[Test] Killzone 3 PS3

Fred 22 février 2011 4

[Voir l'avis de Fred] - [Voir l'avis de Laurent]

Il y a des titres comme ça qui sont avant tout là pour être une vitrine marketing et technologique pour une marque. A l’instar d’un Gears of War sur Xbox 360, Killzone joue ce rôle du côté de chez Sony.

Le 2, malgré les esbrouffes marketing qui avaient entaché la licence, avait répondu à la plupart des attentes des joueurs malgré un problème de rythme plutôt marqué. Aujourd’hui nous nous occupons du 3 qui en plus de devoir faire mieux que son prédécesseur, doit aussi jouer le rôle d’étendard pour la 3D et le Move du côté des Gamers.

Autant être franc avec vous dés le début, pour la 3D j’avais pu la tester lors d’un précédent événement presse et même si l’effet fonctionne pas mal sur certains points, il reste anecdotique et faisait souffrir le framerate par moment.

Quant au Move, ne l’ayant pas à ma disposition au moment du test, je ne m’étendrai pas dessus dans cet article. Peut-être un peu plus tard. Mais de ce que j’en ai lu c’est loin d’être une révolution donc ce n’est pas bien grave.

Maintenant que les choses sont bien claires et en place, passons à la de ce 3ème épisode de Killzone.

La survie et les pizzas avant tout.

Comme beaucoup de suites, ce reprend exactement là où l’épisode précédent s’était arrêté. Donc pour ceux ne l’ayant pas terminé, fermez les yeux (et ouvrez la bouche…euh).

Ca y est c’est bon le filtre anti spoils est activé ? Bon. A la fin du 2ème épisode, Visari, le grand despote Hellghast est tué lors d’un affrontement sans merci (pas de quoi) avec les célèbres Sev et Rico.

Malheureusement ce décès n’a en aucun cas mis fin à la guerre les opposant aux Hellghasts, bien au contraire. La situation s’est même aggravée et l’heure est à la survie du côté de l’ISA.

Au même moment chez les Hellghasts la situation n’est pas des plus simples. En effet, un conflit interne a éclaté et oppose la force militaire et les industriels tout deux convoitant la place qui vient de se libérer à la mort de Visari.

Cela dit du côté des « gentils » le climat n’est pas forcément au beau fixe. Alors que la race humaine est plus que menacée, des tensions et différences de point de vue font rage entre les différents protagonistes.

L’histoire bien que sympathique et jouissant d’une mise en scène agréable n’arrive pas réellement à décoller et s’empêtre dans un classicisme. Cela se laisse regarder mais ne vous passionnera pas plus que ça. Élément qui n’aidera pas non plus, le jeu souffre d’un mixage audio en 5.1 des plus catastrophique a tel point que j’en suis venu à me demander si mon home cinéma s’était déréglé tout seul.

Cela se ressent surtout lors des cinématiques et certains dialogues sont à la limite de l’audible voir parfois coupés en fin de phrase.

Ceci étant dit il n’est pas le seul à nous offrir ce genre de spectacle caricatural et il serait con de le lyncher pour son scénario. Surtout quand du côté du gameplay, les problèmes de rythme de l’épisode précédent ont été clairement gommés, à tel point qu’une fois le pad en main il est difficile de décrocher. Oui Killzone 3 est bel et bien rentré dans ma catégorie de jeu fini d’une traite sans me forcer. Un bon point n’est-ce pas ?

Ce que je reprochais au deuxième épisode c’était sa maniabilité trop sensible et très flottante. Je m’étais même demandé s’il n’aurait pas été plus simple d’y jouer avec le combo clavier souris.

Je vous rassure, ici la question ne se pose même plus, la prise en main est des plus agréables que ce soit lors des simples déplacements et autres couvertures, que lors des phases de shoots.

Cependant, si on pourra difficilement lui reprocher une certaine linéarité due au style de FPS Hollywoodien qui lui est attribué, le jeu reste très classique dans ses mécaniques et ne réserve pas de grandes surprises. Ce n’est pas pour autant que l’on s’ennuie, mais il ne révolutionnera sûrement pas le genre.

