Alors qu’encore ce week-end je rejouais avec nostalgie au Batman de Sunsoft sur NES (hop, name dropping) et je bouclais ce test, je me suis dit qu’en fait, à quelques exceptions près, la licence Batman n’avait pas tant souffert que ça de l’habituelle rengaine « Jeu à Licence = Caca ». Avec Arkham Asylum, Rocksteady nous l’avait prouvé, et même s’il n’est pas parfait, avec Arkham City ces petits gars nous montrent qu’ils savent de quoi ils parlent.
Dans cet épisode, on se débarrasse des murs de l’asile d’Arkham pour se balader dans les rues d’une prison/ghetto créé par Hugo Strange et Quincy Sharp le nouveau maire. Alors que tout le monde semble se plier à cette idée, Bruce Wayne ne voit pas ça du même œil et fait entendre sa voix. Bien malheureusement, le milliardaire ne pourra pas l’ouvrir longtemps : Strange n’aime pas trop l’insubordination et réussit à faire enfermer Wayne dans cette cage à monstres.
Si le scénario part d’un bon pied, le déroulement et son dénouement sont un peu trop « classiques » et « attendus ». Même si on pourra saluer le fan service et toute la mythologie qui l’entoure (les figures emblématiques sont là et ça fait plaisir), ce point aura tendance à légèrement décevoir. Rien d’alarmant, mais Arkham Asylum avait fait tellement fort de ce côté-là que la comparaison était inévitable.
Ce qu’Arkham City fait de mieux par rapport à son grand frère concernant le scénario, c’est le côté fourmillant de détails, de surprises, de découvertes et d’annexes. Tendre l’oreille dans ce titre est primordial si vous voulez en extraire la substantifique moelle. Tu aimes ce genre de phrase ? Envoie Jaime au 88 88 88.
Ah ça, niveau contenu, Rocksteady ne s’est pas foutu de votre faciès, oula non. En rushant, vous en aurez pour pas moins de 15 heures d’aventure, comptez sur facilement le double si vous vous amusez à tout faire et tout trouver et relever les centaines de défis de Nigma et consort. Bref du contenu à ne plus savoir qu’en faire que je vous laisse le plaisir de découvrir.
Même si beaucoup ont pesté contre la fourberie commerciale, les quatre chapitres de Catwoman ne sont pas non plus ce qu’on a créé de plus indispensable. C’est très sympa, ça sert de lien dans l’histoire, mais si vous ne faites pas ces missions, vous ne perdrez rien d’ultra-important de la trame principale. Bon après, ne nous mentons pas, la grâce féline de Selina Kyle est un plaisir typiquement geek et pour les yeux.
Du côté du gameplay, que ce soit les combats ou l’infiltration, le tout est vraiment jouissif, encore plus que dans le premier. Même si les combats étaient déjà parfaits dans Asylum, ils sont ici peaufinés à l’extrême pour vous offrir une impression de fluidité des combos encore plus forte. D’un point de vue moins bourrin, l’IA des ennemis ayant été revue à la hausse, le challenge est bel et bien là. Cela ira de la recherche plus active à grands renfort de pièges, jusqu’au brouillage des radars, qui vous empêche de les repérer avec le mode Détection.
Des différences par rapport à AA, il y en a : les boss sont ici bien plus nombreux et variés. Le fan service fait admirablement son travail avec de grandes figures de l’univers du Dark Knight (Freeze, Double Face, etc.).
Conclusion
PXL SCORE : 95 %
- Une excellente durée de vie pour un jeu de ce genre.
- Du contenu à ne plus savoir qu’en faire.
- Une réalisation aux petits oignons.
- Le fan service assumé.
- Character Design parfois discutable.
- Certaines annexes anecdotiques.
- Le scénario pas toujours top.
- Catwoman (pour le côté commercial fourbe).















Je suis déçu. Je trouve l’histoire précipitée, brouillonne et faite pour inclure le maximum de personnages sans rien développer.
Je trouve la ville d’une inutilité totale, exceptée pour les trophées et énigmes de Nigma, et devoir aller à l’autre bout de la ville avec son grappin (fouet) est un sacré calvaire…
Ce qui me gonfle autant que dans le premier c’est le fait de passer en mode détection 95% du temps car sinon il est pratiquement impossible de voir correctement un ennemi, et pourtant avec ma 40″ je devrais les voir. Mais les couleurs mal choisies fait qu’on ne les distingue pas du tout.
Je vais m’arrêter là pour le moment. AH, non. Les DLC dispo pour faire des combats à la con aussi, merci…
Niveau scénar une fois que t’as pigé que tout tournait autour du « Protocole 10″, tu te dis qu’il y a rien de plus. Ensuite c’est vrai que niveau personnage c’est la surenchère. Et perso j’ai apprécié me balader dans cette ville et le grappin ne m’a pas du tout embété. Faut dire que je suis peut-être un des rares a avoir apprécié bionic commando ^^. Et le mode détection a part dans les intérieurs j’ai presque pas utilisé.
Par contre pour les DLC je te rejoint totalement.