Notre première critique Blu-Ray tombe pile-poil avec l’arrivée d’Halloween. En effet, cette entrée en matière se fait en compagnie de Freddy Krueger et du Blu-Ray de son remake. Alors que vaut ce film et surtout la galette qui le supporte? C’est parti pour la réponse.
L’histoire
Nancy, Kris, Quentin, Jesse et Dean habitent Elm Street, une paisible banlieue résidentielle… en apparence. Car, derrière cette façade proprette se cache des secrets lourds à porter, mais surtout, depuis quelques temps, les cinq jeunes habitants se voient hantés chaque nuit par un cauchemar en commun: un homme effrayant vêtu d’un t-shirt rouge et vert lacéré, dissimulant un visage brûlé sous un vieux chapeau, leur apparait. Sa main droite, gantée, est munie de quatre longues griffes d’acier plus tranchantes que des lames de rasoir.
Le Blu-Ray
Les Bonus
Contient en plus du Blu-ray Disc :
- Le DVD du film
- L’accès à la copie digitale du film jusqu’au 20/04/2011
Fourreau lenticulaire (effet relief)
« Freddy Krueger réinventé » (HD – 13’54″ – VOST)
« Maléfique Movie Mode » (piste PiP – VOST)
Focus Points (HD – VOST) :
- « Le maquillage fait le personnage » (3’34″)
- « Micro-rêves » (2’38″)
- Le chapeau (2’31″)
- Le feu (2’32″)
- Le pull-over (2’20″)
- Le gant (2’24″)
- Les victimes (3’51″)
Scènes coupées (HD – VOST) :
- Ouverture de l’hôpital (1’11″)
- La rue du cauchemar (58″)
- Fin alternative (6’12″)
Le Blu-ray comprend pas mal de bonus très intéressants, notamment sur comment a été pensé ce remake, le maquillage, l’univers. Comme toujours les scènes supplémentaires n’apportent absolument rien, si ce n’est la fin alternative qui dénote totalement avec le film tel qu’il est sorti. Plus dynamique, plus tout, comme aurait du l’être le film en fait. Enfin ceci est une affaire de goûts. Quant au « Maléfique Movie Mode » il s’agit en fait d’un concept un peu plus poussé de commentaires. En effet tout au long du film vous aurez droit à un encart « Picture in picture » vous donnant des informations sur ce qu’il se passe à l’écran et pourquoi. Sympa, surtout si l’on a déjà vu le film avant. Car si tel n’est pas le cas, vous auriez quelques difficultés à suivre le film.
Qualité
Niveau qualité de traitement du film, l’image est vraiment de très bonne qualité. Les couleurs et les contrastes sont de bonne facture et supporte comme il se doit les deux univers (cauchemar et réalité) dépeint dans le film. Le son n’est pas en reste, le tout est bien mixé, les effets rendent vraiment très bien en 5.1. Que ce soit en VF ou en VO d’ailleurs (La VF de Freddy est immonde).
Le film
Le Freddy 2010, s’il est encore besoin de le rappeller, est l’œuvre de Michael « bouuuuum » Bay et de Platinum Dunes. Dans ce film vous suivez une bande d’ado limite « emo chiants » (comment ça pléonasme ?) poursuivis par le célèbre monstre brûlé vif revenu d’entre les morts pour se venger de ses bourreaux. Pour rappel, Freddy Krueger était avant sa mort un pédophile que les parents des victimes ont fait périr par les flammes.
Autant commencé par ce qui ne va pas dans cette version par rapport à son original vous ne pensez pas ? Le gros problème vient du propos traité par rapport à la réalité des faits racontés. Autant dans l’original nous avions affaire à des Teenagers insouciants et là le message de cassation de cette insouciance et du passage à l’age adulte passait plutôt bien, autant dans la version 2010 on se retrouve face à une bande d’ados déprimés, limite « no future », qu’on aurait limite envie de laisser dans les griffes de Freddy. La raison des actes pédophiles du passé devient limite accessoire au fil du film. Et c’est bien là où le bas blesse, l’écriture et le suivi d’un quelconque scénario. Autant l’avouer tout de suite il est limite bâclé par moment.
On sent même le casting un peu enfermé dans ce problème, acteur sans saveur, jeu facile. Dommage les potentiels sont pourtant là. Tout est super léger, l’âge d’or du cinéma d’horreur/gore des années 80 est bien révolu. Bienvenu dans un monde cinématographique bafoué par des vampires homosexuels à tête de lama.
Mais je parle et je parle et je me rends compte que je ne vous ai pas encore donné mon avis sur ce cher Mr Krueger. Comme vous le savez déjà, dans cette version ce n’est plus Robert Englund mais un certain Jackie Earl Haley. Ce monsieur, quoi que pas mauvais, n’a pas les épaules pour reprendre ce personnage après le mythique Englund. Il est limite meilleur dans les passages flash-back sans maquillage. Je tairais aussi les quelques blagues débiles, qui me feraient honte. C’est dire !
Les parties flippantes et oniriques du passage de la réalité au cauchemar sont ici réduite à leurs plus simples expressions. Aucunes saveurs n’en ressortent et les effets spéciaux font limite pitiés.
Wes Craven doit pleurer de ce que Samuel Bayer (Surtout connu pour ses clips grunge et autres pubs) a fait de son film culte. Le film fait à peine sursauter (et pourtant j’suis pas un afficionados du genre), le jeu d’acteur et le scénario sont pauvres, de plus il souffre de la comparaison avec l’original que les vieux comme nous ne cesserons de lui faire subir. Bref, ce Nightmare on Elm Street cuvée 2010 attendra une version budget pour se savourer entre amis fans de nanars. Espérons que la suite déjà prévue résoudra ses problèmes.






