Parceque les critiques expresso, c’est sympa, mais l’apéro, c’est bien aussi…
Nostalgie, quand tu nous tiens…
On a beau dire que les jeux vidéo, c’était mieux avant, parfois un coup de Vérificator® vaut mieux que jouer de la guitare et de se laisser pousser la moustache.
Sega nous propose ici un nouveau voyage dans le passé, après le Megadrive Ultimate Collection sur Xbox 360 et PS3, l’éditeur bleu nous propose différents packs comprenant une dizaine de titres, pas toujours forcément cohérents, mais comprenant parfois quelques pépites oubliées, et malheureusement des titres qui auraient dû rester oubliés…
Du coup, on a quoi dans cette pochette, Maryse, pour 7,50 €uro ?
Et bien il faut avouer que cette fois-ci, on a presque un sans faute, au programme, de l’action ébouriffée avec les trésors de Treasure que sont Alien Soldier et le légendaire Gunstar Heroes, de la Baston avec Streets Of Rage I et II, et du gros RPG tactique qui tâche avec la série des Shining, Landstalker et Light Crusader. La seule faute de goût on va dire est le troisème Wonderboy, qui est à mon humble avis, un ratage total, alors que le reste de la série se tient bien. Dix jeux, donc, comme dans les autres compilations, avec de l’excellent et du naze, des détails avec notre envoyé spécial en 1995:
Ô Temps, suspends ton vol
Il est surprenant de constater à quel point la plupart de ces jeux ont bien vieilli. Le premier Streets of Rage est limite moche, et le Wonderboy pique les yeux, mais globalement les fanas de sprites et d’effets 2D vont en prendre plein les mirettes. Surtout avec Alien Soldier et Gunstar Heroes, qui proposent une action frénétique pour un ou deux joueurs, des sprites énormes pour le premier et des ennemis débarquant de tous côtés pour le second, du bon vieux shooter old school, du genre à faire claquer des rouleux de pièces de dix balles dans les salles enfumées des bars des années 80-90, ah… autre époque… Mais je radote.
Les RPG du tas n’ont pas trop pris, et réservent des scenarii épiques pour l’époque, avec moult rebondissements et autres galéjades de bon aloi sur une trame tout de même relativement classique. Shining in the Darkness est un dungeon RPG dans le plus pur style Dungeon Master, Might and Magic, ou Stonekeep pour les vieux pécéistes, avec groupe de persos a gérer, avancée case par case dans un labyrinthe obscur et combats aléatoires au tour par tour. Reste que c’est tout de même un peu lent mais si vous êtes frustrés sur Etrian Odyssey sur DS, il est vachement plus facile… Les deux Shining Force sont deux tactical RPG avec gestion d’équipe et baston au tour par tour sur des cartes plutôt grandes pour l’époque. Chaque personnage avait droit à un portrait et un gros sprite personnalisé, ce qui rendait le jeu très accrocheur. Light Crusader et Landstalker sont deux jeux similaires, de l’exploration combat puzzle en vue isométrique, Light Crusader bénéficiant tout de même d’une ambiance plus « mature ».
Pour finir les deux Streets Of Rage vont faire découvrir ou redécouvrir le meilleur du beat’em up, un genre de jeu complètement désuet mais qui était très en vogue à l’époque, « j’avance dans les rues et je défonce des punks à la batte ». Un peu plus fin que ses modèles de l’époque le jeu nous proposait d’incarner trois persos assez différents (4 pour le 2) et chaque héros disposait d’un panel de coups assez varié permettant de se sortir d’à peu près toutes les situations. La musique de Koshiro Yûzô contribua énormément au succès du jeu et ces musiques sont encore entrainantes aujourd’hui, dans un trip house music technoïde, il ravira vos convives lors de vos soirées rave exta 90..
Et vous, heures propices, suspendez votre cours
Ce qu’on peut dire c’est que la majorité des jeux nous réserve de longues soirées, notamment les RPG du tas, et qu’on a quand même de quoi se défouler avec du shoot à gogo, ou de la bagarre velue.
Une bonne compil, donc,qu’on ressortira forcément lors des moments d’ennui, histoire de continuer une petite partie, d’avancer dans un donjon ou de se paumer dans un labyrinthe, le launcher permettant des trucs modernes comme la sauvegarde de l’emplacement, pas la peine de débloquer six heures devant soi. Un bon apéro, à un prix sympa, dommage qu’on ne puisse pas se faire la compile de rêve à la carte à moins de payer chaque jeu 2,50 €… A la place de l’insupportable Wonderboy, un petit Sonic eût été préférable, tant qu’à mettre de la plateforme…











