Rating: 30%
Le premier épisode de Kane & Lynch j’y avais pourtant cru. Je suivais les moindres infos dans les magazines et sur le net, le background était intriguant. Au final, il ne lui est resté que ce background, un scénario plutôt bien foutu et un duo de fous furieux. Le gameplay s’était complètement vautré en partie à cause d’une maniabilité peu précise, une réal pas toujours au top et une linéarité crasse.
Alors évidemment à l’annonce du second épisode à la rédac on a eu un léger rictus et une incompréhension quasi totale. Pourquoi sortir une suite d’un jeu aussi peu engageant ? C’est simple, même si la presse vous déconseille quelque chose, vous ne la croirez plus et vous irez acheter le titre quand même, et ce même si vous vous en mordrez les doigts plus tard. Chose que je peux comprendre. Mais j’ose espérer que vous ne vous ferez pas avoir deux fois, surtout en ces temps de crise.
Les racailles de Shanghai
Dans Kane & Lynch 2 : Dog Days nous retrouvons donc nos deux psychopathes en plein Shanghai. Ce qui devait être une mission d’exportation des plus banale va vite tourner en guerre de familles mafieuse. Lynch vit à Shanghai en charmante compagnie lorsqu’il fait appel à son ami Kane pour une mission qui devait être de la routine. Seulement voilà qu’au moment de rencontrer le contact, il tue sans vraiment le vouloir (si si) la fille d’un des plus gros pontes de la Mafia chinoise. S’en suivra une folle course poursuite dégénérant de plus en plus.
Si au départ nos deux comparses n’avaient affaire qu’avec la Mafia (ce qui en soit est déjà pas mal) très vite la police et l’armée s’en mêleront. Bref, du coté de l’ambiance et du scénario, le jeu fait dans l’hollywoodien et cela se confirme dans les cinématiques vraiment très vivantes et remplies de dialogues fleuris supportés par une VF d’excellente qualité.
Par contre du coté de la réalisation le jeu partagera beaucoup plus. Loin d’être une beauté fulgurante, le titre use et abuse des effets visuels rendant le tout encore plus malsain et crade. La caméra n’est pas en reste, si la plupart du temps elle se contentera de vous suivre, elle n’en sera pas moins tremblotante comme si vous étiez constamment suivi par un cameraman amateur. Et je ne vous parle pas du mal de mer et de crane que peut éventuellement causé les moments où vous courez. Un petit tour dans les options vous suffira pour désactiver cet effet vomitif à la longue. L’initiative et l’idée est cela dit très intéressante et colle vraiment bien à l’univers et à l’ambiance.
Yes we Kane
Et le jeu a proprement parlé que vaux-t-il ? Comme son scénario, il s’agit ici d’une fuite vers l’avant perpétuelle sans surprises. On se contente vraiment d’avancer toujours tout droit et tirer sur tout ce qui peut vous tuer. On aura bien une ou deux phases vous changeant les idées, mais 90% du jeu se résumeront à ce que je vous ai expliqué plus haut. De plus le level design se révèle être complètement inintéressant.
Je sais que vous allez me dire que ce n’est pas le seul jeu à souffrir des mêmes problèmes, et je ne pourrai qu’acquiescer. Mais lorsque ce que je pensais être une question d’habitude se révèle en fait un vrai problème de maniabilité, il y a de moins en moins à sauver sur ce titre. On louera l’inventeur de la visée automatique sans qui je me serais pendu avec ma DualShock sans fil. Les TPS actuel ont tous leur système de couvertures, c’est une option quasi obligatoire aujourd’hui, et bien dans Kane & Lynch 2 même ça ça ne fonctionne pas correctement. Je terminerai cette partie sur la question du duo. Quand on entend cela on s’attend à du coop et des actions qui s’en servent. En solo n’espérez rien de ce coté, il faudra vous rabattre vers le coop en ligne ou en écran splitté pour en trouver un peu. Oui je sais c’est triste.
Lynchage à plusieurs
Hop super transition, parlons du multi. Rien de nouveau ici, vous retrouverez 3 modes pouvant se jouer jusqu’à 12 joueurs. Le mode principal se nomme Fragile Alliance et vous proposera de faire équipe dans un cambriolage où vous devrez vous défendre contre la police dirigée par l’IA. Vous aurez même la possibilité de passer du côté fourbe de la force en trahissant un de vos coéquipiers. Action qui pourra évidemment se retourner contre vous.
A cela vous ajoutez deux variantes. La première est évidente et se base sur les Flic et Voleurs ou deux équipes s’affronteront sans l’IA. Et la dernière est Flic Infiltré et ressemble fortement au premier mode sauf qu’ici le traître est désigné dés le départ. Au final il y a un peu d’originalité dans ce jeu… Mais le reste est tellement peu attirant que je ne vois pas ces modes ultra peuplé dans les semaines qui viennent.
Conclusion
J’ai voulu y croire encore, j’ai même été agréablement intrigué lors de mes premières parties, et je l’ai même avoué hâtivement à Alex. Mais après l’avoir bouclé (+- 6 heures de jeu) force est de constater que je suis bien déçu du gâchis qu’est ce titre. Il a ce que beaucoup recherche encore, des personnages hauts en couleurs et une ambiance particulière et originale, mais il pèche sur tout le reste. Bref on oublie et on passe au suivant, la fin d’année est suffisamment pleine d’excellents jeux pour ce passer de celui là.