Afin de casser un peu une certaine répétition qui ne s’installera pas plus que cela, vous aurez droit à quelques séquences rafraîchissantes à bord de divers véhicules terrestres (Tank, Exosquelettes,…), aériens (Jet pack,…) et même spatiaux (Oui oui comme dans un certain Halo Reach…).

Le seul reproche que je ferai à ce genre de phases c’est que celles en jet pack sont trop peu nombreuses alors qu’elles sont vraiment réussies.

Tant qu’à faire des reproches, les points de contrôles qui se sauvegardent un peu n’importe où et vous font réapparaître juste au milieu des ennemis, c’est assez moyen et frustrant. D’autant plus que mourir dans Killzone 3 est monnaie courante.  Malgré ce constat le jeu n’est pas réellement difficile et ne vous demandera qu’une bonne huitaine d’heure pour se boucler.

Ah et j’allais oublier, même si la séquence de gameplay de fin est pour le moins épique, la cinématique de fin est décevante et un peu balancée comme ça sans saveur. Mais bon, il doit y avoir un 4 en préparation, ça doit sans doute l’expliquer, mais pas l’excuser.

Pour les aficionados de la plastique je vais tout de suite répondre à la question qui vous brûle les lèvres. Oui le jeu est beau, détaillé et impressionnant sur bien des plans. Et surtout, contrairement au 2, les décors et la charte graphique sont ici bien plus variés que le brun gris du précédent épisode.

On saluera aussi l’absence de loading, même si lors de certaines cinématiques des freezes se font ressentir. En y réfléchissant, je me dis que peut-être si j’avais installé le jeu je ne les aurait pas eu. Oui, je n’ai pas honte de dire que j’ai oublié de l’installer ce titre.

Partouze d’HellGhasts en ligne.

Pour le multi, je n’ai pas eu réellement l’occasion de le tester en profondeur car comme vous le savez c’est le genre de choses qui faut voir sur la longueur (Profondeur et longueur dans une même phrase sans connotations sexuelles… je m’étonne). Et les impératifs de tests ne me permettaient pas réellement une vision idéale. Ce qu’il faut noter c’est la présence d’un coop uniquement en local, étrange mais réel. Ainsi qu’un multi en ligne qui fait dans le classique mais efficace.

Au menu du Deathmatch en équipe, un mode Opération qui n’est en fait qu’un mode classique où l’on devra défendre certaines zones et en récupérer d’autres. Et finalement plus « original », le mode Warpzone consistera en un mode qui définira des objectifs dynamiquement. Intéressant.

Bref le multi est classique, mais bien construit et les maps sont bien pensées. Donc il y aura de quoi rallonger la durée de vie de quelques grosses poignées d’heures.

Conclusion

Killzone 3 fait partie de ces jeux ultra bien rodés, conçu, efficace, que l’on parcourt avec plaisir. Cela dit du côté de l’originalité on repassera. La réalisation est remarquable et on ne lui reprochera que quelques soucis audio, une durée de vie assez courte mais sans temps morts.

Pour résumer, vous pouvez donc foncer les yeux fermés sur ce titre si vous aimez le genre et la série.

Bon maintenant que techniquement le titre est au point, il serait bon de se pencher du côté de ce qui fait les ingrédients d’un jeu qui sort du lot. Allez on y crois.

C’est moi ou cette année est particulièrement riche en gros FPS?
[jbox]

Seconde opinion (sans le trauma center, faut pas déconner…)

Salut, c’est Laurent, envoyé spécial sur Hellghan !

La critique de Fred est suffisamment complète pour vous faire une bonne idée du jeu, je vais en rajouter un peu quand même…

J’avais quand même un fort à priori négatif sur ce jeu, pensant qu’il s’agissait d’un simple « boumboumlaguerre numéro 72″, après quelques minutes de jeu, j’ai compris que je me trompais.

