures supplémentaires devant votre jeu, un bon point.

Le slip à Poca

Abordons la partie technique en commençant par l’ambiance générale du jeu. C’est bien simple, sur certaines courses j’en ai presque ressenti des frissons tellement la mise en scène, les sons et bruitages sont bien faits, on se croirait vraiment en plein tsunami ou tremblement de terre. Le changement est constant et il vous sera plus dur de connaître les circuits par cœur avec tous les embranchements et déformations qui se trouveront sur les terrains. D’autant plus que le moteur graphique est vraiment sublime, hormis un peu d’aliasing et quelques ralentissements lors de très grosses intempéries, et que le niveau de détails est impressionnant, c’est simple on est plongés dans le jeu. Un petit bémol concernant les musiques, qui même si collant très bien au thème avec ses violons façon « drama hollywoodien » sont répétitives et en petit nombre, dommage.
Aucun soucis de caméra n’est à prévoir malgré la nervosité du jeu, les contrôles sont souples et bien réglés d’origine donc aucun prise de tête ou de jetée de manette contre le sol. Vos véhicules possèdent un système de turbo illimité régulé uniquement par la température, si la jauge monte au max votre véhicule explosera. Votre moteur pourra se refroidir si vous passez dans des flaques d’eau et au contraire se réchauffer en passant près des flammes, à vous de jauger pour pouvoir utiliser au maximum votre boost.

La fête du slip

Dur de trouver des défauts à ce jeu. On regrettera quand même l’absence d’un compteur de vitesse, mais ça serait chipoter la chipolata. Avec son parti pris pour la catastrophe Evolution Studios va là où aucun jeu de course n’est allé mais n’as pas oublié les valises du fun, du gameplay et de la réalisation sur le bord de la route. Motorstorm Apocalypse est le plus abouti et le meilleur jeu de la série, sans aucun doute.

 

 

En super extra bonus cadeau, des artworks, concept arts exclusifs :)

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