Test | Catherine sur Xbox 360

fred 1 février 2012 4
jaquette catherine xbox 360 cover boxart

Editeur : Deep Silver | Développeur : | Disponible sur PS3/

Cela fait maintenant plus d’un an que l’on en entend parler de cette fameuse , a grand coup de teasing sulfureux et de non-dits/non-montrés. Le titre, que dis-je, l’ovni d’Atlus a su faire parler de lui entre le moment de sa sortie japonaise et sa version occidentale, sujet de cet article.

Personnellement, jusqu’au moment de faire le je ne m’étais intéressé au titre que de façon très superficielle et distante. C’est donc en terrain presque vierge que je m’aventurais au moment d’insérer le disque. Quelques heures (+- 12) de masochisme vidéoludique plus tard quelles impressions me reste-t-il? Catherine le sur Xbox 360 c’est parti.

On peut tromper une fois mille personnes…

Comme vous le savez sans doutes déjà, Catherine est un jeu un peu hors du commun. Cet état de fait est plus qu’appuyé par l’histoire du titre d’Atlus. Même si son point de départ reste relativement simple, la suite des évènements vous mènera de moments absurdes en moments totalement OMGWTF!

catherine xbox 360 screenshots capture d'écran

Ca tombe bien je suis malade en ce moment

Vous incarnez Vincent Brooks, un trentenaire qui ne semble pas pressé de passer au fameux « Age adulte ». Vous savez celui où l’on vous assomme de nouvelles responsabilités en tout genre. C’est surtout le moment où lorsque vous êtes en couple on commence à sérieusement se demander s’il ne serait pas temps de passer au stade supérieur. Vincent est avec Katherine depuis plusieurs années et ce cap n’est pas près d’être franchi pour lui. C’est alors que surgit de nulle part, la tentation et les doutes se voient matérialisés en la personne de la sulfureuse femme-enfant : « Catherine« .
Sans vous en dévoiler d’avantage sur l’intrigue c’est à peu près là que tout partira en testicule de taureau.

Un gameplay en 2 parties.

catherine xbox 360 screenshots capture d'écran

Elles doivent être chouettes leurs orgies chez Atlus

Du côté du gameplay, le titre se sépare en 2 grandes phases. La première est la partie histoire, relationnel et vie de tous les jours de Vincent. Pendant cette phase vous interagirez avec pas mal d’individus dans quelques endroits bien précis et notamment dans votre bar préféré. Vous recevrez et pourrez répondre (au choix) à divers sms de Katherine et Catherine. Participerez à diverses conversations, etc.

Au départ anodines, ces situations se révéleront de plus en plus primordiale pour le déroulement du scénario. Il vous arrivera très régulièrement de devoir prendre des décisions qui feront osciller une jauge du bon ou du mauvais côté de la force. Cela influera sur l’histoire, ce qui s’y passe et la façon dont elle se termine. Ces choix sont si important que vous aurez même droit à plusieurs fins différentes (4 si je ne m’abuse).

Même si au final, on regrettera le manque diversités dans ces phases de quotidiens, et les choix qui ne mènent pas toujours à ce que l’on s’attendait. Ce pan du jeu a au moins le mérite d’installer l’ambiance, d’aider à une certaine immersion et de créer un attachement aux personnages.

catherine xbox 360 screenshots capture d'écran

Moi tous les matins je fais un mortel en caleçon

L’autre partie du gameplay, se passe la nuit lors de cauchemars où l’on aura droit à des phases de puzzles/réflexion/stress. Alors vêtu uniquement d’un caleçon, transportant un oreiller et arborant fièrement des cornes de moutons, Vincent devra gravir un mur de blocs qu’il vous faudra déplacer selon certaines règles. Chaque chute dans le vide est mortelle et vous coûtera un « continue » dans le meilleur des cas. Cette nouvelle chance vous fera recommencer au dernier Checkpoint passé, ceux-ci sont bien entendu très rare et parfois très espacés. De plus, selon le mode de difficulté choisi, vous aurez aussi droit à annuler plus ou moins d’actions (9 pour le mode facile).

catherine xbox 360 screenshots capture d'écran

Vincent Brooks et ses amis pilliers de bar

Comme si le jeu n’était pas encore assez stressant, il faut aussi compter sur des blocs du bas qui finissent par disparaître, ainsi qu’a plusieurs nemesis/boss et autres ennemis qui tenteront de vous mettre des batons dans les joues…euh…roues.

Tout ceci rend l’urgence de l’ascension bien plus forte et le stress bien plus présent.

Il est aussi intéressant de noter que la construction des énigmes permet plusieurs possibilités de résolutions.

Catherine oh c’est rose… (désolé).

catherine xbox 360 screenshots capture d'écran

Ne pas se faire chopper!

Catherine n’est pas non plus qu’une expérience de quotidien ou de masochisme où l’on en redemande. C’est aussi un titre à la direction artistique remarquable. Certains pourront ne pas adhérer au style mangas, tout ceci est encore une fois affaire de goûts, mais il faut reconnaître le travail abattu par () qui arrive à conférer au titre une gueule, une vraie identité, et ce constat est assez rare pour être remarqué.

catherine xbox 360 screenshots capture d'écran

Rapunzel une borne d'arcade dans le jeu

D’un point de vue sonore, si la frustration de devoir recommencer pas mal de fois les puzzles feront que l’on fini par détester les sons et musiques qui les accompagnent, le tout reste globalement agréable et cohérent à l’univers du jeu.

On regrettera ne pas avoir la possibilité du choix entre voix Japonaises et Anglaises. D’autant plus que même si le jeu des acteurs n’est pas catastrophique, ce n’est pas non plus ce que l’on retiendra du soft.

Conclusion

Au final Catherine fait bel et bien partie de la catégorie des ovnis, des expériences à part qui obtiennent ce titre grâce à leurs univers.
En effet, si on lui enlève cet enrobage, Catherine ne serait en fait qu’un jeu de puzzle/réflexion tout bon à finir sur Facebook entre Bejeweled et Farmville. Mais vous l’aurez compris nous sommes loin d’en être à ce point.
Le plus difficile sera d’entrer dans l’histoire et de faire fit de cette difficulté bien qui en frustrera et écoeurera plus d’un. C’est pourquoi ne saurais trop vous conseiller de l’essayer si possible avant achat, car il est clair qu’il ne plaira pas à tout le monde. Vous voilà prévenus.

PXL SCORE : 76%

  • L’univers et son ambiance
  • La direction artistique
  • Captivant
  • Du challenge (mais bon…)
  • Difficulté frustrante et rebutante
  • Les doublages anglais
  • Parfois monotone (recréer le quotidien n’a pas que du bon)

4 Commentaires »

  1. svan 1 février 2012 à 10 h 18 min - Reply

    On est donc bien loin du cliché de jeu érotique!

    • svan 1 février 2012 à 10 h 19 min - Reply

      et sinon, le test avait 2 min de retard à la parution^^

  2. fred 1 février 2012 à 11 h 12 min - Reply

    Bien entendu il y a des moments adultes, sexy, mais ce n’est pas un jeu de drague a penchant erotique. Juste un jeu à la thématique adulte.

    Pour les 2 minutes de retard vu que j’ai programmé la parution je pencherai pour la différence d’horloge entre le serveur et ton PC ^^.

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