Déjà, comme il l’a dit, c’est un jeu très prenant, et on s’enquille la campagne solo sans la voir passer, les évènements s’enchaînent parfaitement et la narration est totalement maîtrisée. Alors, évidemment, il y a des temps morts, des passages calmes, mais cela rend les séquences d’action plus intenses, le tout sublimé par une musique orchestrale de toute beauté qui s’accorde parfaitement avec ce qui se déroule à l’écran, sans transition audible. Les graphistes nous ont concoctés des environnements variés et cohérents qui vont de la capitale dévastée à une usine d’armement en passant par des falaises enneigées, mention spéciale pour la flore Hellghane qui n’a rien à envier aux plantes de la planète Xen de Half-Life. Le jeu est tout aussi varié dans ses phases de jeu, avec en effet du pilotage de mécha, une grosse phase d‘infiltration, des passages en jetpack et divers véhicules dont je vous laisse la surprise. On évite aussi l’effet couloir avec des niveaux relativement grands et ouverts permettant différentes approches stratégiques. J’avais trouvé Killzone 2 un peu mou du point de vue des commandes, mais ici, elles répondent mieux et on peut régler la sensibilité des sticks, une option qui devrait être obligatoire dans tous les feupeuseu ! La version française est de qualité, même si un peu froide, on sent qu’il y a eu un bon travail d’adaptation derrière, et on retrouve avec plaisir la voix de Vincent Ropion (alias Nicky Larson) dans le rôle de Rico.

J’ai des petits reproches tout de même, on peut constater un certain clipping, et des ralentissements quand les zones sont trop chargées (mais les environnements ne sont jamais vides, donc c’est un mal pour un bien). Le clipping est plus génant quand on voit un ennemi en entier de loin, qu’on épaule le fusil de sniper pour constater qu’il est caché derrière une plaque jusqu’alors invisible. Sinon les ennemis ont tendance à spawner d’un peu n’importe où et il n’est pas rare de voir 5 bonshommes sortir de derrière le même canapé/bloc en béton/caillou mystérieux/coin de couloir. L’IA alliée est la plupart du temps efficace mais pète parfois un cable et court n’importe où, se bloque et fait des détours pour venir nous aider, ce qui entraine souvent soit sa mise hors d’état, soit son incapacité à nous relever, ce qui nous fait revenir au checkpoint précédent avec un soupir de frustration. Les checkpoints en question sont tout de même relativement nombreux donc on ne revient jamais très loin en arrière. Pour finir, la campagne peut être jouée en coop mais cette fonction n’a été implémentée qu’à la dernière minute, et ça se sent, puisque le second joueur est totalement exclu des évènements et est relégué au rôle de simple porte flingue que tout le monde ignore… Pour la prochaine fois, essayez de faire comme dans Gears Of War, avec deux personnages joueurs incarnés, l’immersion n’en sera que meilleure !

Nous sommes donc face à un grand jeu, qui pourrait être un très grand jeu à sa prochaine itération. Il suffira juste d’y ajouter un petit peu d’âme et quelques features supplémentaires. Allez Guerilla, on y croit !

S’il fallait que je le note, je lui mettrai 85%, la campagne est chouette, avec une histoire intéressante et pleine de rebondissements, même si elle manque d’explications sur le background, une petite encyclopédie serait la bienvenue histoire de connaître les tenants et aboutissants du conflit, et le mode multi peut amuser quelques heures à condition d’y accrocher.

Laurent [/jbox]

4 Commentaires »

  1. Alex 22 février 2011 à 18 h 53 min - Reply

    Tu m’as clairement refroidi. Je ne l’attendais pas comme le messie mais du coup je n’ai pas du tout envie de claquer 60€ dedans. J’attendrais le platinum ou bien une version à 30€ UK…

  2. Fred 22 février 2011 à 19 h 53 min - Reply

    Refroidi? J’ai pas dit qu’il était mauvais pourtant… Me serais-je mal exprimé?

    • Alex 22 février 2011 à 20 h 13 min - Reply

      Pas du tout, juste que mon budget est limité, et que 60€ pour un jeu court et classique, trop peu pour moi.

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