Critique : The Amazing Spider-Man

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AfficheAlors que l’ombre de la chauve-souris se fait de plus en plus présente, une petite et chétive araignée tente une timide apparition pour tenter de défendre sa cause. Sortir Spider-Man à moins d’un mois d’intervalle du dernier volet de la trilogie de Nolan peut laisser perplexe. Est-ce la volonté de la part des studios de grappiller quelques morceaux avant le raz de marée Batman ou bien une confiance aveugle en la qualité du film ? De même, était-il intelligent de relancer la franchise après la trilogie de Sam Raimi ? Coup marketing ? Envie de donner un coup de neuf dans du vieux ? Tant de questions qui ne trouveront pas forcément de réponses dans cette critique…

Rien ne laissait présager Que Marc Webb allait se retrouver aux commandes de ce projet. Réalisateur de clips mais aussi de pubs, il s’est surtout fait remarquer par le biais de son premier long métrage, 500 jours ensemble. Un premier film qui démontrait que l’homme possédait un certain talent pour la mise en scène originale. L’homme à t-il réussi à insuffler à cette grosse franchise la naïveté caractéristique de son premier long métrage ? Oui et non. Mais j’y reviendrai un peu plus tard dans la critique.

Vous faire un résumé serait comme raconter à nouveau l’histoire du petit chaperon rouge ou bien des trois petits cochons, tout le monde la connait. Mais pour les quelques-uns qui ont dormis durant cette décennie, laissez-moi vous conter brièvement le synopsis de The Amazing Spider-Man. Il est de bon ton de vous rappeler toutefois, qu’en tant que reboot de la franchise, ce film brise totalement tout lien avec les précédents volets et recommence à zéro avec comme volonté première de coller plus fidèlement au comics d’origine.

L’histoire est sensiblement la même, Peter Parker jeune étudiant, amoureux de la belle fille de sa classe, deviendra Spider-Man après avoir été mordu par une araignée radioactive. Les différences majeures se font à travers les personnages , Gwen Stacy, premier véritable amour de Peter, remplace Mary Jane Watson et la menace n’est plus le bouffon vert mais le docteur Connors alias le Lézard. On note aussi le retour des lances toiles pour l’homme araignée, l’idée étant de se placer véritablement dans la continuité du comics.

 Extrait

 

Parlons peu mais parlons bien et penchons-nous tout d’abord sur les défauts majeurs de cette nouvelle adaptation. Une réalisation tout d’abord n’arrivant jamais à atteindre la fluidité et la maitrise de Sam Raimi en son temps. Webb filme bien c’est un fait mais il n’arrive pas à retranscrire l’agilité permanente de notre jeune héros, là où Raimi excellait à l’époque. Le tout s’avère toutefois plus que regardable et Webb fait tout de même partie du haut du panier au niveau des réalisateurs. Impossible aussi de ne pas parler de la musique tant celle-ci tire le film vers le bas. Là où Elfman avait réussi lors de la première trilogie à créer un thème pour l’homme araignée, une ambiance ainsi qu’un code musicale, le compositeur de ce nouveau Spider-Man échoue lamentablement. Aucun thème ne ressort, le tout est anonyme, sans âme et possède même quelques relents nauséabonds d’un patriotisme daté. S’ajoute à cela un traitement des personnages superficiel, une narration qui hésite entre raconter une belle histoire d’amour et la destinée d’un super héros. Le rythme pose aussi quelques problèmes, de trop longues scènes de dialogues cassent à de nombreuses reprises l’ensemble du film, la faute à un montage qui aurait mérité quelques recoupes supplémentaires pour redynamiser le tout.

The Amazing Spider-Man semble donc être pour l’instant un assez mauvais film à vite oublier. Ce qui n’est pas totalement le cas. Malgré les défauts cités précédemment, nombres de qualités empêchent le film de sombrer dans le vaste bac des mauvaises adaptations. À commencer par l’interprétation. Andrew Garfield incarne Spider-Man, il vit le personnage. Il parvient sans grande difficulté à faire oublier la prestation de Tobey Maguire qui n’avait pas réussi en son temps à faire évoluer le personnage de Peter Parker. Mention aussi pour la jeune et très jolie Emma Stone qui livre ici une agréable prestation en incarnant Gwen Stacy. Le duo fonctionne plus ou moins bien et rend ainsi l’histoire d’amour ainsi que les évènements assez crédibles. On attendait tout de même mieux de la part d’un réalisateur de comédie romantique. De même que la réalisation, aussi perfectible soit-elle, elle s’avère tout de même d’une lisibilité permanente, ce qui, à une époque où Shaky Cam et réalisations épileptiques sont à la mode, est un plus non négligeable. Le fait est que malgré les défauts flagrants, le film possède une forme de naïveté, une fraicheur même, qui arrive si l’on est indulgent à nous faire oublier les gros écueils du métrage.

On arrive au terme de cette critique et comme vous avez pu le constater le bilan est assez mitigé. Faible dans certains de ses choix narratifs, pauvre dans sa réalisation à certains moments, le nouveau Spider-Man n’est pas la claque prévue ni le digne renouveau de la franchise. Mais force est de constater tout de même que ce reboot se place dans le haut du panier des films de super-héros. La fraicheur ainsi que la grande naïveté du film permet de se plonger dedans et de passer un moment assez sympathique. Mais juste sympathique hein, pas plus pas moins. L’ombre de la chauve souris peut planer encore avec sérénité, rien ne semble la menacer pour le moment…

5 pensées pixelisantes sur “Critique : The Amazing Spider-Man

  1. et surtout watchmen, qui est le summum de ce qui se fait en super héros. The amazing spiderman a l’audace de vouloir coller au plus près du comic, mais on se fait chier quand même. Les effets spéciaux sont beaux mais le film est len et chiant. Heureusement, j’ai vraiment accroché au jeu d’interprétation de l’acteur qui joue spider-man, et moi aussi je serais tombé raide devant les bottes en cuir d’emma stone. Mais bon, on verra quand ils feront la suite, mais pour le moment rien de mémorable, même si je e trouve bien mieux que le spiderman de sam raimi

    • Oui enfin le film Watchmen est très moyen à mon goût… Anyway heureusement qu’Emma Stone et Garfield (pas le chat) sont de ce film, sinon le résultat serait moins probant. Sinon un instant j’ai cru que j’étais le seul à ne pas aimer les Spiderman de Raimi. D’autant plus que Tobey n’était pas du tout l’acteur taillé pour.

  2. Malheureusement les films de Raimi reste à l’heure actuelle la référence pour ce bon Spidey. Qu’on aime ou pas le jeu de Tobey, les films sont vachement bons d’un point de vue purement formel.

  3. je trouve Tobey McGuire est une bonne tête à claque. Qaund j’ai vu les trois spidey de Raimi, à chaque fois j’avais envie de lui mettre mon pied dans le fondement à ce Tobey….

    Sorti de Tobey, je trouvais que es spideys de Raimi étaient aussi lents et chiants que les transformers de (putain j’ai un trou de mémoire)… Je me suis endormi devant tous ces films.
    Le dernier Spidey était bien moins chiant, car les acteurs sont plus en phases avec leurs personnages (à mes yeux).

    Maintennt, comme je le disais, j’attends de voir la suite, car c’était pas transcendental non plus. Et pourtant j’aimais bien Raimi et ses Evil dead ^^

  4. Ah tiens, moi aussi je trouve la trilogie de Raimi aussi chiante que la trilogie de Bay avec ses Transformers. Le casting est vraiment moyen à mon goût. Et peu importe les travellings et les décors, si le casting est mauvais…

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