[Test] Dead Space 2 PS3

Fred 5 février 2011 0

Sorti à une époque où les Resident Evil et autres Silent Hill ne méritaient plus l’appellation de Survival Horror, Dead Space était sur bien des points une excellente surprise, une aventure oppressante, un travail sonore à se damner, une réalisation de très haute volée, sans être parfait cela dit.

Avec ce , est bien décidé à nous offrir un épisode dépassant son grand frère. Y sont-ils arrivés ? A quel point est-il bon ? Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? Sont autant de questions auxquelles je vais prendre le temps de répondre dans cette .

Isaac is back

Fini l’USG Ishimura, bonjour la « Méduse », sorte de métropole se trouvant sur Titan, l’un des satellites de Saturne. Bonjour aussi au nouveau monolithe ayant apporté avec lui des amis de longue date.

L’histoire se déroule 3 années exactement après la fin du premier épisode. Ces trois ans, Isaac Clarke les a passées dans le coma après avoir vécu l’enfer. Lors de son réveil, il va très vite se rendre compte que l’enfer l’a suivi avec son p’tit cousin, Monsieur hallucinations.

Bon jusque là c’est un peu de la redite pour le postulat de base, et bien entendu j’éviterai de vous spoiler le scénario qui encore une fois est une pure merveille.

Retenez surtout que du côté des nouveautés, ce n’est pas timide, c’est de la surenchère. De nouveaux ennemis, de nouvelles armes et aussi des modifications d’anciennes pas du tout anecdotiques.

Du côté des nouveautés, le jeu vous offre un lance-javelot électrisé, un fusil muni d’un zoom, et un merveilleux canon à mines laser. On pourra bien entendu toujours faire évoluer ce matériel grâce aux points de forces trouvés ou achetés. Cependant, pas de grand bouleversement, si ce n’est la possibilité plus que bienvenue de pouvoir enlever les points de force, moyennant payement, d’une arme pour les placer sur une autre. Cela permettra d’être mieux équipé selon les situations et les ennemis. Et cela vous obligera surtout à bien réfléchir pour vous constituer un arsenal idéal.

Autre nouveauté, les tenues sont plus résistantes et proposent des inventaires plus intéressants. Par ailleurs, selon la combinaison choisie vous gagnerez des bonus (Soins plus rapides, Plus de dégâts,…).

Isaac en fait des (new) tonnes.

La mode dans les suites ces dernières années c’est more badass, more action, more aux dents.

Dead Space 2 n’échappe pas à cette mode et nous propose une aventure bien plus intense et au rythme plus soutenu qu’avant. Les décors sont vastes, variés, beaux, fourmillant de détails ajoutant à l’immersion.

De plus, les transitions en tram ont tout simplement disparues pour laisser place à des passages de chapitres plus naturels. Et le tout sans trop de temps de chargement, une prouesse ! Une navigation, une progression, plus fluide, sans cassure, logique et bien amenées.

Le constat est sensiblement identique à la maniabilité d’Isaac, moins lourde, plus réactive. Et l’ajout des propulseurs est une excellente chose lors des phases en zéro gravité.

Les QTE sont bons et dynamiques, sans en abuser. Les énigmes bien plus intégrées dans l’aventure. Le fil d’Ariane est ici bien plus efficace, et vous indiquera même des coffres et des points de sauvegarde en changeant de couleurs.

J’ai entendu beaucoup de personnes dire être effrayés justement à cause de ce parti pris action. Peur de perdre en ambiance, immersion, bref tout le côté survival perdu depuis longtemps par Resident Evil pour les mêmes raisons.

Visceral Games a réussi le tour de force de nous offrir de l’action époustouflante en gardant ce qui faisait de Dead Space premier du nom un vrai Survival Horror.
Et preuve que ces gars ne sont pas des manchots, ils ont même réussi à faire encore mieux, plus gores, plus sursautant et sans répetitivité. Ils réussissent même à nous offrir de véritables scènes d’anthologie tout au long de l’aventure qui vous demandera plus ou moins 10 heures de flippe (Kangourou bien entendu).  Et si jamais vous trouvez ça trop peu, trop facile et pas encore assez flippant, tentez le mode Hardcore pour rigoler. Ennemi ultra vorace, checkpoints inexistants, et 3 sauvegardes et pas une de plus.

A plusieurs dans Isaac…

L’autre grosse nouveauté purement marketing est du côté du multi. Ce mode vous permettra d’incarner au choix, les humains ou les Necromorphes sur 5 cartes. Chaque carte dispose d’objectifs à remplir en plus du dézingage pure et simple. Si les humains sont assez lambda, les Necromorphes eux pourront voir à travers les murs et choisir leurs lieux d’apparitions, et autres capacités selon le type de créatures sélectionnées.

Bref du très classique, sympathique, mais il va vite finir aux oubliettes.

Conclusion

Alors autant j’adore ce Dead Space 2, autant je déteste ce genre de critiques.  Je m’explique. C’est le genre de jeu qui, même si le gameplay est béton, a une histoire à ne pas mettre au second plan. Le souci est donc d’éviter tout spoil et de vous raconter des anecdotes, des moments vécus.

Donc en un mot comme en sang (hoho rigolo), Dead Space 2 est purement et simplement une bombe, j’irai même jusqu’à dire qu’il fait dors et déjà partie de mon top 2011. La peur d’une suite moins bonne, trop grand public, n’a pas lieu d’être tant cette suite défonce litteralement son grand frère sur tous les points. C’est intense, c’est beau, on en redemande. Merci Visceral Games, merci.

Ah et pour répondre à la question « Qu’est-ce qu’on mange ce soir? », des chips! On va manger des chips!

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