Critique : Paul Weller- Sonik Kicks

Dernier album en date de Paul Weller : Sonic kicks

 

nouvel albumPaul Weller, peu connu en France, est pourtant encore aujourd’hui une immense star à l’international et plus particulièrement dans son pays d’origine, l’Angleterre. Affirmant une volonté de renouveau à chaque nouvel album, Weller a su passer à travers les époques sans jamais prendre une ride et toujours avec brio. Il revient cette année avec  son nouvel album,  Sonik Kicks  après un  Wake up the Nation  d’une rare excellence et démontre encore une fois toute l’étendue de son talent. L’album est sorti dans le courant du mois de mars et se trouve assez facilement dans toutes les grandes enseignes.

Mais revenons tout de même sur le parcours du monsieur, pour celles et ceux qui n’arriveraient pas à situer le personnage. Fondateur de groupes mythiques tel que The Jam en 1972 ou Style Council dès 1983 pour ensuite partir sur une carrière solo, la carrière musicale de Paul Weller est d’une richesse étonnante. La portée de son talent ne dépassera pourtant jamais véritablement les frontières, ce qui expliquera sa toute relative célébrité au sein de notre pays. Cela n’empêche pas le monsieur d’influencer de nombreux artistes à commencer par le groupe Oasis qui avant d’arrêter d’exister reconnaissait l’importance de la musique de Paul Weller au sein de leur groupe. De plus, sa musique se verra plusieurs fois utilisée pour des films, en témoigne la présence de morceaux de The Jam dans la bande son de Billy Elliot.

C’est donc un album beaucoup moins révolté que nous offre Paul Weller. Alors que Wake up the Nation résonne encore comme un électrochoc musical tant par son énergie que par ses textes, Sonik Kicks parait plus mature, plus maitrisé et n’a pas cet aspect de diamant brut du précédent album.

Sonik Kicks se place donc tout d’abord sous le signe du changement. Déjà initié lors du précédent album par une arrivée discrète mais présente d’électro, Sonic Kicks enfonce le clou et fait rentrer l’univers électro en plein dans l’album. Cela se ressent complétement lors de l’écoute du premier morceau Green ou bien de la quatrième piste, Sleep of the Serene. Ce qui n’empêche pas l’album de bénéficier de morceau purement rock comme l’atteste l’excellent Kling I Klang. Paul Weller un jour, Paul Weller toujours, l’on n’échappe pas aux morceaux « classiques » en apparence tel que By The Waters, qui démontre que malgré l’âge, le sieur n’a rien perdu de sa voix.

L’album parait comme la digestion des genres, comme si Weller avait, au cours de toutes ces années, ingéré autant de styles musicaux que d’années pour n’en faire ressortir que sa substantifique moelle. Refusant d’être classé dans un style pour toujours pouvoir surprendre son public. Au même titre qu’un Radiohead, chaque album sonne comme la recherche du renouvellement, la quête d’autres terrains musicaux. Pour les ceux que cela intéresse, le monsieur jouera le mois prochain, le 13 juin plus précisément sur la scène du Bataclan.

Cet album est donc à posséder, à apprécier et à redécouvrir encore et encore, comme tout album refusant de révéler toute sa richesse à la première écoute. L’album à de plus, explosé les charts Anglais lors de sa sortie, un peu comme à chaque album en fait.

Une pensée pixelisante sur “Critique : Paul Weller- Sonik Kicks

  1. Bien sympa comme album. Mais c’est vrai qu’il ne se laisse pas écouter facilement, j’ai eu un peu de mal à rentrer dedans au début.

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