
J’ai déjà pu vous parler il y a peu, du cas Urban Comics. Cette nouvelle branche de la maison d’édition Dargaud. Urban Comics continue donc son petit bonhomme de chemin et force est de constater qu’elle réussit plutôt bien pour l’instant. Après nous avoir abreuvés de récits fondateurs sur l’univers de la chauve-souris, la petite boite Urban décide de se lancer dans le relaunch. En effet, il y a peu, DC Comics Us a relancé la totalité de ses séries, soit environ 52. Une remise à zéro de tout un univers. Urban Comics saute sur l’occasion et décide de distribuer ce fameux relaunch en France. La Cour des Hiboux est ce fameux relaunch pour Batman, une excellente occasion pour les néophytes de se plonger dans la ténébreuse Gotham sans avoir peur de ne rien comprendre.
Après une longue période d’absence (un décès et la mise en place d’une société Batman à travers le monde, ça prend quand même un peu de temps), Batman est de retour. Alors qu’il pense enquêter sur une simple histoire de meurtre, le chevalier noir va se retrouver confronté à un ennemi qui le dépasse, une menace enracinée en Gotham depuis des décennies. La cour des Hiboux.
Au volant de ce reboot, des habitués du comics, des grands noms du comics surtout. Au scénario, Scott Snyder (à ne pas confondre avec le réalisateur qui ne peut faire un film sans mettre des ralentis dans toutes ses scènes et qui ne sait pas capter l’essence d’un comics lorsqu’il l’adapte), scénariste que les fans de Batman connaissent pour son travail sur Sombre Reflet, série en deux tomes parue il y a peu chez Urban Comics. À scénariste de renom, il fallait un dessinateur de renom pour assurer sur ce relaunch. Et c’est un autre grand nom qui rejoindra Snyder en la personne de Greg Capullo. Un nom qui résonne en tout fan de comics notamment pour son travail sur la série Spawn et plus récemment pour la série The Haunt.
D’un point de vue purement formel, La Cour des Hiboux est un petit bijou. La narration est d’une rare intelligence, le dessin accompagne avec brio chaque instant du récit et réussit à sublimer la ville de Gotham. Elle prend vie sous nos yeux. Il en est de même pour la mise en scène, toujours en adéquation avec le propos (on ne peut que saluer certains partis pris visuels lors de certains passages).C’est bien simple, La Cour des Hiboux est un véritable régal visuel pour tout amateur de comics. C’est sur le fond que ce relaunch tire toute sa force. L’idée de mettre en avant une menace encore inconnue permet d’accrocher le fan de la première heure comme le néophyte de base. Il n’y a donc aucun besoin de relire l’intégrale de Batman pour pouvoir comprendre quelque chose à l’histoire. Aborder plus le comics serait vous gâcher l’expérience mais pour les quelques-uns qui ne seraient pas encore convaincus, sachez que de ce récit changera le rapport entre Gotham et son justicier, que la famille Wayne sera au centre du récit et que Batman se verra poussé dans ses derniers retranchements.

Tout fan se doit de se procurer cet ouvrage. Tant pour le traitement du personnage que pour l’histoire qu’il propose. Mais La Cour des Hiboux est aussi un excellent moyen de commencer Batman sans trop de douleur, avec l’assurance de toujours comprendre ce qu’il se passe. Rien ne vous empêche après ce récit de vous plonger dans les classiques du chevalier noir comme Un long Halloween, The Dark Knight ou bien encore Year One.





Lu et adoré également. Ce reboot est sympas mais je me pose tout de même des question sur ce qui a disparu des mémoires suite à Flash Point. J’imagine que la lecture de l’ensemble des titres autour de Batman du New52 m’aiderait à répondre à cette question mais tout de même, au vu du dessin, on voit un Dick Grayson nettement plus petit que Wayne, ce qui me pousse à croire que dans ce renouveau, Dick n’a pas porté le costume de Batman… Mais bon se sont des discussions de puristes…
En tout cas comme tu le souligne la narration est brillante, mention spéciale au passage dans le labyrinthe !
Arg, j’ai les Batman Saga (car je compte pas louper les autres séries Batman), mais je n’ai lu que le premier. Pareil pour DC et GL Saga… Mais je vais trouver le temps.
Dc est différent je trouve. La revue ne vaut que pour justice league malheureusement. Superman est de moins en moins bon, Supergirl ne sert pas à grand chose. Il n’y a que Flash qui relève le niveau, et encore…