
GameStop, une enseigne commerciale qui n’est autre que le plus gros revendeur de jeux vidéo au monde avec plus de 5800 magasins répartis sur le globe, vient de tordre le bras aux idées préconçues qui veulent que les jeux d’occasion cannibalisent les ventes des nouveaux titres. La question de l’occas’ a toujours été un sujet épineux avec des intérêts divergents : les développeurs n’aiment pas perdre leurs parts de marché et les consommateurs n’ont pas toujours envie de claquer 60-70 € pour un jeu qui se boucle en 5 heures. Bref, un débat un peu sans fin dans lequel chaque partie en présence a de plus ou moins bons arguments à faire valoir.
Alors dans cette polémique houleuse, quand un grand revendeur de jeux parle, on l’écoute, surtout quand ses propos semblent guidés par le bon sens. C’est donc lors d’une interview avec le site Gamasutra que Paul Raines, le président de GameStop, a asséné un méchant revers aux détracteurs de l’occasion. En effet, le bonhomme a affirmé que le marché de l’occasion est in fine très bénéfique à toute l’industrie vidéoludique, en déclarant : « Nous n’avons pas honte de notre business de l’occasion. Nous ne cannibalisons nullement les ventes de nouveaux jeux. Il s’agit d’une idée préconçue totalement fausse. L’industrie du jeu vidéo ne réalise pas à quel point l’occasion leur est bénéfique ».
Pour appuyer ses propos, Raines affirme que 70% des clients qui revendent leurs vieux jeux réinjectent immédiatement la somme obtenue dans du neuf. Si bien que, selon le directeur de GameStop, ce commerce rapporte à lui seul 1,8 milliards de dollars par an aux éditeurs. Un autre argument massue est dégainé par le lascar qui clame haut et fort que l’occasion a aussi permis à des joueurs d’en apprendre plus sur le jeu vidéo en découvrant de nouvelles franchises pour lesquelles ils n’auraient pas payé le prix plein. Découvertes qui leur ont donné envie d’investir plus tard dans du neuf !
Que les propos de Paul Raines soient totalement corrects ou non, ils ont au moins le mérite de mettre en évidence un manque flagrant de communication entre les différents acteurs du monde du jeu vidéo. Voilà de quoi faire réfléchir. Alors messieurs de chez Sony, de chez Microsoft et d’ailleurs, avant de penser à installer des systèmes qui empêcherait l’occasion sur vos consoles next-gen, à défaut de vous soucier des consommateurs, réfléchissez au moins un instant aux répercussions financières qu’un tel acte pourrait avoir pour vous…





Je ne savais pas qu’ils prévoyaient de faire des systèmes « anti-occasion » sur consoles :( En tout cas, pour ma part j’ai découvert la série des atelier sur PS3 grâce à un magasin d’occasion car je n’étais pas trop sûr de vouloir dépenser 60€ pour un titre que je n’aimerais peut-être pas. Au final, j’ai adoré et j’irai certainement m’acheter les suivants.
C’est surtout que les éditeurs préfèrent rejeter la faute sur d’autres (piratage, occaz, prêts, etc) plutôt que se remettre en question.