J’aime bien les beat’em all, ça défoule pas mal. Lorsque j’ai reçu ce Captain America, j’étais en plein défouraillage de méchants dans Green Lantern : la révolte des Manhunters, qui au final est un bon jeu. Dans les beat’em all et jeux à licence, on navigue souvent entre deux eaux et on tombe souvent sur des jeux de piètre qualité. Green Lantern étant un bon jeu, j’étais persuadé de tomber sur un navet. Erreur.
Le Monde de Zemo
Que ce soit clair dès le départ, je ne connais que très très peu le Captain America, que j’ai dû croiser dans certains dessins animés, mais pas plus. Mais bon, le jeu nous balance comme ça dans l’histoire sans rien savoir du personnage, ni même de l’univers tout court, l’avantage étant que nous rentrons de suite au cœur de l’action. Si j’ai bien compris, c’est un combat classique de la World War II, patriotes américains contre vilains nazis et leur fâcheuse manie à vouloir dominer le monde avec une sorte de technologie alien bizarroïde. C’est sympa car ça apporte un petit côté décalé avec cette période qu’on nous ressasse depuis plus de 60 ans… Sans vous dévoiler le reste, je trouve que c’est un bon résumé de l’histoire, qui de toute façon n’est pas très importante dans le jeu. Après tout, une fois que vous savez qui sont les méchants…
On se retrouve donc sur un beat’em all comme on en trouve par paquets. Mais les petits employés de chez Next Level Games ont quand même insufflé quelques bonnes idées dans leur jeu à licence. Si maintenant, la mode est au levelling, l’utilisation faite ici est intéressante. Pour gagner des points, il vous faudra récupérer tout un tas de « collectibles » disséminés ici et là, bien cachés ou pas, battre des ennemis plus puissants et même réussir à faire des acrobaties de manière fluide. Oui, des fois on assiste presque à du Mirror’s Edge à la troisième personne pour accéder à des endroits compliqués. Mais attention, ces points ne servent point à augmenter votre barre de vie ou de technique spéciale, mais à améliorer sur trois paliers trois techniques de base. À savoir le nombre de rebonds de votre bouclier sur les ennemis, les contre-attaques et les coups de bouclier. Au rayon des nouveautés intéressantes, on trouvera aussi un système de schémas. Quoi vous n’avez pas compris ? Bon j’explique. Les méchants étant souvent équipés d’une technologie que Cap ne comprends pas encore (des super-robots et des fusils plasma en 1945), des schémas sont disséminés partout dans le jeu comme les autres « collectibles ». Ceux-ci permettant donc au Captain de mieux comprendre le fonctionnement des équipements ennemis, et au joueur de les battre plus facilement.
Autre bonne idée du jeu, imputable au film ou pas, je n’en sais rien, tout le jeu se déroule dans un seul endroit, un gigantesque château. À l’inverse de certains jeux, vous ne vous retrouverez donc pas à l’autre bout du monde sans savoir pourquoi entre deux missions. Ici tout est cohérent et se passe dans cette grande enceinte que vous pourrez parcourir à votre gré. Et re-parcourir bien entendu si vous avez manqué des objets.
Zemo pointé !
Techniquement parlant, le jeu chie dans le pâté. Ça tourne à 20 fps constamment et graphiquement, on est loin des jeux actuels avec des modélisations de personnages bancales et certaines textures assez moisies. Cependant certains effets sont vraiment agréables à l’œil, même si encore une fois pas dans les standards actuels. Mais le Cap se rattrape aisément avec une mise en scène cinématographique et surtout un travail sonore de très bonne facture, même si certains thèmes sont un peu faiblards et pas forcément très inventifs. Niveau gameplay, pas grand chose à signaler. C’est correct, jouable et sans problème de caméra. Rien d’exceptionnel, mais rien d’imputable non plus.
J’ai personnellement torché le jeu dans une période de 24h tellement j’étais pris par la mécanique et par ce château digne de l’Allemagne au bon goût de Wolfenstein. Sans trop rusher et en cherchant quelques objets sans non plus fouiller à fond et en normal, j’ai mis un peu plus de 7h, ce qui est fort correct sans compter le fait que le jeu possède un mode Défis avec certaines parties assez marrantes et qui vous fera gagner des points pour débloquer les capacités dont j’ai parlé plus haut. Un mode difficile est disponible sans régénération de santé, ce qui est nettement plus dur.
Entre les objets à collecter, l’ambiance World War II nazie anachronique et sa mise en scène sympatoche, j’ai passé du bon temps sur ce Captain America que je recommande donc aux joueurs solo qui sont en manque d’aventure.
PXL Score
75 %
- Belle mise en scène
- Système de progression intelligent
- Le château allemand rappelant Wolfenstein 3D
- Bande-son mitigée mais effets sonores de bonne facture
- Pas de multi, et tant mieux
- Graphismes à la ramasse
- Nazis…

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c est drôle comme les photos et les sous-titre reflètent plus le test que le note… me tromperai-je ? ; )